15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 17:38

        Ce blog n'a pas bénéficié d'une grande attention de ma part cette année. Cependant, je n'ai jamais autant sollicité les salles de cinéma et les DVD qu'en 2013. Comme tous les ans, je vais donc faire un petit récapitulatif des films qui m'ont le plus marqué dans l'année, toutes dates de sortie confondues. Que vous le vouliez ou non, je considère ces films comme des petites merveilles.

 

              En 2013, j'ai découvert 264 films dont 50 au cinéma. Si je compte les films que j'avais déjà vus avant, ça m'a certainement fait une moyenne d'environ un film par jour. Et que de belles découvertes ! Ceux qui me connaissent savent mon amour pour les maths et, donc, mon penchant pour les statistiques inutiles. Sur les 264 films, j'ai donné une moyenne de 3,37/5 avec moins de 20% en-dessous de 2,5/5. Autant dire que je me suis bien débrouillé pour sélectionner les films qui allaient me plaire, et j'espère continuer ainsi. 

 

               Si vraiment ça vous passionne (ce dont je ne doute absolument pas ! hum...), vous pouvez cliquer ici pour les détails.

 

             Parmi ces films, environ 60 ont atteint une note supérieure ou égale à 4,5/5 (dont 21 sortis en 2013 au cinéma, une proportion que je ne m'explique pas encore totalement) et, même si certaines notes vous paraîtront sûrement discutables, j'ai décidé de présenter dans cet article mon classement de ces 60 films. Il est extrêmement difficile de classer 60 films d'époques différentes, de sujets différents, de styles différents. Il faut donc considérer que ce classement fonctionne ainsi :

 

                - De 1 à 10 : Les films qui m'ont profondément marqué

                - De 11 à 30 : Les films qui m'ont profondément enchanté

                - De 31 à 60 : Les films qui m'ont profondément plu


 

 

 

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    1. Before Sunrise (1995)



         Enorme coup de coeur de 2013, rarement un film n'a aussi bien compris l'amour. J'ai découvert Before Sunrise, dont je n'avais pas entendu parler avant, parce que Before Midnight est sorti au cinéma en 2013. Même si je n'étais pas convaincu que cette trilogie pourrait me passionner, le concept de tourner un film tous les 9 ans pour former des épisodes de la vie d'un couple m'a intrigué. J'ai donc démarré Before Sunrise sans vraiment savoir à quoi m'attendre, et j'en suis tombé amoureux. Comment un film romantique peut-il alors être plus réussi ? Je me souviens avoir fini le film aux alentours de 2h du matin, complètement enchanté, le sourire aux lèvres, empli d'une grande nostalgie, étonné de constater que je venais de voir le film romantique dont j'avais toujours rêvé. Quelle émotion, quelle tendresse ! Voir ces deux êtres se rencontrer de façon aussi réaliste, aussi touchante... Tant de justesse au cinéma fait un bien incroyable. C'est pour des films comme ça que j'aime profondément le cinéma. De grands moments de poésie se mêlent à des discussions intéressantes que Julie Delpy et Ethan Hawke défendent avec un naturel bluffant. Je n'ai rien à dire et tant à en dire à la fois. C'est la perfection. Il faut le voir.

 
 
          2. Gravity (2013)



          Ceux qui me connaissent un minimum savent que je suis parfois obsédé par des films, hanté par des images, des musiques pendant plusieurs semaines. Gravity, c'est au-delà de ça. Ma plus grande claque de l'année sur grand écran dont j'ai eu du mal à me remettre (j'y suis allé 5 fois avec toujours un plaisir décuplé). Alfonso Cuaron, que je mettais déjà sur un piédestal après avoir vu l'hallucinant Les fils de l'Homme, m'a offert un film on ne peut plus proche de mon idéal cinématographique. La réalisation est dingue, l'ambiance finement travaillée grâce à un travail du son prodigieux, la 3D a enfin un intérêt en propulsant le spectateur directement en immersion au coeur de l'espace. Le final est une explosion d'émotion. Magnifique. La critique complète ici.
 
 

           3. Alabama Monroe (2013)



           J'ai rarement ressenti un si grand déchirement à la fin d'un film, les larmes sont venues sans prévenir, comme ça, naturellement. Alabama Monroe, film belge sorti cette année, n'est pas si connu que ça alors que c'est pour moi l'une des plus grosses surprises de 2013. L'évolution d'un couple face à la tragédie, le quotidien rempli de larmes et de regrets, l'amour passionné, à un cheveu de voler en éclats, tout ceci accompagné d'une des meilleures BO que j'ai pu entendre. Il est clair qu'en dehors des acteurs, c'est la musique qui fait le film. Du bluegrass qui donne des frissons et permet au film des envolées marquantes de nostalgie et de plaisir. Je pourrais voir ce film 100 fois sans jamais m'en lasser, une merveille.

 
 
    4. Les lumières de la ville (1931)



         Ayant encore quelques films de Chaplin à découvrir, je me suis lancé sans aucune appréhension dans Les lumières de la ville, visionnage que j'avais volontairement repoussé pour faire durer le plaisir de l'attente. Résultat, c'est probablement le film du cinéaste qui m'a le plus marqué. Comme d'habitude avec Charlie Chaplin, le film est un bijou d'humour et de poésie, de nostalgie, dont les images restent gravées. Chaque fois que je repense aux 3 dernières minutes du film, je fonds, tant le sourire et les lumières dans les yeux de Chaplin sont précieux.

 
 
          5. Django Unchained (2013)



          Tarantino, Tarantino, je t'attendais avec impatience. Le cinéaste continue ce qu'il sait faire à merveille depuis 10 ans, sans pour autant donner l'impression de faire toujours la même chose : un cinéma consacré au thème de la vengeance. Chaque film de Tarantino a une saveur qu'on ne retrouve nulle part ailleurs, transformant toujours la violence en jouissance grâce à des situations démentes, des acteurs extrêmement bien dirigés et des dialogues très efficaces. Tout ceci enrobé dans un style entraînant, ultra-référencé et explosif. Le réalisateur ne fait pas dans la dentelle et s'amuse à tout déglinguer dans un joyeux bordel organisé, n'hésitant pas à se servir de l'absurde pour faire à la fois rire et frissonner. Le mec s'en fout, il balance du rap dans un western et passe d'une scène hilarante à une situation effroyable avec une grande fluidité. Et ça marche. Christoph Waltz est un petit prodige, Leonardo DiCaprio (à contre-emploi) ne cesse de m'impressionner et de confirmer qu'il flotte un bon cran au-dessus de tout le monde, les multiples clins d'oeil m'ont fait jubiler (l'apparition de Franco Nero notamment), et la BO est surpuissante. J'en redemande. Vite.
 
 

           6. Before Sunset (2004)



           Suite de Before Sunrise, où Richard Linklater reprend ses chers personnages 9 ans plus tard. Et une fois de plus, c'est l'un de mes énormes coups de coeur. J'avais été tellement emballé et enchanté par le premier opus que je n'ai pas pu m'empêcher de continuer sur ma lancée le lendemain matin. Parce qu'on n'a pas envie de quitter ces deux personnages, on aurait envie de les suivre ainsi jusqu'à leur mort, partageant leurs doutes, leurs faiblesses, leur amour, leur sensibilité. De courts moments de vie, de réflexion qui me passionnent. Le film est terriblement bien écrit, on n'a pas l'impression de "prendre les mêmes pour recommencer". Ils ont évolué, on les sent remplis de souvenirs et de regrets. Les acteurs parviennent à nous faire passer une émotion pure avec de simples mots, de simples regards, pour aboutir à une forme de nostalgie déchirante. Vraiment bouleversant.
  
 

    7. Magnolia (2000)



         J'ignore pourquoi j'ai attendu 13 ans avant de voir ce chef d'oeuvre. Paul Thomas Anderson est définitivement un réalisateur surprenant. Ce Magnolia est à la fois très abouti et très beau. On assiste à 3 heures de véritable cinéma, qui passent à une vitesse folle, où les personnages se succèdent et les histoires s'entremêlent, formant un tout fluide et immersif. L'ensemble des acteurs est de qualité, avec une mention spéciale pour Tom Cruise qui m'a énormément étonné. Ses répliques font toujours mouche et on est pendu à ses lèvres.

 
 
          8. In the mood for love (2000)



          Wong Kar-Waï apparaît deux fois dans ce classement, et ce n'est pas pour rien. Avec In the mood for love, le cinéaste montre qu'il sait mettre des images sur la nostalgie comme personne. Rarement un film n'aura aussi bien décrit la nostalgie amoureuse d'un sentiment perdu. La musique est obsédante, la mise en scène exemplaire, la lumière exquise et les acteurs somptueux. Quelle élégance !
 
 

           9. Oliver Sherman (2010)



           Quand je vois Oliver Sherman, je n'ai qu'un mot à la bouche : "Pourquoi ?". Mais pourquoi ce film n'est-il sorti que dans 9 salles en France ? Pourquoi personne ne le connait ? Pourquoi cette petite pépite de subtilité a-t-elle été si mal distribuée ? Je ne comprends pas. J'ai déjà tout dit dans l'article consacré au film.
 
 

           10. Like Crazy (2011)



           Et oui, Before Sunrise, Before Sunset, Alabama Monroe, Les lumières de la ville, In the mood for love et enfin Like Crazy. Ca fait beaucoup d'histoires d'amour dans ce top 10, mais c'est visiblement un thème qui continue de m'émouvoir au cinéma sans me lasser. Like Crazy m'a ému comme rarement, notamment grâce aux deux acteurs qui m'ont fait vibrer, et à la BO qui s'avère d'une beauté nostalgique touchante. J'ai déjà tout dit ici.

 

           11.  Conjuring (2013)



           Il s'en est fallu de peu pour que Conjuring se retrouve dans le top 10. James Wan est un sacré faiseur d'ambiances, et je pense que j'ai enfin trouvé mon réalisateur préféré concernant les films d'horreur. Je suis extrêmement difficile en matière de cinéma d'épouvante, c'est un style qui, généralement, me laisse pantois. Je n'ai jamais compris, par exemple, la fascination et l'admiration pour les grands classiques comme L'exorciste, Halloween ou Vendredi 13. Mais depuis que j'ai vu Conjuring et Insidious, j'ai enfin trouvé un style qui me plait, qui me fait jubiler. L'atmosphère du film est parfaite, à l'image de l'affiche du film, et je crois que je n'ai jamais flippé autant au cinéma. Par moments, j'ai violemment résisté pour ne pas me planquer derrière les sièges du cinéma, tant l'ambiance glaciale englobe l'ensemble de la salle. James Wan a un don incroyable pour donner l'impression au spectateur qu'une chose qu'on ne voit pas est présente. De plus, sa réalisation nous permet d'avoir le sentiment de se trouver dans la pièce avec les personnages, ce qui est extrêmement fort et donne lieu à des scènes de suspense mémorables. Qui plus est, James Wan prend un soin méticuleux pour ne jamais laisser un personnage de côté. On assiste toujours au point de vue de tout le monde et on bénéficie toujours d'une idée parfaitement claire de la situation. Bref, ce film est pour moi un chef d'oeuvre du cinéma d'horreur. N'en déplaise à tous ces lecteurs qui sauteront au plafond en lisant ceci ; c'est probablement même mon film d'épouvante préféré à ce jour. 
 
 

           12.  Le Hobbit - La désolation de Smaug (2013)



           Là encore, un film qui divise. Pourtant, je ne saisis pas totalement ce mépris qu'ont certains pour ce début de trilogie. Est-il vraiment possible d'aimer intégralement Le seigneur des anneaux tout en crachant violemment sur Le Hobbit ? Peut-être bien... Pourtant, me concernant, la surprise a encore été de taille et j'admets avoir trépigné sur mon siège comme un gamin pendant 2h30. J'ai savouré les multiples clins d'oeil à la saga, j'ai frémi en replongeant dans cet univers que j'aime tant et que Peter Jackson a su si bien retranscrire à l'écran. J'ai été envoûté par Evangeline Lilly et par son personnage à l'opposé d'Arwen (le seul bémol du film étant pour moi la naissance d'une idylle un peu étrange), j'ai été illuminé par Martin Freeman et son interprétation toujours aussi drôle qu'émouvante. J'ai frissonné devant Smaug et j'en ai pris plein les yeux et les oreilles. Comment pourrais-je ne pas en redemander encore ? C'est fabuleux.
 
 

           13.  L'aurore (1927)



           L'aurore. Ce petit chef d'oeuvre de Friedrich Wilhelm Murnau est un vrai régal à découvrir aujourd'hui. 85 ans après la sortie du film, j'ai été parfaitement touché par cette histoire d'amour peu conventionnelle. Quand l'amour, détruit par le temps, renaît aussi puissant qu'au premier jour, l'effet produit sur le spectateur est des plus charmants. En un regard, en une étreinte, Janet Gaynor et George O'Brien m'ont bouleversé.

 

           14.  A la Merveille (2013)



           La bande-annonce m'avait procuré une sensation démesurée. Le film m'a envoûté et je n'ai qu'une hâte : le revoir pour prendre le temps de contempler. Inutile de dire qu'avec A la Merveille, Terrence Malick continue de creuser l'immense gouffre qui se trouve entre ceux qui admirent et ceux qui rejettent ce genre de cinéma. Pour moi, Malick est un poète, sauf qu'au lieu de jouer avec les mots, il joue avec les images. Ce film, c'est la contemplation à l'état pur, c'est incontestablement une forme d'art qui ne ressemble à aucune autre. Seulement, pour l'apprécier, il faut se laisser emporter et je sais que ce n'est pas toujours facile. Qu'importe, lorsqu'on parvient à entrer dans le film pour le laisser nous faire briller les yeux, on ne veut plus en ressortir. Tout en continuant de déclarer sa flamme à la nature, Malick m'apaise, me trancende, me parle profondément. C'est inexplicable.
 
 
 
           15.  The place beyond the pines (2013)



           Après Blue Valentine, voilà une nouvelle collaboration entre Derek Cianfrance et Ryan Gosling qui m'a totalement emporté. Pas mal de prises de risques au niveau du scénario qui s'avèrent payantes, car on n'a pas l'habitude de voir un film construit de cette manière. La construction scénaristique est une merveille. Visuellement, le film est très beau, offrant même des plans d'une grande poésie et d'une belle nostalgie (mon dieu, je m'excuse d'utiliser ce terme sans cesse, mais que j'aime la nostalgie !) grâce à la musique de Mike PattonQuant au casting, il est d'une justesse folle. Ryan Gosling, Brad Cooper, Rose Byrne, Ray Liotta et même Eva Mendès m'ont convaincu d'un bout à l'autre. Un film dingue, d'une ambition démesurée et mené de main de maître. A voir sans savoir de quoi ça parle. Voir la critique complète.
  
 

           16.  Moon (2009)



           En matière de cinéma de science-fiction, on atteint ici un stade proche de la perfection. Moon est joliment écrit, son scénario peut embrouiller sans jamais nous perdre complètement. Sam Rockwell, seul devant la caméra pendant plus d'une heure et demie, transmet à merveille le sentiment de solitude lié au vide intersidéral. Qui plus est, Moon évite constamment les clichés et facilités qu'on pouvait s'attendre à retrouver avec un scénario pareil, ceci même si le réalisateur s'inspire clairement des codes de la SF comme 2001 ou Blade Runner. Duncan Jones croit en son film jusqu'au bout sans poser le moindre doute dans l'esprit du spectateur. Bref, Moon est un joli huis clos, parfois contemplatif et servi par une excellente BO de Clint Mansell, mais réservant aussi de sacrées surprises et une belle émotion (Kevin Spacey est vocalement grandiose). Vraiment passionnant !

   

           17.  Shotgun Stories (2007)



           J'ai galéré pour décider comment je devais placer Shotgun Stories vis-à-vis de Mud. Le réalisateur de Take Shelter, qui était (il me semble) dans mon top 3 en 2011, ne cesse de me charmer avec ses ambiances. Avec une BO nostalgique, le visage de Michael Shannon et l'atmosphère campagnarde brûlante qui annonçait déjà son brillant Take Shelter, Jeff Nichols fait des merveilles. Une fabuleuse et poignante histoire de frères au fin fond de l'Arkansas.


 
           18.  Mud - Sur les rives du Mississippi (2013)



           Comme je le disais donc, Jeff Nichols parvient à créer des ambiances qui lui sont propres, en filmant l'Amérique profonde de façon forte. Les sujets abordés dans ses films sont souvent portés par des acteurs marquants et des personnages torturés, et Mud impressionne par sa puissance. Matthew McConaughey sort enfin des sentiers battus et son interprétation s'élève parmi les plus mémorables de 2013.
 
      

           19.  Les 400 coups (1959)



           François Truffaut n'est pas un cinéaste qui m'attire spécialement. Pourtant, Les 400 coups m'a énormément marqué. Un grand film que Jean-Pierre Léaud tient presque tout seul sur ses épaules. En s'appuyant sur sa propre enfance, Truffaut signe quelque chose de nostalgique et de puissant, qui traite à la fois de l'éducation parentale et de l'éducation scolaire, avec en prime une réplique étonnamment visionnaire tout juste 10 ans avant mai 68 : "Ah elle sera belle la France dans 10 ans !". Je retiendrai autant le rôle de Léaud que celui d'Albert Rémy, extrêmement drôle et à l'aise dans son rôle avec plusieurs répliques pleines de naturel et de finesse telles que "Y'a plus beaucoup de chaussettes autour de ma paire de trous !". Bref, tous les acteurs sont fabuleux et le plan final, déprimant et mélancolique au possible, est inoubliable. 
 


           20.  Une fiancée pas comme les autres (2007)



           Film totalement méconnu, Une fiancée par comme les autres est un OVNI cinématographique qui traite d'un sujet très original, encore jamais vu au cinéma. Il me parait scandaleux de spoiler le film à ceux qui ne l'ont pas vu, je vais donc vous offrir une petite bande-annonce personnalisée... Vous appréciez Ryan Golsing ? Vous le détestez ? Qu'importe, courez voir Une fiancée pas comme les autres, vous découvrirez cet acteur comme vous ne l'avez encore jamais vu. Méconnaissable dans le rôle d'un homme sensible et un poil dérangé, il va vous faire passer par toutes les émotions. Le film, qu'il vous dérange ou vous émeuve, ne vous laissera de toutes façons pas indifférent. Alors lancez-le sans jamais en lire un seul synopsis, sans jamais en voir une seule image, et laissez-vous emporter dans cette petite curiosité remplie de surprises et de mélancolie. Si cela ne vous suffit pas, voici une plus grande critique toujours sans spoilers. Autre détail : la VF est strictement interdite, j'ai tenu 30 secondes.



           21.  Guillaume et les garçons, à table ! (2013)



          Une surprise totalement inattendue. La bande-annonce m'avait à la fois amusé et agacé, car dans le fond, à part la BO géniallissime, elle ne donnait pas spécialement envie de voir le film. Et pourtant. Je n'ai jamais autant ri au cinéma, vraiment. Ca vient peut-être du fait qu'il est rare que je me déplace en salles pour des comédies, mais je pense que je me souviendrai longtemps de mon fou rire de 10 minutes non-stop. Guillaume Galienne, que je ne connaissais que de réputation, a su réaliser un film sensible, touchant, drôle et éminemment personnel, donc totalement différent de ce que le cinéma français nous propose actuellement. Le film est donc original et décalé en plus de prendre à contrepied le spectateur avec le thème de l'homosexualité, grâce à un discours d'une intelligence rare. Bref, une petite pépite, un ravissement.
 
 
   
           22.  Le nouveau monde (2005)



           Terrence Malick, j'ai le même amour pour ton cinéma que celui que tu as pour la nature. Le nouveau monde est un film qu'il m'est impossible de décrire, car c'est une expérience sensorielle unique. Il se vit, se ressent, mais ne se raconte pas. Il est parfois extrêmement doux et agréable de se poser devant un film, et de contempler pendant plusieurs heures. Juste contempler. Un amour naissant, une nature frémissante, une poésie transcendante à travers la caméra virtuose d'un cinéaste qui ose et qui s'impose comme l'un des artistes les plus importants de cette génération. 
 

           23.  Detachment (2011)



           Adrien Brody est un cadeau pour le cinéma. Tony Kaye, un réalisateur trop discret. J'ai vu seulement 2 de ses films mais ce sont deux purs chefs d'oeuvre, deux perfections cinématographiques. Son premier film, American History X, était déjà colossal. Detachment est tout aussi parfait, avec un message tout aussi fort, portant sur le monde éducatif. Le film traite un nombre de sujets important, comme le système éducatif ou le mal-être adolescent. Mais c'est surtout un film sur un personnage bien travaillé, interprété avec brio par Adrien Brody. Cet acteur est adéquat pour ce rôle, avec son visage et son regard tristes, pleins de compassion. Qui plus est, Detachment s'avère grandiose et passionnant dans chaque sous-intrigue qu'il aborde. L'histoire entre Henry et Erica est magnifique, pleine de sensibilité et rend le personnage de Brody de plus en plus attachant et honnête. Je ne vais pas m'étendre sur ce film là où d'autres l'ont déjà mieux fait, c'est une oeuvre à savourer et à contempler sans jamais savoir à quoi s'attendre.

 

           24.  Before Midnight (2013)



           On continue cette belle aventure qui ne cesse inexorablement de gagner en magie et en nostalgie à mesure que le temps passe. 18 ans après le premier film, la première rencontre, Richard Linklater fait évoluer ses personnages avec justesse, sans lourdeurs, sans incohérences, pour livrer une oeuvre superbe sur le couple et ses effets. L'émotion est toujours au rendez-vous, les discussions toujours aussi savoureuses. Quel plaisir !
   

 
           25.  All is lost (2013)



           Le fait que Robert Redford n'ait même pas été nommé pour représenter les meilleurs acteurs aux Oscars m'attriste énormément. All is lost est un pari risqué, dans la lignée des survivals au casting limité que j'apprécie tant. L'acteur est ici seul face à la caméra et son interprétation est réellement touchante. Mais ce qui m'a le plus marqué dans All is lost, c'est le travail du son. Que ce soit la musique (plutôt discrète) comme le parti pris de ne jamais faire parler le personnage, j'ai été conquis par l'ambiance sonore du film, finement travaillée. La BO, qui tourne souvent autour du même thème, permet par ailleurs un déluge d'émotions lorsque le désespoir du personnage atteint son paroxysme. Une jolie expérience cinématographique.
 


           26.  Rencontres à Elizabethtown (2005)



           Certains s'étonneront de trouver ici encore un film romantique alors qu'il semble en apparences tout à fait banal et cliché. Je dois bien admettre que Rencontres à Elizabethtown a une construction narrative totalement classique. Mais bordel, j'ai eu le sourire aux lèvres pendant 2 heures, sans m'arrêter. J'ai rarement vu un film aussi charmant, et ce même si la présence d'Orlando Bloom ne m'inspirait aucune confiance au préalable. Est-ce de ma faute si chaque rôle de Kirsten Dunst me touche ? Plus le temps passe, et plus elle m'apparait être l'actrice la plus talentueuse et frappante de sa génération, pouvant jouer absolument tout avec un charme délectable. Bref, il n'empêche qu'en dehors de la complicité entre les deux acteurs, le film réserve des surprises et s'élève quand même bien au-dessus des comédies romantiques habituelles, abordant des sujets passionnants et touchants. On en ressort avec le sourire et une bonne humeur évidente.
 

 
           27.  Hesher (2010)



           On m'a dit "regarde-le sans savoir de quoi ça parle, laisse-toi embarquer dans le film sans même en lire un synopsis". J'ai suivi le conseil et il a porté ses fruits : quelle claque ! Pour ne pas gâcher le plaisir de la surprise, je vais simplement dire que Hesher est un film complètement déjanté avec un Joseph Gordon-Levitt méconnaissable et habité par son personnage. Génial, déglingué, poignant, méconnu : à voir !
    


           28.  Platoon (1986)



           Depuis le temps qu'on me le rabâche : "l'un des plus grands films de guerre de tous les temps !". J'avais pourtant encore des doutes, et j'ai repoussé le visionnage du film pendant quand même 2 ans. Et pourtant, Platoon est aussi réussi qu'on le dit. Un film déchirant et poignant où le spectateur est plongé au coeur de la guerre et de ses atrocités. Le casting est impressionnant et permet quelques scènes d'anthologie.
 
 
           29.  Garde à vue (1981)

 
         Un face à face mémorable entre deux monstres du cinéma français. Pourquoi n'ai-je pas vu ce film avant ? Je me le demande encore. La force de ce huis clos palpitant réside dans ses dialogues, absolument parfaits. Garde à vue est en effet un exemple d'écriture et le spectateur se prête au jeu : ces soupçons sont-ils fondés ? Michel Serrault livre une prestation parfaitement dosée et posée, parvenant à faire passer toutes les émotions de son personnage. Le film pourrait durer des heures sans qu'on ne s'ennuie.
 


           30.  Proof (2003)



           Certains vont peut-être me demander ce que peut bien foutre ce film dans le top 30. Pourtant, j'y ai mis toutes mes forces pour ne pas le placer dans le top 20. Cependant, je sais pertinemment que je ne peux pas être objectif vis-à-vis de Proof (en français "Irréfutable"). Mon passé (et mon présent) de fascination pour les mathématiques m'empêche de trouver le moindre défaut à ce film, que j'ai trouvé touchant là où d'autres vont le trouver moyen. Il m'était également impossible de ne pas faire figurer Gwyneth Paltrow dans le top 30 alors qu'elle a été pour moi une découverte non négligeable de mon 2013. A l'instar de Kirsten Dunst, cette actrice parvient à exprimer la dépression et la mélancolie de manière assez dingue, et elle ne cesse de m'épater. Dans ce film plus que dans n'importe quel autre (à part peut-être La Famille Tenenbaum), elle me touche d'un bout à l'autre. Malgré son casting fabuleux, Proof n'est malheureusement pas connu alors qu'il traite d'un sujet passionnant. Bref, je ne vais pas répéter tout le bien que j'ai déjà dit de ce film dans cet article. Attention par contre, je n'ai pas tenu plus de 10 minutes sur la VF.
 
 

 

         31.  Prisoners (2013)



           Quel malheur de ne pas pouvoir inclure Prisoners dans le top 30 ! Quoiqu'en forçant un peu, j'y serais certainement parvenu. Bref, ce film au casting solide est un véritable thriller duquel on ne ressort pas indemne. Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal offrent un face à face digne de ce nom, plein de tension, de brutalité. Le film est un brillant labyrinthe que le spectateur essaie de résoudre en même temps que les personnages, menant l'enquête à leurs côtés tout en se demandant jusqu'où le suspense pourra bien aller. Bref, un film maîtrisé de bout en bout qu'il était important de ne pas louper cette année.

 
 
         32.  Le livre d'Eli (2009)



           Je regrette déjà de ne pas l'avoir placé plus haut, mais j'imagine déjà les commentaires d'internautes outrés de le voir apparaître dans le top 60. Et pourtant, Le Livre d'Eli fait partie de mes plus grosses claques de l'année. A mi-chemin entre La Route et Mad Max, le film parvient, lui aussi, à instaurer une ambiance sombre et apocalyptique où chacun survit pour soi. En plus d'un twist final totalement inédit et savoureux - même si surréaliste - le film est parfaitement réalisé et mis en scène. Je retiendrai notamment un (faux) plan-séquence habilement tourné et jouissif, qui n'est pas sans rappeler ceux des Fils de l'Homme. Qui plus est, le casting est formidablement choisi. Denzel Washington a exactement la tête et la carrure pour ce rôle, avec cette force tranquille qu'on lui connait. Le personnage avait besoin de cet état de tranquilité et d'aisance qui lui donne une aura assez forte. Mila Kunis est plutôt surprenante et taillée pour ce rôle également, avec un personnage qui donne foi en l'humanité post-apocalyptique ; une jeune femme un peu naïve mais curieuse et avec de vraies valeurs. Quant à Gary Oldman, le talent de l'acteur veut que ça ne soit pas son meilleur rôle mais il excelle encore une fois. Impossible de ne pas sourire lorsqu'il s'apprête à ouvrir le livre, clin d'oeil à une scène culte du Cinquième Elément où la mise en scène est exactement la même. Les clins d'oeil ne manquent pas d'ailleurs, il est amusant de voir les gens de ce monde apocalyptique siffloter la BO d'Il Etait une fois en Amérique... Il ne va pas sans dire que Le Livre d'Eli a parfois des allures de western. En plus de ça, la photographie est absolument sublime et certains plans sont d'une beauté surprenante. Bref, pour moi ce film n'a pas de défauts, mis à part éventuellement le côté surréaliste (mais voulu !) de la révélation finale.
   
 

         33. The artist (2011)



           Magnifique hommage au cinéma muet, The Artist m'a énormément plu, notamment pour constater l'incroyable potentiel de Jean Dujardin. Le parcours de cet acteur est assez dingue, quand on y pense. Partir de Brice de Nice pour arriver à ce stade n'était pas chose aisée. Bref, The Artist joue subtilement et habilement avec le son et l'image pour amuser, émerveiller et émouvoir. Un final d'une belle finesse.



         34.  It's kind of a funny story (2010)



          Un adolescent dépressif est interné dans un hôpital psychatrique mais se retrouve dans la section des adultes. Le film présente des personnages qui, petit à petit, peuplent l'imaginaire du spectateur et forment une jolie petite famille au sein d'un hôpital de plus en plus confortable. Zach Galifianakis a un talent énorme pour jouer ce genre de rôles et son personnage est extrêmement attachant. En fait, toute la panoplie de personnages décalés est magnifique, rappelant un peu l'effet Vol au-dessus d'un nid de coucou. C'est également la première fois que je voyais Emma Roberts et j'ai trouvé son personnage vraiment intéressant, formant avec Keir Gilchrist un duo atypique et amusant. Bref, It's Kind of a Funny Story fait partie des films un peu fous, qui donnent le sourire et mettent de bonne humeur de façon prodigieuse.
 

 
         35.  Le monde de Charlie (2012)



           Le monde de Charlie aurait peut-être mérité d'être placé au-dessus de It's kind of a funny story, ne serait-ce que pour ses couleurs magnifiques et son ambiance chaleureuse Je pense que l'adjectif "charmant" convient parfaitement. Cependant, le scénario reste un poil classique et puis merde : des ados qui connaissent par coeur The Rocky Horror Picture Show mais qui ne connaissent pas David Bowie, c'est quoi ce délire ? Blague à part, Le Monde de Charlie effleure la perfection dans le monde de la comédie romantique. Que ce soit sur la forme comme sur le fond, le film est vraiment très original et très prenant, grâce à des personnages profonds et tenus par des acteurs extrêmement prometteurs. Ezra Miller est notamment hallucinant dans son rôle secondaire. Emma Watson m'a énormément surpris et je ne m'attendais pas à ce qu'elle puisse se défaire de l'image d'Hermione Granger aussi facilement. Quant à Logan Lerman, il interprète le rôle principal à merveille et on ressent aisément toutes les émotions du personnage du début à la fin. Son personnage est plutôt original et certaines scènes sont très efficaces. Même si tout reste un peu prévisible, les séquences accompagnées de la voix off sont excellentes et le film fait plaisir à voir.
 
 

         36.  Once (2006)



          Voilà un film qui méritait également le top 30. Malheureusement, on ne peut pas tous les y mettre. Cette espèce de "romance" (ce n'en est pas une, en tout cas on n'y retrouve aucun code de la romance) musicale fait partie des ces films qui mettent du baume au coeur et dont on ne ressort pas sans émotion. Le seul problème de Once, c'est qu'il faut absolument accrocher au style musical pour l'apprécier. Tout repose sur ce simple détail, qui n'est donc pas des moindres puisqu'un spectateur hermétique à ce genre auditif ne peut que difficilement accrocher à l'histoire. Pour ma part, j'ai adoré de bout en bout les chansons, ce qui m'a permis d'entrer immédiatemment dans l'ambiance jusqu'au final éblouissant de simplicité, sans aucun cliché. Once raconte la rencontre entre deux jeunes gens un peu paumés au coeur de Dublin, qui vont se lier grâce à la musique. Il est heureux que le film soit si court, quand même, car ça permet au rythme de ne pas s'essouffler. Peut-être qu'une demie-heure de plus aurait été de trop, la durée est à mon goût parfaite pour ce film. D'autant plus grandiose qu'il a été tourné en très peu de temps (deux semaines) et avec un budget absolument dérisoire. Le film ne souffre d'aucun stéréotype et il n'est pas difficile de s'attacher au personnage principal. L'ambiance irlandaise est succulente et la beauté de certaines séquences est vraiment marquante (tout le passage dans le studio d'enregistrement est magistral, la musique donne des frissons et le réalisme des images nous donne l'impression de faire partie de la bande). Bref, Once est un pur bonheur qui se conclut avec perfection.  
 
 

         37.  Incendies (2010)



          Denis Villeneuve apparait deux fois dans ce classement alors que je ne lui voue aucune sorte de fascination. C'est peut-être un début. Je n'imaginais pas que ce film me passionnerait à ce point. L'intérêt principal réside dans le déroulement des explications pour le spectateur et les protagonistes. Le dénouement est une merveille d'écriture, le scénario est effectivement très bien pensé et très perturbant. Même si ce n'est pas un film précurseur concernant ce genre de retournements de situations, Incendies va bien plus loin que la plupart de ses prédécesseurs avec un final impossible à anticiper. Les acteurs sont parfaits d'un bout à l'autre et le mystère est gardé intact jusqu'à la fin émouvante.



           38.  L'été meurtrier (1983)



           A voir ne serait-ce que pour l'interprétation sensuelle et sensible d'Isabelle Adjani qui incarne la naïveté à merveille. L'été meurtrier est un classique que j'ai tardé à voir mais qui m'a beaucoup marqué. Je comprends de mieux en mieux la fascination que procure cette actrice chez les gens et mes a priori à son sujet sont définitivement tombés depuis que j'ai vu David et Madame Hansen. Elle porte ici le film à elle seule et éclipse Alain Souchon, menant le film à un dénouement aussi juste que surprenant.
  
 

         39.  The American (2010)



           Je ne comprends pas. Comment se fait-il que The American remporte si peu l'adhésion des spectateurs français ? Il est rare de voir un thriller aussi original. Peut-être est-ce la lenteur qui en a déconcerté plus d'un, mais cette lenteur et la BO m'ont envoûté dès le générique et permettent au film d'imposer son ambiance et de sublimer son esthétisme. Le casting est brillant, la tension finale est magnifique. Je ne comprends pas.
 

 
        40.  Disneyland, mon vieux pays natal (2002)



           Sublime court-métrage de 45 minutes signé Arnaud des Pallières, sorti sur Arte en 2002, ce film est un petit bijou pour qui apprécie le cinéma un peu expérimental. A l'aide d'une musique adaptée et d'images obsédantes et répétitives, Disneyland est transformé en enfer. Bourré de nostalgie, de tristesse, de puissance émotionnelle, j'ai eu l'impression de voir Koyaanisqatsi à l'échelle du célèbre parc. Arnaud Des Pallières présente Disneyland comme Godfrey Reggio dépeint le monde, mettant en valeur de façon percutante et mélancolique les gens, les petits détails qu'on ne remarque pas mais qui sont bien présents. Pour voir le film, c'est par ici.
 
 
         41.  Le prénom (2011)



          Encore une fois, j'ai du mal à comprendre ceux qui démontent ce film. Actuellement, dans le cinéma français un peu populaire, je n'ai pas trouvé mieux. Le prénom a un pitch plutôt intrigant et parvient à tenir la longueur uniquement avec cette idée fabuleuse. Le film, presque sous forme de théâtre filmé, fait penser à un Festen dans le principe, ou carrément à Carnage qui m'avait beaucoup moins plu. Le panel d'acteurs est excellent et c'est bien la première fois que Patrick Bruel m'étonne et me convainc à ce point. Le prénom, c'est du rire en barre qui bascule dans un drame familial inextricable. Délicieux.

 

         42.  Philadelphia (1994)



           Philadelphia s'ouvre sur une musique inoubliable et se referme sur une musique inoubliable. Neil Young et Bruce Springsteen participent beaucoup au succès du film, même s'il n'avait pas besoin de ça pour être efficace. Ne retenir du film que Streets of Philadelphia, c'est oublier un peu vite le face à face génial entre Denzel Washington et Tom Hanks, immenses acteurs qui portent le film du début à la fin. Philadelphia est un véritable plaidoyer en faveur de la tolérance, peut-être un brin académique mais mémorable.
 


         43.  Insidious / Insidious 2 (2010/2013)



           J'ai déjà avoué tout mon amour pour James Wan et ses ambiances de malade. Dans Insidious, le cinéaste aborde un thème quasiment jamais vu au cinéma : la projection astrale. Il faut s'imaginer, je crois, que la dernière partie d'Insidious n'était pas censée terroriser, mais fasciner. Et de ce point de vue, j'en suis sorti définitivement comblé. En plus de montrer la sortie astrale dans un film d'horreur, ce qui est plutôt original, James Wan a réussi à signer une suite digne de ce nom. Et pourquoi donc ? Car Insidious 2 n'est pas qu'une simple suite, c'est un complément. Il est dingue de voir comme les deux films s'enchaînent et se complètent, le 2e faisant constamment référence au premier en répondant à des choses dont on n'attendait même plus de réponse. J'ai été très surpris de voir à quel point le scénario est bien pensé. En plus de l'histoire bien ficelée, le film contient tout ce que j'avais adoré dans Conjuring : une mise en scène impeccable, un art du suspense démesuré et des effets savoureux (l'apparition du titre INSIDIOUS sur fond de violons bruyants me fait toujours mon petit effet).
 


         44.  The Rocky Horror Picture Show (1975)



           Le générique d'ouverture est culte et absolument génial, tout comme la prestation de Tim Curry inoubliable. Le film est un espèce de gros délire entre le nanardesque et le culte mais qui s'avère jouissif à regarder, notamment pour les musiques particulièrement réussies et entraînantes. Le film se conclut avec une pointe de tristesse un peu étrange mais qui contribue de manière magnifique au statut inclassable du chef d'oeuvre. La chanson d'ouverture/fermeture est un pur bonheur. Voir l'article sur le générique.
 
 

         45.  Trance (2013)



           J'aime Danny Boyle et je l'attends toujours avec impatience. Trance est un poil en-dessous de ce qu'il a l'habitude de proposer, mais il se retrouve quand même dans ce top. Trance offre un labyrinthe scénaristique sympa et extrêmement cool qui prend tout son sens dans les dernières minutes du film. Quelques scènes sont d'une puissance folle, aidées par une BO dynamique et forte qui me fait franchement vibrer. En plus de proposer un scénario vraiment original et bien ficelé, Danny Boyle s'arme d'acteurs tous aussi bons les uns que les autres, du taré James McAvoy à l'imposant Vincent Cassel, en passant par l'élégante Rosario Dawson. Un plaisir.
 
 

         46.  Upside Down (2013)



           Quel dommage ! Upside Down aurait pu culminer dans le top 20 s'il ne présentait pas ces quelques petites incohérences parfois gênantes. Car d'un point de vue purement esthétique, le film est une véritable merveille. En tout cas, tout à fait adapté à mes goûts. Rien à dire, j'en ai pris plein les yeux pendant presque 2h, savourant les superbes couleurs, les lumières mettant en valeur la pétillante Kirsten Dunst et Jim Sturgess. Upside Down est une histoire d'amour impossible fort originale et dotée d'un concept assez fort et intéressant. Inutile de cracher sur les lois physiques qui règnent dans le film, il est clair et évident qu'il n'a pas de logique de notre point de vue et que le film présente un univers différent du nôtre. Bref, j'ai été conquis, même si certaines scènes ressemblent à de la pub pour du parfum, je m'en fous, ça m'a envoûté.
 
 

         47.  The Grandmaster (2013)



           Wong Kar-Waï qui s'essaie à un film d'action, c'était inattendu et risqué, a priori. Néanmoins, The Grandmaster s'avère magnifique visuellement. L'ouverture du film est absolument sublime, l'intégralité des plans du film est maîtrisée et savoureuse à regarder. Pour certains plans, le cinéaste a pris 7 heures pour tourner 3 petites secondes et ça se sent. Qui plus est, les plans magistraux sont sublimés par une musique envoûtante et une photographie d'une qualité rarement atteinte. La beauté des combats surpasse même ceux d'Ip Man de Wilson Wip, c'est dire la qualité de cette oeuvre, qui fait passer au premier plan le kung-fu avant même les personnages. Un défaut pour certains, une idée de génie pour d'autres, d'autant que les personnages ne sont pas délaissés avec des scènes extrêmement poétiques et émouvantes. Zhang Ziyi éblouit chaque plan par sa présence. Bref, l'une des nombreuses merveilles de cette année qui souffre peut-être d'une narration parfois un peu floue. L'article complet.
  
 

         48.  Third Star (2010)



           Sous le conseil de je ne sais plus quel(le) internaute dont le nom m'échappe (désolé !), j'ai tenté Third Star et je l'ai adoré. Film totalement méconnu mais pourtant profondément humain, Third Star raconte l'histoire de potes qui entreprennent un voyage sur les côtes du Pays-de-Galles. Je vous laisse le découvrir, le film mêle aventure, humour, amitié, héroïsme et émotion avec justesse. Impossible de ne pas être touché par les dernières minutes du film, insoutenables de beauté.
 
 
 
         49.  Lola (1961)



          Cette année, j'ai décidé de tenter Jacques Demy, en essayant de commencer par l'un des films que je redoutais le moins. Quelle belle surprise que ce Lola ! Un film velouté et raffiné, bourré de nostalgie (sentiment que j'apprécie de retrouver au cinéma, le nombre de fois que ce mot apparaît dans cet article en est d'ailleurs la preuve), une Anouk Aimée irrésistible et adorable, simple. Bref, un moment vraiment charmant sur le thème de l'amour, à ne louper sous aucun prétexte.
 


         50. Sound of my voice (2011)



           Un film très original où Brit Marling excelle. Je l'avais déjà adorée dans Another Earth, elle est ici encore plus ensorcelante. Cette actrice a un don pour captiver et pour pendre les spectateurs à ses lèvres, c'est assez incroyable. Le film est magnifique et le thème traité (celui de la secte, assez rare au cinéma) est tellement bien mis en scène que le spectateur est lui-même quasiment intégré dans la communauté, doutant constamment des dires de Maggie. Qui plus est, la fin un peu K-PAXesque permet de réfléchir bien après le film. Original et inattendu.
 
  
         51.  Docteur Folamour (1964)



           Je vous entends crier d'ici. Comment ? Docteur Folamour, ce chef d'oeuvre intemporel de Kubrick, n'est même pas dans le top 50 ? Vient après cette bouse de Upside Down ? Et oui. Inutile de dire que j'ai adoré Docteur Folamour de bout en bout, que le film transpire le génie sous tous les côtés. Il n'empêche, et j'en ai honte, que je trouve le film un poil en-dessous dans la filmographie de Stanley Kubrick, pour la bonne et simple raison qu'il ne m'est pas resté en tête. Ca ne veut pas dire grand chose, vu l'ensemble absolument brillant de l'oeuvre du cinéaste, mais certains petits détails (vraiment petits) m'empêchent de le placer tout en haut de cette liste. J'ai beau apprécier Peter Sellers pour ce que j'ai vu de lui, j'admets avoir eu parfois un peu de mal avec son interprétation tout en excès, même si ça permet à Kubrick d'appuyer sa satire. C'est vraiment un détail, car le film est quasiment parfait.
  

 
         52.  Ghost Dog - La voie du samouraï (1999)



           Ambiance mémorable et interprétation géniale de Forest Whitaker. Le style parfaitement reconnaissable de Jim Jarmusch, lent et aérien, est toujours aussi efficace. Ghost Dog explore diverses choses, des atmosphères assez surprenantes pour un film de ce genre, contant l'histoire d'un samouraï des temps modernes, ami avec une jeune fille, errant dans les rues du New Jersey sous la musique de RZA. Génial et cool.
 
 

         53.  L'Odyssée de Pi (2013)



          Le seul petit défaut à mon goût reste le visuel un peu trop lisse et trop propre. La qualité des images est indiscutable, mais il y a un je-ne-sais-quoi qui me gêne, comme ça avait été le cas dans The Fountain notamment. Ceci dit, c'est bien la seule chose que je puisse reprocher au film tant il est extraordinaire. On vit une véritable aventure pendant plus de 2h, émerveillés par les images et par le scénario brillant. Il faut oser, faire tenir tout un film sur la relation entre un homme et un tigre à la dérive au milieu de l'océan. Et pourtant, ça tient parfaitement la route et s'avère presque digne de films comme Seul au Monde. Le dénouement constitue la cerise sur le gâteau ; la réflexion qui est posée sur cette histoire incroyable est purement géniale, offrant un savoureux parallèle entre les deux versions de l'histoire de Pi et les deux versions de l'Histoire du monde, celle de Pi étant à comparer intelligemment avec La Bible, par exemple. Les répliques finales achèvent le spectateur et un déclic étrange se produit.

 

         54.  La vie d'Adèle (2013)



           Il s'en est fallu de peu pour que La Vie d'Adèle se retrouve dans la partie supérieure du classement. J'ai trouvé le film quasiment parfait, mise à part cette étrange et interminable scène de sexe dont je n'ai pas vraiment compris l'intérêt. Ceci étant dit, les 3 heures passent à une vitesse incroyable tant l'histoire est passionnante et pimentée de petites scènes poétiques, à l'image d'Adèle dansant sur "I follow rivers" de Lykke Li. 3 heures assez intenses en émotion, qui s'avèrent palpitantes grâce au duo d'actrices, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux, dont les personnages forment un couple fort et explosif menant indéniablement à un enfer amoureux fait de non-dits et de regards. Vraiment un quasi chef d'oeuvre que j'attends de découvrir une seconde fois.
 
  

         55.  Le Congrès (2013)



           Ari Folman met encore en oeuvre tout son talent pour nous sortir un film haut en couleurs, au design parfaitement soigné. Ce film futuriste regorge d'idées tout aussi brillantes les unes de les autres, soutenues par un visuel original mêlant réalité et animation et une Robin Wright surprenante. Plusieurs scènes frôlent la poésie pure.



         56.  Passion (2013)



          Le film m'a totalement déboussolé ; j'ai été pris à contre-pied pendant tout le film. Je ne connais pas bien Brian de Palma, j'ai dû voir 6 de ses films et c'est à chaque fois tout ou rien. Trois films que j'ai adorés et qui m'ont passionné, et trois autres pour lequels je n'ai pas pu passer la première demie-heure. C'est dire les risques que j'ai pris en allant au cinéma voir Passion, d'autant que j'étais persuadé qu'il allait se ranger dans la deuxième catégorie. Eh ben que dalle, c'est même probablement mon De Palma préféré. Autre surprise : j'y suis allé avec un mauvais pressentiment pour Rachel McAdams et un meilleur pour Noomi Rapace, et ce fut finalement le contraire ; je trouve que la première s'en tire bien mieux avec un personnage plus intéressant, plus mesquin. Depuis ce film d'ailleurs, j'ai appris à apprécier cette actrice que j'avais autrefois du mal à supporter, et il s'avère qu'elle me passionne de plus en plus. L'ambiance qui règne dans Passion est extraordinaire et j'ai pris un énorme plaisir à découvrir cette intrigue, à suivre ces deux personnages qui se tirent dans les pattes avec hargne mais subtilité. Bref, je n'ai carrément pas vu le temps passer, tant j'ai été happé par l'atmosphère du film, très prenante. La réalisation magnifique permet habilement de plonger le spectateur dans le film, avec passion si j'ose dire. Les plans-séquences sublimes sont palpitants et la caméra prend le temps de se poser sur le regard des personnages avec quelques gros plans. La meilleure scène du film est incontestablement la scène en split-screen, assez longue, pour notre plus grand plaisir. C'est la scène clé du film, là où tout se joue et fait basculer le film dans quelque chose de totalement différent sans pour autant perdre son rythme. La scène est d'une grandiose poésie, absolument sublime et hypnotisante, il est difficile de lâcher le regard de l'écran (ou plutôt du double écran). En plus de la réalisation sublime, le scénario est moins basique qu'on pourrait le croire de prime abord, partant d'une espèce de comédie machiavélique pour finir en thriller haletant où le réalisateur prend plaisir à perdre son spectateur et à lui jouer de mauvais tours. Bref, Passion est passionnant et passionné, j'y ai pris un plaisir énorme.
 

 
         57.  La couleur des sentiments (2011)



           Pas grand chose à dire sur ce film, si ce n'est qu'il est succulent à regarder jusqu'au bout. Au début, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'univers du film et j'ai surtout eu du mal à m'adapter aux personnages, très caricaturaux pour certains. Et puis au fur et à mesure que l'intrigue se déroule, les personnalités s'affirment et se confrontent, l'intérêt grandit jusqu'à nous passionner franchement. Sans trop de manichéisme, malgré l'aspect visuel du film tout en couleurs vives, La Couleur des Sentiments porte un regard lourd et sombre sur un sujet assez rarement abordé au cinéma et donne absolument envie de lire le livre pour plus de détails. Certaines relations entre personnages sont - j'imagine - franchement résumées et raccourcies pour faire tenir le film en 2h30, mais j'aurais eu envie d'en savoir plus notamment sur la relation entre Minny et Celia. Le récit s'appuie presque exclusivement sur un casting 100% féminin et propose de développer le positionnement de diverses femmes à l'égard du racisme anti-noir du sud des USA dans les années 60. Chacune des femmes interprétées dans le film a son caractère propre, différent de celui des autres, et le film/livre offre tout un panel de situations étonnantes. Ca va de l'affreuse Hilly à l'adorable Celia, de la mère un peu lâche à celle ayant un peu plus de recul sur la situation, de la domestique discrète à celle qui n'hésite pas à dire ce qu'elle pense, tout en passant par la journaliste qui tente d'avoir une vision globale et objective sur tout ça. Toutes les actrices sont géniales et à fond dans leur rôle, avec toujours un petit plus pour Jessica Chastain, qui offre un personnage haut en couleurs et en émotions dans la peau de la femme la plus innocente du monde. Bref, le film est un véritable bijou, nécessaire et bourré d'humour.
           
      

         58.  Cloud Atlas (2013)



           Le film mérite indiscutablement plusieurs visionnages afin de bien saisir toutes les subtilités et les niveaux de lecture. J'ai quitté la salle de cinéma avec un effet bizarre ; celui de ne pas avoir vu un film mémorable. Pourtant, le 2e visionnage en DVD a été bien meilleur. Le montage, les maquillages, le casting, tout ceci est exceptionnel et frôle la perfection. Voir Tom Hanks, Halle Berry, Hugo Weaving, Jim Sturgess et compagnie jouer chacun 36 rôles est un pur bonheur. Le scénario d'une conséquente complexité est parfois difficile à suivre, tant les liens entre les 6 époques sont mystérieux, et la qualité visuelle est bien digne des créateurs de Matrix. Le film ne manque pas de rebondissements et d'un humour savoureux (Hugo Weaving en femme de chambre façon Mrs Doubtfire, c'est inoubliable), mais il demeure d'une ambition folle. Une ambition peut-être trop folle ; je suis resté avec l'impression que le film ne réussit pas toujours à atteindre la puissance du chef d'oeuvre qu'était sa bande-annonce. A mon goût, Cloud Atlas manque légèrement de puissance, d'émotion, d'intensité sonore mais l'entreprise est tellement gigantesque que je ne peux qu'applaudir.
   
 

         59. La balade sauvage (1974)



          Terrence Malick apparaît pour la troisième fois dans ce classement, et ce n'est pas rien étant donné la rareté de son cinéma. L'amour du cinéaste pour la nature se ressent déjà dans ce premier film et Martin Sheen est absolument brillant d'un bout à l'autre en jeune homme insolent et imprévisible. Sissi Spacek, quant à elle, est excellente et offre une interprétation de grande qualité et très originale. Pourtant, j'ai par moments eu du mal à trouver son personnage crédible, tant elle ne semble jamais réagir à rien. Toujours est-il que ce film sous forme de Bonnie and Clyde désertique est savoureux et ne s'oublie pas facilement.
 
   

 

         60.  La corde (1948)



           Dernier film de ce classement et pas des moindres : c'est l'un des rares Hitchcock que j'ai vu avant 2014 (je compte bien régler cette inculture cette année), et il m'a vraiment séduit. Un huis clos génial composé d'une dizaine de longs plans-séquences travaillés au millimètre, la mise en scène est exemplaire. Si La corde est un film mineur de la filmographie du maître (mais est-ce bien le cas ?), je salive d'avance en imaginant le niveau de ses chefs d'oeuvres les plus réputés.

 

 

 

 

         Voilà donc la fin de ce classement, inutile de dire que le fait de découvrir toutes ces merveilles en 2013 confirme ma passion pour le cinéma, qui ne risque pas de s'éteindre tout de suite ! Au contraire, ma flamme est ravivée et je compte bien continuer de découvrir un maximum de chefs d'oeuvre pour les partager ici.

 





 

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Published by Sebmagic - dans Critiques de films

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Commentaires

Edwina 07/05/2015 19:01

Bonjour! Déjà merci pour ce petit blog ! Ca m'a franchement évité d'aller encore voir les listes de films sur "sens critique" qui se ressemble assez souvent malheureusement :) Là au moins c'est personnel, je n'aime pas tout, mais j'ai eu de chouette découverte également ! Bref, le fait que tu ais aimé La Corde d'Hitchcok m'a pas mal touché vu qu'honnêtement, je trouve que c'est son meilleur film (du moins c'est clairement mon préféré) :D Je ne sais pas si tu as déjà vu "Le Limier", non pas la version récente mais celui de 72, c'est un très bon huis clos avec une tension énorme entre deux personnages! Je pense qu'il pourrait te plaire! Bonne journée :)

Sebmagic 07/05/2015 23:24

Je n'ai pas encore vu Le Limier mais ça se fera un jour. Merci pour le message !

kevinM 27/07/2014 04:02

Salut a toi , je trouve que tu as d’excellent gout , je suis aussi un passionner de cinema , j'écrit ce message pour te dire de continuer ton site car on comprend vraiment ce que tu as ressenti et nous donne envie de les voir alors merci a bientôt .

Sasha 27/06/2014 17:44

l'aurore seulement 13 ème ??
A propos, tu as un compte sens critique ?

mgx 05/05/2014 12:50

the rocky horror <3 hih et in the mood for love j'adore wong kar un vrai artiste avec un certains talent pour filmer les visage de superbe plan !!

tehri 05/05/2014 02:25

Hello Seb ; )
Juste quelques mots par ici, car je viens de penser plusieurs fois à toi en prenant une sacrée grande claque cinématographique ! y'avait un moment qu'à ce point ça ne m'était arrivé... ça rafraichit super de chez super !!!
Et donc, ensuite je faisais ou plutôt refaisais un tour par ici, ne me rappelant plus si tu avais discouru ou non de ce que je venais de voir... Nymphomaniac Vol.1

Bon il est vrai que la sortie France a dû être tout début 2014, et ne rentrerait donc pas dans ce classement...
J'aime la plupart des films dont tu parles... mais franchement, L.V.Trier une fois de + avec ce dernier opus, ferait presque passer plusieurs films de cette liste pour du pipi d'chat ! ahahaha !! mais bref !

Ben suis pressé de voir/lire tes mots sur cette master piece !!!! je suis surpris de ne rien encore trouver sur ton blog alors que tu adores ce metteur en scène et sais son génie !!
Quelle claque ! mais quelle claque... cinématographique bien sûr, mais encore... émotionnelle ! s'exprimer ainsi avec un tel sujet, et discourir comme il le fait visuellement et littérairement, c'est... c'est... euhhhh, c'est.... j'sais pas, c'est hors des mots, ils ne se suffisent plus !!... c'est juste du PUR cinéma.

(°v°)

Sebmagic 05/05/2014 12:55

Oui, je pense que l'envie reviendra, mais actuellement je n'ai pas envie d'écrire tant que je n'en ressens pas la motivation, ça donnerait quelque chose de terrible !

J'écris parfois des petits mots sur Vodkaster mais ça s'arrête là. Et j'ai envie de prendre un peu de recul sur mon style d'articles, parfois quand je me relis je n'aime pas ce que je lis !

tehri 05/05/2014 06:45

J'étais bien certain que tu aurais jubilé/aimé !!!
Oui je verrai l'opus 2 le + vite possible, évidement !!... j'te dirai ça, mais sais d'avance que je serai scotché idem !
Oh quant à l'encre qui a coulé etc... j'en ai lu/entendu beaucoup, de la bave de crapauds, du petit jus de cervelles de critiques
Pro se faisant 3 ou 4000 par mois... parfois j'adorerais être un sniper, un vrai, ou un serial killer, un vrai !! ahahaha !!!!

Bon ceci dit, c'est carrément con, toi et le blog, ce que tu dis !!!! non, ne perds pas ça stp !!! laisses cette envie revenir !
non je n'avais pas capté, ayant lu il y a peu encore un article d'avril 2014.
N'abandonnes pas ça, Seb, ça serait dommage !! fais pause, fais un break, ok... mais ta passion pour cet art est toujours là, et continues de la mettre en mot !
T'as interêt... sinon j'envoie l'serial killer !!!!!... et quoiqu'il en soit, je contacte d'abord illico LVT, pour lui signaler que malgré l'immense interêt que tu lui portes, il n'a pas même réussi à te tirer 1 ligne, un mot !! shame on you !!!!

A++, yes !

Sebmagic 05/05/2014 03:12

Salut tehri !

Ca fait déjà des mois que je ne poste plus sur le blog, depuis que je ne suis plus étudiant j'ai perdu à la fois le temps et la motivation. Et même l'envie.

J'ai vu Nymphomaniac au début de l'année et je me suis pris une claque également. Du pur LVT, je dirais même pur et dur. Un cinéma inhabituel mais tellement parfait. Précipite-toi sur le Volume 2 histoire qu'on puisque en discuter plus longuement (le final a fait couler beaucoup d'encre, personnellement il m'a satisfait, c'est du LVT tout craché).

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