6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:41

          Comme l'année dernière, j'ai une grande envie de faire un petit bilan de tous les films que j'ai pu voir dans l'année. Je parle seulement des films que j'ai découverts et pas de ceux que j'ai revus. J'ai visionné environ 200 nouveaux films en 2011, j'en suis surpris parce que je m'attendais pas à autant. J'ai passé pas mal de temps dans les cinés, mais surtout devant la télé qui propose un nombre impressionnant de films quand on cherche bien et qu'on n'a pas peur de se coucher à 3h du mat. Beaucoup de DVD aussi, que je n'avais pas vus, et de vieilles VHS enregistrées dans lesquelles je peux encore piocher pour faire de nouvelles découvertes, ce qui ne saurait tarder. Bref, ce top me permet (en plus de me rendre compte de ce qui m'a plu cette année) de rédiger quelques petites critiques sur les films que j'ai omis de mentionner cette année (par flemme ou simplement parce que j'avais rien à dire dessus). Pour les autres, je renverrai à l'article en question.

           Dans les 30 premières places, les films qui m'ont vraiment marqué, que je vais garder en mémoire un moment et qui me semblent majeurs dans le 7e art. Pour le reste du classement, ce sont les films que j'ai beaucoup aimé, qui m'ont touché ou surpris, mais que je n'irais pas jusqu'à qualifier de chefs d'oeuvre.

 le-bon-la-brute-et-le-truand.jpg

 

-> Lire la suite...

    1. Le bon, la brute et le truand (1968)

1 bon brute

         Certainement le film qui m'a le plus marqué cette année parce qu'il marque mon initiation au western, genre que je ne connaissais absolument pas. Je ne le connais toujours pas beaucoup car je n'ai pas eu le temps d'en voir beaucoup d'autres, mais je peux dire que j'ai pris mon pied comme pas possible, notamment le trio final très prenant grâce à la musique marquante d'Ennio Morricone. Et puis Clint Eastwood, le grande classe quoi. Voir la critique.

 
 
          2. Festen (1998)

2 festen

          Ce film aurait très bien pu prendre la première place tant il m'a marqué. J'ai rarement ressenti de telles choses face à un film, et c'est ici le cinéma suédois-danois qui me l'a apporté. Une grande claque qui met mal à l'aise, servie par des acteurs pas connus mais incroyables ainsi qu'un format assez inhabituel : le dogme 95 qui exclut (entre autres) toute musique et tout montage après le tournage. Un repas familial qui tourne au cauchemar en brisant les tabous. La critique. 
 
 

           3. Koyaanisqatsi (1982)

3 koyaa

           Lui aussi aurait pu prendre la 1ère place, en fait ces trois premiers films se valent et je les ai mis dans cet ordre uniquement parce qu'il en fallait un. Dans ce tout premier documentaire écologique (pourtant impartial car presque entièrement contemplatif), Godfrey Reggio se passe de mots et laisse la musique de Philip Glass nous envahir pour montrer avec humanité et émotion l'évolution effrayante de l'humain dans l'hémisphère Nord. Immersif, hypnotisant, très très puissant, c'est un énorme chef d'oeuvre. La critique.

 
 
           4. Old Boy (2003)

4 oldboy

          Encore une superbe claque prise cette année avec le coréen Park Chan-wook. Un film purement jouissif et puissant comme je les aime, avec une voix off frissonnante et une musique du tonnerre. Le thème de la vengeance est traité avec originalité et le twist final est à s'en décrocher la mâchoire. La critique.

 

           5.  Irréversible (2002)

5 irreversible

          Après avoir visionné Enter the Void une deuxième fois ce week-end, je confirme ce que disait Ze Ring (et ce sur quoi je n'avais pas d'avis) : Irréversible est supérieur à Enter the Void. Gaspar Noé dépasse les limites avec ce film, mais il le fait merveilleusement bien, avec un scénario à l'envers qui se justifie dans chaque scène, jusqu'à un final qui me parait toujours à la fois optimiste et pessimiste. Et les acteurs sont parfaits. Clairement l'un des meilleurs films français jamais créés même s'il faut parfois s'accrocher pour supporter la violence (pas totalement gratuite). La critique.
 
 

           6.  Black Swan (2011)

6 black swan

           Pour moi, incontestablement le meilleur film sorti au cinéma cette année. Darren Aronofsky nous sort une autre perle après Requiem for a Dream et Natalie Portman nous offre (en ce qui me concerne) la meilleure interprétation féminine de 2011. Magique, géant, ce Black Swan m'a fait aimer un opéra classique qui ne m'aurait jamais intéressé autrement et c'est une des grandes qualités du cinéma. La critique.
  
 

           7.  Elephant Man (1980)

7 elephant man

          Magnifique, bouleversant, profondément humain. David Lynch montre tout son génie dans ce film qui a déjà 30 ans mais n'a pas pris une ride. Un vrai chef d'oeuvre en noir et blanc que j'aurais dû découvrir bien plus tôt. La critique.
 

 
           8.  12 Hommes en colère (1957)

8 12 hommes

           Mon premier film de Sidney Lumet, et j'ai été incroyablement conquis. Première fois également que je voyais Henry Fonda et il assume son rôle avec force et conviction. Certes, le déroulement du film est prévisible, mais il ne devait pas forcément l'être à sa sortie en 57. Encore un merveilleux film en noir et blanc, à voir en VO bien évidemment. Voir la critique.
 


           9.  The Tree of Life (2011)

9 tree of life

          Pure merveille visuelle, c'est le film qui a divisé les critiques. Deux catégories de personnes : ceux qui ne supportent pas tant de lenteur et se font rapidement chier, et ceux qui raffolent des films contemplatifs. Je fais clairement partie de la seconde moitié parce que de tels films me font frissonner au plus haut point. Beau chef d'oeuvre pour ma part. La critique.

 

           10.  Melancholia (2011)

10 melancholia

           Encore un film qui sort de l'ordinaire pour Lars von Trier. Pas étonnant qu'il fasse partie du top 10 étant donné qu'il fait à la fois penser à The Tree of Life et à Festen. En plus de ça, Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg nous sortent de sacrées interprétations tout au long du film. Je n'avais jamais vu un film plus de 2 fois au cinéma, et pourtant je suis allé voir Melancholia 4 fois, notamment pour les 5 dernières minutes du film qui m'ont fait vibrer avec force à chaque fois. J'ai jamais ressenti un truc aussi puissant au cinéma. Ma critique et ma réaction au troisième visionnage.

 

           11.  Il était une fois en Amérique (1984)

11 il était une fois amérique

           J'en étais ressorti ravi lorsque je suis sorti des 4 heures de séance, avec cependant quelques réserves sur certaines longueurs. Mais après mûre réflexion, ce film de Sergio Leone est sans doute l'un des plus puissants jamais créés, une véritable histoire s'étalant sur des dizaines d'années, avec un casting et un montage irréprochables, une BO sublime, et un souffle épique rarement égalé. La critique.
 
 

           12.  Lovely Bones (2009)

12 lovely bones

           Gros coup de coeur du début d'année qui après réflexion et un deuxième visionnage a tout de même quelques petits défauts. Mais le film est une beauté de Peter Jackson, qui correspond visuellement à mon idéal cinématographique. La fin du film sur fond de musique de Brian Eno est une merveille, très intense. La critique.
 
 

           13.  The Brave (1997)

13 the brave

           Mérite-t-il sa 13e place ? Tout de suite, je ne pourrais pas l'affirmer, mais cet unique film réalisé par Johnny Depp devrait à mon avis avoir la reconnaissance qu'il mérite, malgré les critiques parfois méchantes qu'il a reçu (que je ne comprends pas). Très belle découverte pour ma part, The Brave parle de snuff movies avec finesse, drame et émotion sans jamais tomber dans l'horreur qu'on aurait pu appréhender. La critique.

 

           14.  Drive (2011)

14 drive

           Encore l'un des films majeurs sortis au ciné en 2011, Drive est une belle claque, un bijou de réalisation et de scénario que je ne regrette pas d'être allé voir in extremis au cinéma. It's hard to explain... Voir la critique.
 


           15.  Mr Nobody (2009)

15 mr nobody

           Ca aura été l'année des claques visuelles pour ma part. Après Melancholia, The Tree of Life, Drive, Koyaanisqatsi, Lovely Bones, on a Mr Nobody qui visuellement est également parfait. Un film hors du commun porté par Diane Kruger, Rhys Ifans et Jared Leto (entre autres) avec un scénario de taré qui nous tient accrochés jusqu'à la fin. La critique. 

   

           16.  Psychose (1960)

16 psychose

           Mon premier film d'Hitchcock, et belle surprise. La façon particulière de filmer change vraiment de tout ce qu'on voit aujourd'hui et ça fait parfois du bien de découvrir de telles choses. Certes, le film peut aujourd'hui faire un peu dépassé, notamment concernant le jeu d'actrice exagéré mais assumé de Janet Leigh, mais le film enchaîne les surprises (personnage principal qui meurt rapidement (ça va je ne spoile pas, tout le monde connait cette scène culte), tueur plus effrayant qu'on ne le pensait), et Anthony Perkins est génial. La critique. 



           17.  Reviens-moi (2007)

17 atonement

           Je ne pensais pas que j'aimerais autant ce film qui me paraissait à première vue tout juste banal. Mais finalement, j'y ai découvert un acteur (James McAvoy) et un réalisateur (Joe Wright) qui s'en sort à merveille. Je retiens notamment un sublime plan-séquence de 5 minutes assez émouvant. La critique.
 
      

           18.  Good Morning England (2009)

18 good morning england

           La belle découverte de la fin d'année, très drôle pour les amateurs d'humour british, décalé, avec une BO d'enfer et des personnages loufoques et hilarants. Après Love Actually, Richard Curtis nous offre des films à regarder en cas de déprime : grand sourire garanti en fin de film. La critique.

 
 
           19.  Pour une poignée de dollars (1966)
                   Et pour quelques dollars de plus (1966)

19 et pour quelques dollars de plus

           Encore Sergio Leone, oui, ce réalisateur est clairement ma grosse découverte de l'année. Je prends mon pied sur chacun de ses films (du moins, les 4 que j'ai vu pour l'instant) et j'ai hâte de découvrir Il était une fois la révolution et Il était une fois dans l'ouest. C'est le cinéma qui inspire beaucoup Tarantino et ça se voit. Même plusieurs mois après le visionnage des deux films, je n'arrive pas départager ces deux films qui sont pour moi légèrement plus faibles que Le bon, la brute et truand, mais ont chacun des qualités que l'autre n'a pas (Pour une poignée de dollars a l'avantage de présenter le personnage de Clint Eastwood pour la première fois, dans un univers plus intéressant, tandis que Et pour quelques dollars de plus bénéficie d'un duel final largement supérieur). Critique et critique.
  


           20.  Funny Games U.S. (2008)

20 funny games

           Même après un deuxième visionnage, ce film est une tuerie. Le genre de films que je pourrai certainement voir et revoir des dizaines de fois sans jamais me lasser, tant il est bien construit, sans fautes de rythme, palpitant, et étrangement drôle. Les acteurs sont de haut niveau, sans exception, j'adore de plus en plus Naomi Watts et Tim Roth. Un pur film comme on en fait rarement. La critique.



           21.  Le Dictateur (1945)

21 dictateur

          Cette année, j'ai également découvert Charlie Chaplin et je compte bien continuer à le découvrir. Le Dictateur est un film culte et on comprend pourquoi quand on le voit. Vértiable chef d'oeuvre rempli d'humour et d'émotion, j'aime. La critique.
 
 
   
           22.  Barry Lyndon (1975)

22 barry lyndon

           Après Charlie Chaplin, Sidney Lumet, Alfred Hitchcock et Sergio Leone, ce fut l'année où j'ai voulu découvrir, tester les réalisateurs légendaires. Ca n'a pas loué non plus avec Stanley Kubrick (même si je ne le "découvre" pas totalement) avec la rétrospective géniale du Café des Images (mon cinéma du coin). J'avais déjà vu quelques uns de ses films (2001, Shining, Orange Mécanique, Full Metal Jacket) et j'ai été conquis une fois de plus devant Barry Lyndon, grande épopée magistrale servie par d'excellents acteurs, une réalisation de fou et des musiques classiques vibrantes. Un coup de maître, encore... La critique.
 
 

           23.  Deux jours à tuer (2008)

23 deux jours àtuer

           Pour moi l'un des meilleurs films dramatiques français créés à ce jour. Albert Dupontel excelle dans l'humour comme dans le drame, mais c'est ici de drame qu'il s'agit et d'une situation qu'on peine à comprendre, révélée en toute fin de film. La scène du repas est terrifiante et fait penser à du Festen. La critique.  

 

           24.  La Grande Evasion (1963)

24 la grande évasion

           Film de John Sturges que je n'ai pas eu le temps de critiquer sur le blog, je vais en toucher un mot ici. Depuis le temps qu'on me le conseillait, je n'ai absolument pas été déçu par La Grande Evasion, aussi culte qu'on le dit. Même si le scénario ne casse pas des briques (attention jeu de mot inside), la façon avec laquelle il est traité est géniale. Le film regorge d'humour, on en a à la pelle (oui je sais...), mais surtout d'une multitude de personnage excellents avec qui on passe presque 3 heures sans jamais s'ennuyer. Le personnage de Steve McQueen (acteur que j'ai découvert en même temps que le film) est un pur bijou d'humour, grâce bien sûr à son interprète qui nous fait marrer avec sa dégaine, ses répliques, son gant de baseball, son grand sourire qui cache une certaine insolence et son irrépressible envie de s'évader.
grande évasion

          Même si le film joue beaucoup sur l'humour, il n'en demeure pas moins un excellent récit à propos de la Seconde Guerre Mondiale et surtout de l'évasion en elle-même, puisqu'une très grande partie du film se concentre presque exclusivement sur le creusement de tunnels sous terre. Pas évident de passionner un spectateur avec ça, mais John Sturges y parvient à merveille. La dernière partie du film (après l'évasion) a été inattendue pour moi qui croyais qu'il stopperait juste après l'évasion par le tunnel. Le film est beaucoup centré sur l'évasion du camp, si bien qu'on en oublierait presque la fuite du pays. La fin du film est encore une fois teintée d'humour ("Good luck ! - Thank you :D"), et ne nous laisse pas sur notre faim. Et pour conclure, que dire de la musique cultissime à souhaits ? J'ai adoré et ce film montre avec bien d'autres que les films de 50 ans ont toujours une énorme place aujourd'hui.
   

 
           25.  Eyes Wide Shut (1998)

25 eyes wide shut

           Peut-être l'un des plus faibles de Kubrick, mais pourtant l'un des meilleurs films que j'ai pu voir cette année. Tom Cruise et Nicole Kidman, qui sont deux acteurs que je n'aime pas plus que ça, sont ici parfaits et bourrés de talent. La scène de la secte est l'une des plus marquantes pour moi cette année. La critique.  
 
 


           26.  La Liste de Schindler (1994)

26 liste schindler

           Très émouvant, c'est le 5e film en noir et blanc de ce top 30 et je pense qu'il faut que je continue à en regarder parce que visiblement, j'adore. La fin du film est un très grand moment d'émotion, je pense que c'est certainement le plus beau film de Steven Spielberg, qui s'aventure rarement sur le thème de la guerre. Liam Neeson est touchant de bout en bout. Voir la critique.
 

 
           27.  Source Code (2011)

27 source code

           Ca va peut-être en surprendre plus d'un de retrouver ce film ici, juste sur les talons de La Liste de Schindler, mais j'ai été terriblement conquis par ce film lorsque je l'ai vu au cinéma, puis en DVD. Source Code approche pour moi dangereusement la perfection scénaristique, et j'ai toujours autant de mal à comprendre où on peut bien y trouver des incohérences. La qualité de ce film est plutôt dingue. Le scénario est totalement fou, on a un divin mélange entre Code Quantum, Un Jour sans Fin, Le Crime de l'Orient Express et surtout The Jacket, très similaire dans le principe. Le côté répétitif / Un jour sans fin est génial, j'adore ce genre de films dans lesquels un personnage revit toujours la même scène différemment. Y'a de l'émotion, du suspense, beaucoup d'humour, le casting est impeccable et le dénouement est (contrairement à ce qu'on peut lire) très cohérent et d'une grande beauté avec en plus la mise en place d'une théorie de science-fiction sur les univers parallèles vraiment sublime. Jake Gyllenhaal est géant d'un bout à l'autre, émouvant et impliqué dans cette histoire, on suit le film à travers ses yeux et on comprend en même temps que lui ce qui se trame. Vera Farmiga est superbe, son rôle est rempli de sensibilité et d'humanité, la fin du film est d'ailleurs jouissive. Bref, un chef d'oeuvre, je trouve, et dont j'ai du mal à trouver des défauts.
    


           28.  Le Discours d'un roi (2011)

28 discours

           L'une des belles surprises au cinéma cette année. Un film peut-être un peu trop formaté pour les Oscars, mais ça marche. C'est pourtant extrêmement difficile d'intéresser les gens avec cette histoire, pourtant elle a ému des millions de personnes. Je pense qu'on oublie trop souvent à quel point il doit être difficile de créer un film passionnant à partir d'un tel événement historique. Colin Firth est parfait et le film teinté d'humour, à voir en VO obligatoirement. La critique.

 
 
           29.  Toy Story 3 (2010)

29 toy story
 
        Agréablement surpris par la qualité de ce dernier opus de Toy Story, qui est à la fois drôle, émouvant, nostalgique, bien foutu. L'un des meilleurs dessins animés de ces dernières années, il est difficile de quitter ces jouets qui nous ont tant fait rire. La critique.



           30.  Harry, un ami qui vous veut du bien (2000)

30 harry un ami

           Histoire de mettre un peu de film français dans le top 30, sinon ça va gueuler. Encore un film français qui sort de l'ordinaire, à la fois drôle et angoissant. Du pur bonheur de voir un cinéma français de si grande qualité. La critique.
 
 

 

         31.  300 (2006)

31 300

           A mon goût pas très loin du chef d'oeuvre, 300 est malheureusement obligé de se retrouver au pied du top 30 à cause d'un scénario et des dialogues légèrement trop faibles (mais très légèrement). Cependant, c'est du pur bonheur visuel du début à la fin. Clairement l'un des plus beaux films que j'ai pu voir, une mise en scène et une photographie irréprochables (je salive rien que de repenser à ces ralentis et accélérés somptueux). Gros gros film. La critique.
 
 

         32. Taxi Driver (1976)

39 taxi driver

           Certains seront outrés de trouver Taxi Driver aussi loin dans le classement. Je les comprends et je ne suis franchement pas loin d'appeler ce film un chef d'oeuvre, même si néanmoins j'ai ressenti quelques légères longueurs pendant le visionnage. Disons que j'espérais tellement de ce film qu'il n'a rempli que 85% de mes attentes (ce qui est déjà énorme). Robert De Niro est juste un acteur grandiose et Scorsese un réalisateur de génie, même si je n'accroche pas toujours spécialement à leurs collaborations. Peut-être qu'au prochain visionnage je le qualifierai vraiment de gros chef d'oeuvre, on verra bien. La critique.



         33.  Taken (2008)

32 taken

           Beaucoup ne comprendront pas pourquoi j'ai adoré Taken à ce point (démonté par la presse sans raison valable), mais j'ai trouvé le film tellement efficace, précis, crédible que j'ai pris mon pied pendant 1h30. Liam Neeson est magistral d'un bout à l'autre, émouvant quand il faut. La mise en scène et les cadrages sont très efficaces, tout ce fait rapidement et sans fioritures, c'est du bon cinéma. La critique.
 

 
         34.  La Vague (2005)

33 la vague

           Excellent film allemand sur la mise en place d'une autocratie au sein d'une école, qui dégénère bien plus que prévu. J'ai vu ce film 2 fois en très peu de temps et il allie émotion, puissance et idées. Vraiment magnifique, d'autant que ça ouvre le champ de recherche sur de telles expériences (entre autres l'expérience de Stanford). La critique.
 
 

         35.  Sunshine (2007)

34 sunshine

           Danny Boyle ne réalise que des bombes et je suis entièrement fan de son cinéma et de son style. Aidé par la musique envoûtante de John Murphy (encore une fois après 28 jours plus tard), il signe l'un des meilleurs films prenant lieu dans l'espace, tout en alliant le fantastique à l'horreur. Sublime ! La critique. 
 
 

         36.  Le Complexe du castor (2011)

35 complexe

          Un des films les plus émouvants de 2011, pour ceux qui ont la chance comme moi d'adorer Mel Gibson en tant que comédien. Ce type est génial à la fois devant et derrière la caméra (même si ici ce n'est plus lui, mais Jodie Foster qui se tient des deux côtés). Une histoire qui touche également au drame familial et laisse sa petite larme aux plus sensibles. La critique.



           37.  Frozen (2010)

36 frozen

           J'aime toujours autant découvrir des films très très peu connus et je réalise qu'ils sont souvent d'excellentes surprises (Koyaanisqatsi, The Man from Earth, Conversation(s) avec une femme...). Frozen fait partie de ces surprises qui font plaisir à voir, racontant l'enfer vécu par 3 jeunes bloqués dans un télésiège. Un scénario à la 127 heures, pas tiré d'une histoire vraie mais on y croirait, avec certaines scènes franchement effroyables. La critique.
  
 

         38.  Mon nom est Personne (1973)

37 mon nom est personne

           Encore pour découvrir un peu plus le western, je me suis attaqué cette fois-ci à Tonino Valerii. Le style fait clairement penser à du Sergio Leone qui y a participé, et c'est du bonheur. La différence réside dans les divers gags burlesques de Terence Hill mais qui font vraiment rire. Henry Fonda en cow-boy sur le déclin est géant. La critique.
 

 
         39.  Certains l'aiment chaud (1959)

38 certains l'aiment chaud

certains l'aiment chaud           Une belle grosse surprise pour ce film que j'appréhendais de voir. Je ne m'attendais pas du tout à ça car j'avais ce gros cliché de la Marylin Monroe "poupoupidou" dans la tête et ça me gavait d'avance. C'était la première fois que je la voyais dans un film et même si elle surjoue beaucoup, je l'ai trouvée excellente dans son rôle. Je ne m'attendais pas à un film aussi drôle, en fait, surtout en nous proposant deux mecs qui se travestissent (chose qui habituellement me laisse de marbre et me soûle). Tony Curtis et Jack Lemmon assurent dans leurs rôles et font marrer, c'est tout ce que je demandais. En plus de ça, le film enchaîne les situations burlesques et les quiproquos savoureux, j'ai donc passé un superbe moment. Il y a toujours ce thème du "je veux épouser un milliardaire" qui est un peu récurrent dans les films de cette époque, mais ça ne m'a pas gêné et certaines scènes sont vraiment hilarantes. Je retiens notamment la scène sur le bateau, lorsque "Joséphine" drague Alouette en enchainant les mensonges et que celle-ci ne se rend compte d'absolument rien, pendant que "Daphné" se fait chier avec un vieux monsieur un peu envahissant. Très drôle et je n'ai eu aucun moment d'ennui pendant 2h.
 
 
         40.  Little Big Man (1970)

40 little big man

          J'ai rarement l'occasion de voir des films avec Dustin Hoffman et Little Big Man est une pure merveille. Un poil long peut-être, mais tellement passionnant à suivre qu'on ne voit pas le temps passer. Enormément d'humour qui passe merveilleusement bien et un côté décalé que j'ai beaucoup apprécié. Merci Anaïs de m'avoir poussé à le regarder. La critique. 

 

         41.  Misery (1990)

41 misery

           Comme très souvent, une adaptation réussie d'un roman de Stephen King. Je ne sais pas pourquoi la quasi intégralité des films provenant de King sont aussi réussis, mais c'est pur plaisir à lire comme à regarder. J'ai légèrement préféré le livre pour Misery, même si l'ambiance est parfaitement restranscrite, que l'horreur est palpable et que le duo James Caan / Kathy Bates est hallucinant. La critique. 

 

         42.  Watchmen (2009)

42 watchmen

           Jolie découverte de fin d'année, il fallait le mériter pour voir ce film, qui est passé un soir à la télé à 23h30. Sachant qu'il dure lui-même pas loin de 2h30, j'ai tenu bon et avec facilité, car le scénario et la mise en scène sont extrêmement prenants. Un excellent film de super héros qui se permet de posséder un visuel magnifique. La critique.
   
 

         43.  The Machinist (2004)

43 machinist

           Bon à partir de cette place, le classement ne veut plus dire grand chose car on peut dire que j'ai autant adoré The Machinist à la 43e place que A Scene at the Sea à la 51e. Ceci dit, j'ai eu l'énorme bonne surprise de trouver Christian Bale génial d'un bout à l'autre, très impliqué dans son rôle avec cette transformation physique presque terrifiante. Moi qui avait du mal avec cet acteur car je le trouve sans charisme, il m'a vraiment convaincu. Qui plus est, le film est bien foutu, original et prenant. La critique.
 


         44.  Les Sentiers de la Gloire (1957)

44 sentiers gloire

           Encore une belle découverte chez Kubrick, qui traite déjà de la guerre quelques années avant Full Metal Jacket. Le film ne m'a pas marqué de bout en bout, à part la scène de plaidoirie par Kirk Douglas qui reste gravée grâce au talent de l'acteur et la virtuosité de la mise en scène, ainsi que la scène finale qui est une merveille légèrement lacrymale. La critique.

 

         45.  Metropolis (1927)

45 metropolis

           Si on exclut les Charlie Chaplin que je ne critiquerai qu'en 2012, c'est le film le plus vieux que j'ai vu jusqu'à maintenant. J'ai adoré me plonger dans ce cinéma vieux de presque un siècle et m'émerveiller  devant ce monument historique qui passe sous nos yeux. De tous les arts, le cinéma est l'un des seuls à ne pas posséder beaucoup d'oeuvres de plus d'un siècle. Quand on voit Metropolis aujourd'hui, on ne peut qu'être déstabilisé par cette prise de conscience et ça m'a vraiment marqué. La critique.
 
 

         46.  My Blueberry Nights (2007)

46 blueberry nights

           Déçu par mon premier Wong Kar Wai (Chungking Express qui est un peu déroutant), j'ai cette fois-ci adoré de bout en bout My Blueberry Nights. Peut-être le fait de voir des acteurs plus connus m'a-t-il aidé à mieux apprécier (Natalie Portman, Jude Law, Rachel Weisz, Norah Jones tous géniaux), mais je pense surtout que le scénario m'a plus emballé. Un très joli film plein de poésie. La critique.
 
 

         47.  Bienvenue à Gattaca (1997)

47 gattazca

           Lui aussi est un sacré film, considéré par beaucoup comme culte, même s'il m'a manqué un tout petit pas pour le qualifier de chef d'oeuvre. Un je-ne-sais-quoi qui n'était pas présent et aurait dû l'être. Peut-être à cause de l'image parfois trop sombre, de l'émotion qui a du mal à passer, je ne sais pas. Mais toujours est-il que c'est du pur cinéma à voir absolument (c'est si rare de pouvoir apprécier le somptueux jeu de Uma Thurman...). La critique. 
  
 

         48.  127 heures (2011)

48 127 heures

           Encore Danny Boyle, encore un superbe film qui peine néanmoins à raconter des choses. Ceci dit, ce n'était pas facile de faire de cette histoire incroyable un long-métrage, puisque tout se passe au même endroit et que c'est dénué d'action. Par la mise en scène, la musique, Danny Boyle parvient à nous transmettre le côté éprouvant de cette épreuve et c'est spectaculaire. La critique.

 
 
         49.  Le Nom des gens (2010)

49 le nom des gens

          Très drôle, très émouvant aussi, les larmes s'alternent avec les éclats de rire et c'est ce que j'appelle un putain de bon film français. Sara Forestier est hilarante par son côté agaçant et Jacques Gamblin n'a besoin que d'un regard pour émouvoir. La critique.
 


         50. Le Bruit des Glaçons (2010)

50 bruit glaçons

           Film qui se rapproche un peu de Deux jours à tuer : Albert Dupontel + durée 1h20 + film français très original. Je ne sais pas pourquoi Dupontel a tendance à rendre les films français hors du commun, mais ça fait du bien à voir. Mais faut pas oublier Dujardin qui excelle. Le film est teinté d'humour noir, très noir et moi ça me fait rire. Y'a juste quelques petites longueurs et des passages moyens (le fils qui se tape la bonne, je veux pas faire mon Julien Lepers mais "ah non, je dis non"). La critique.
 
  
         51.  A Scene at the Sea (1991)

51 scene at the sea

           Mon tout premier Kitano qui m'a vraiment énormément plu. Encore une belle découverte d'un nouveau réalisateur pour cette année 2011, ça m'a fait plaisir. A Scene at the sea est sublime, avec une photographie et une réalisation soignées, tout en silence, en humour décalé et en poésie sur une histoire d'amour entre deux souds-muets et le surf. C'est vraiment somptueux. La critique.
  

 
         52.  L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (1998)

52 homme chevaux

           Si je ne m'abuse, dernier film vu cette année (si on oublie Lady Vengeance que je comptabiliserai pour 2012). Un très bon film que j'ai toujours évité de voir pendant une bonne dizaine d'années. Je pensais l'apprécier moins que ça parce que je m'attendais à un film nian-nian sur les chevaux, et finalement il ne l'est pas tant que ça. La réalisation de Robert Redford reste néanmoins assez classique (un peu trop pour moi), avec les musiques ultra-douces et une histoire très prévisible. Ca n'empêche que le scénario est touchant et bien construit, traitant à la fois le cas de la jeune Grace jouée par la prometteuse Scarlett Johansson et celui de sa mère Annie, admirablement interprétée par Kirstin Scott Thomas. Les deux histoires sont passionnantes et se relient très bien avec la relation mère/fille un peu compliquée. J'ai surtout été ravi de découvrir Kristin Scott Thomas dans ce rôle, parce qu'avant j'avais des à-priori très négatifs sur cette actrice. Donc une belle révélation pour moi car son jeu et son regard sont justes et poignants. Scarlett Johansson est très bien dans son rôle aussi, en gamine chieuse professionnelle mais évidemment pleine de souffrance à cause de son accident. Quant à Robert Redford, il brille devant et derrière la caméra même si son rôle est assez prévisible.

homme chevaux           Le gros atout du film est principalement de ne pas tomber dans le cliché du "mari méchant/superficiel" contre "l'amant romantique et sage" qu'on aurait pu attendre car c'est une sauce qu'on nous ressert sans cesse. Au contraire, ici le rôle du mari (joué par Sam Neill) est assez inattendu car il s'avère tout aussi compréhensif et amoureux de sa femme que Tom Booker. Les deux personnages se valent totalement, et ce n'est finalement pas entre les deux hommes qu'Annie va devoir choisir, mais entre deux modes de vie différents. Le choix final doit être extrêmement difficile pour elle et pour les deux hommes, mais le film se concluera de façon assez logique et réaliste (on aurait pu s'attendre à une fin cul-cul alors qu'elle est terrible pour au moins 2 personnages). Bref, L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux est un film magnifique et porté par de sublimes acteurs, alors pourquoi seulement 52e ? Tout simplement parce que je suis quasiment insensible au monde équestre et que (bien que j'adore ces animaux) j'ai toujours du mal à piger cette fascination pour les chevaux. Je ne vais pas dire que les scènes de ralentis sur les chevaux au galop dans la plaine m'ont gavé, mais elles m'ont laissé assez insensible et je n'ai pas ressenti ce qu'un admirateur du cheval doit éprouver. Ceci dit, le film est incontestablement réussi.
 
 

         53.  Buried (2010)

53 buried

           Une bonne surprise pour ce film assez angoissant et claustrophobe. La réussite de ce film tient dans la mise en scène et les cadrages, qui lui confèrent une atmosphère tendue (on reste quand même presque 2 heures dans un cercueil sans jamais en décoller). Le scénario tombe dans certains petits travers, mais Buried vaut le coup d'être vu ne serait-ce que pour sa fin immense. La critique. 

 

         54.  Le premier jour du reste de ta vie (2008)

54 premeir jour

           Un excellent film français où, à mon goût, Jacques Gamblin est celui qui tire le mieux son épingle du jeu. Drôle, touchant, très bien monté (le film), c'est un excellent moment en perspective avec un casting de haute volée. La critique.
 
  

         55.  Alien (1979)

55 alien

           Film culte depuis plus de 30 ans, Alien n'a pas vieilli ou peu, et j'ai été extrêmement surpris par la qualité incroyable de l'image et de la photographie qui restent intactes aujourd'hui. Le film fout un peu les jetons, sans plus, mais est un bijou de réalisation. Il arrive malheureusement si loin dans le classement parce que je suis pas fan des effets gores/liquide blanchâtre. Je sais que ça va gueuler, mais j'assume. La critique.



         56.  The Fountain (2006)

56 the fountain

          En voilà un film pas évident à critiquer. Pour simplifier, je vais simplement dire ce que j'en ai pensé, sans chercher à développer les points sombres du scénario assez complexe. J'ai premièrement beaucoup aimé ce scénario, vraiment très très original par la façon avec laquelle il a été traité. Le film est décomposé selon trois époques, avec à chaque fois le même personnage. Tout d'abord Tomas, un conquistador du XVIe siècle, puis Tommy, un scientifique de nos jours, et enfin Tom, un astronaute du futur qui voyage dans l'espace. Tous les trois recherchent la même chose pour différentes raisons : la Fontaine de Jouvence, censée offrir l'immortalité. Qui y parviendra ? Tous ? Aucun ? C'est la question qu'on se pose jusqu'à la fin, que je ne vais bien sûr pas révéler. Les trois époques sont toutes mélangées au cours du film, nous offrant ainsi plusieurs images absolument pas chronologiques. La première époque n'est qu'un récit inventé par la femme de Tommy, tandis que la troisième est réellement le futur de Tommy, il s'agit selon moi de la même personne et ça me parait logique.

the fountain        Le sujet de la Fontaine de Jouvence est abordé de façon magnifique, puisque tour à tour le personnage principal la recherche pour différentes raisons (premier cas : par appât du trésor, deuxième cas : pour sauver sa femme gravement malade, troisième cas : pour la rejoindre). Les trois sujets sont traités avec grande beauté, qu'elle soit scénaristique comme visuelle. J'ai personnellement préféré la partie dans le futur, visuellement superbe, où Tom voyage dans l'univers au centre d'une bulle en compagnie d'un arbre. Tout le film est vraiment beau et parfois difficile à suivre, mais le final est réjouissant. Hugh Jackman est tout simplement parfait dans les trois rôles, tout comme Rachel Weisz que j'apprécie beaucoup. Du même réalisateur, j'ai quand même largement préféré Black Swan et Requiem for a Dream. La raison est simple : premièrement The Fountain cherche parfois à être trop tape-à-l'oeil dans son visuel et en fait parfois beaucoup trop, ce qui m'a gêné, et deuxièmement le film souffre d'une absence d'intensité dans la musique. Dans une BO, on aime souvent que les musiques s'intensifient afin de procurer plus d'émotions, de frissons. Dans The Fountain, le ton est toujours le même, ce qui est dommage. Un très bon film néanmoins.
 

 
         57.  True Grit (2011)

57 true grit

           Clairement pas le meilleur des frères Coen, mais clairement pas le pire non plus, j'aime le fait que le western tende à revenir à la mode et True Grit s'avère drôle, épique malgré des toutes petites longueurs qui constituent le seul petit hic du film. La critique.
           
      

         58.  Persepolis (2005)

58 persepolis

persepolis           Ce film ne méritait pas d'être si loin dans le classement, cependant mon souvenir est vague. Je vous remets la critique que j'avais écrite sur Allociné quand je l'ai vu. Excellent film, un peu dans la veine de Valse avec Bachir que j'avais également trouvé succulent. En plus de nous en apprendre plus sur l'histoire de l'Iran et ainsi faire tomber pas mal de préjugés sur ce pays et sa culture, le film regorge d'humour, d'émotion, de poésie. La réalisatrice Marjane Satrapi a signé ici un sacré petit bijou autobiographique, passionnant et esthétiquement réussi. Le noir et blanc, parsemé de temps en temps de scènes en couleurs, met en valeur la beauté du sujet traité et on s'attache très rapidement à cette jeune femme et son passé, notamment sa grand-mère très drôle. Vraiment un film très poétique sur la liberté, l'adolescence, la différence, qui dénonce autant les malheurs qu'elle a pu subir dans son pays d'origine que les préjugés qu'on a en Europe vis-à-vis de ce pays. C'est à la fois incisif et fin, agréable à regarder et instructif. Que demander de plus ?
   
 

         59. Brothers (2004)

59 brothers

           Trois acteurs de talent réunis au sein de ce film dramatique qui atteint des sommets d'émotion, notamment dans la scène finale. Je n'attendais pas tant de ce film et ce fut une très agréable surprise. La critique.

   

 

         60.  Minuit à Paris (2011)

60 minuit a paris

           Je ne savais pas à quoi m'attendre et j'y suis allé la veille des oraux d'agrégation pour me détendre et penser à autre chose. Et ça a bien marché, j'ai passé un très bon moment à rire (et même à éclater de rire à l'apparition de certains personnages comme Adrien Brody ou Gad Elmaleh). C'est peut-être bien mon film préféré de Woody Allen pour ce que j'ai vu de lui actuellement. La critique. 

 

         61.  Le grand bleu (1988)

61 grand bleu

          J'ai adoré ce film de Luc Besson qui nous prouve ici (une fois de plus) qu'il est capable du pire comme du meilleur. C'est un film que je devais voir depuis longtemps et je n'ai pas été déçu un instant. Accompagné d'une BO sublime signée Eric Serra, ainsi que de deux acteurs grandioses, Le Grand Bleu est un film qui passe tout en douceur au rythme de l'océan, le véritable personnage du film. Jean Reno et Jean-Marc Barr interprètent respectivement Enzo Molinari et Jacques Mayol, deux hommes profondément attachés à la mer, tellement qu'une véritable compétition d'apnée, une rivalité mais également une profonde amitié vont naître entre ces deux camarades d'enfance.

grand bleu           Un film humain, beau et très poétique qui m'a passionné du début à la fin. Le dénouement du film est une merveille d'émotion et de sensibilité, vraiment très symbolique vis-à-vis de l'océan, ainsi qu'une scène que j'ai particulièrement aimé (Mayol dans son lit, oppressé par la mer qui arrive vers lui depuis le plafond). Humour très présent, notamment grâce à la sublime Rosanna Arquette que j'ai absolument adoré dans ce film. Cette actrice est un vrai rayon d'humour et de délicatesse, son rôle est loin de tous clichés et très intéressant, prise "entre deux eaux" comme dirait l'autre, entre la vie qu'elle aimerait vivre avec l'homme qu'elle aime, et celle que lui voudrait avoir (obnibulé par l'océan). On sent de la complicité entre les deux acteurs principaux, formidables, notamment Jean-Marc Barr qui ne prononce pas beaucoup de mots mais fait passer beaucoup grâce à son visage innocent. Un grand moment de cinéma, mais qui ne me passionnera peut-être pas autant la deuxième fois.
 
 

         62.  Mosquito Coast (1987)

62 mosquito

           Un film avec Harrison Ford assez méconnu mais que j'ai eu grand plaisir à découvrir un soir à la télé. Le scénario est irréprochable, le thème abordé intelligent et le dénouement effrayant. La critique.
 
 

         63.  L'impasse (1993)

63 impasse

           S'il arrive si tard dans le classement c'est tout simplement parce que moi et la mafia, ça fera toujours 2. Mais L'Impasse a clairement quelque chose de plus que les autres films du genre, car il nous présente un personnage principal très attachant et loin des stéréotypes habituels. La course-poursuite de 20 minutes est du pur bonheur, tout comme le dénouement du film et le générique final, émouvants. La critique.



         64.  This is England (2006)

64 this is england

          Un très beau film qui fait incontestablement penser à American History X sans jamais en atteindre la puissance. Mais ça fait plaisir de découvrir un film similaire, d'autant que le scénario est presque le même : un gamin va se faire influencer par un type néo-nazi qui sort de prison. Le film est effrayant, parce que le fait de voir un gosse si jeune se faire entraîner aussi rapidement dans la violence et les idéologies douteuses est assez marquant, d'autant que visiblement personne dans son entourage ne semble faire quelque chose pour l'aider à se débarrasser de l'emprise de Combo. Combo se sert de la mort du père de Shaun pour le sensibiliser à sa cause et c'est moche, très moche. This is England est film qui doit être vu en VO je pense. C'est vraiment le truc qui m'a gêné quand je l'ai vu, puisque je l'ai vu sur Arte et qu'il passait évidemment en VF. Je sais que Arte est une chaîne franco-allemande, et qu'il est donc normal qu'elle propose le film en VF ou en version allemande, mais pour une chaîne qui se revendique culturelle, on pourrait au moins avoir la possibilité de choisir la VOST, car ça dégoûte un peu d'avoir à choisir entre deux mauvaises versions.

this is england        Bon, ceci dit le film ne passe pas trop mal non plus et il bénéficie d'un final des plus marquants, lorsque Combo se déchaîne et déverse toute sa haine la plus forte contre l'un de ses camarades. Ce personnage fait peur mais fait également pitié, car on sent vraiment qu'il ne sait pas lui-même d'où lui vient cette haine, ni pourquoi il ne peut pas la contrôler. This is England est donc efficace pour expliquer que la plupart des gens racistes n'ont aucune raison de l'être. Dans ce film, la raison semble être la jalousie de l'enfance heureuse/malheureuse, et Combo est donc plutôt émouvant au final (même s'il reste un véritable salaud). Deuxième grande qualité du film, qui n'apparait jamais dans American History X, c'est que le film nous montre deux "écoles" chez ces skinheads en appuyant sur le fait que certains d'entre eux sont des gens plus cools et avec de bonnes valeurs. Ca dédiabolise un peu cette communauté qui n'est pas uniquement constituée d'enfoirés racistes et violents adorateurs d'Hitler comme le veut le cliché. Bref, un bon film qui manque cependant d'une meilleure réalisation (je l'ai trouvée parfois un peu hasardeuse) contrairement à celle d'American History X qui est prodigieuse.
 
 
 

         65.  Sherlock Holmes (2009)

65 sherlock holmes

       Encore une excellente surprise qui concluera ce top, même si je reste toujours aussi indécis concernant la manière de traiter le personnage de Sherlock Holmes. Je ne connais pas bien Sherlock Holmes ni Watson, mais j'ai eu l'impression qu'en leur donnant cette dimension très "actuelle", ça dénaturait les personnages de Conan Doyle. Si quelqu'un qui s'y connait dans cette littérature pouvait me confirmer que ce film de Guy Ritchie ne pose pas de problème vis-à-vis du héros littéraire, ça m'aiderait à ôter ce doute. En fait, je crois que j'aurais adoré ce film au plus haut point si le personnage principal en avait été un autre et s'il ne désignait pas explicitement Sherlock Holmes. Qui plus est, dans mon esprit Holmes est bien plus grand que Watson (ce qui est peut-être faux et dans ce cas faudrait que je me renseigne, faut avouer), donc j'ai eu du mal à m'habituer au choix des acteurs.

sherlock holmes         Néanmoins, le film est une pure beauté visuelle, la réalisation est vraiment marquante et la plupart des scènes sublimes. Les magnifiques ralentis donnent un souffle épique au film (les explosions qui se produisent à un moment juste à côté de Sherlock Holmes, quel pur bonheur ! De même pour les anticipations de combat de Holmes avec la voix off efficace, du grand cinéma). Qui plus est, et même si j'ai toujours des doutes sur la bonne adaptation des personnages d'un point de vue "combat", j'ai été subjugué par l'adaptation sur grand écran de la logique de Sherlock Holmes. Robert Downey Jr est génial dans son rôle, généralement très drôle, très classe, impressionnant. Je ne sais pas comment l'expliquer mais à le voir jouer ce rôle, on ressent clairement toute l'intelligence et la logique de Sherlock Holmes, et c'est très fort. Bref, un excellent film qui verra une suite à la fin du mois. Je me laisserai peut-être tenter.
 







           Si vous cherchez des films à voir absolument, vous pouvez aisément taper dans le top 30 et même pousser à 65, c'est du bon !




 

Partager cet article

Repost 0
Published by Sebmagic - dans Critiques de films

commenter cet article

Commentaires

Film streaming 03/05/2014 01:59

Je tiens à vous dire que vos articles me sont très utiles!

Naom K 03/04/2014 20:41

Comment as-tu pu mettre Taken dans ce top...? Je comprends qu'il se soit fait descendre par la presse! C'est un navet ultraprévisible, moralisateur et raciste. Je vomis ce film.

Laurentdu85 29/03/2014 20:13

Salut, c'est vrai j'ai un peu d'âge et un pur cinéphile.
300 dans la liste, ce n'est pas que je n'ai pas aimé, mais pour ma part Ridley Scott a fait mieux dans le genre, et le film est tourné façon clip video.
J'ignore ce que tu as vu à ce jour, mais j'ai pu constater que tu es prêt à tout voir, contrairement à mes enfants, et j'apprécie cela, Métropolis de Fritz Lang est inconnu pour beaucoup, tu peux aussi essayer M le maudit du meme auteur
Egalement tu peux aussi prendre du temps pour regarder ces réalisateurs avec quelques exemples de films:
Chaplin, en plus du cité, les temps modernes, la ruée vers l'or, le kid sont mes préférés (il faut aimer le cinéma muet mis à part le dictateur).
Hitchcock: Tu peux les mater tous
John Ford, Les raisins de la colère, et pour les western et les fans de John Wayne, tu as le choix
David Lean: Dr Jivago, Lawrence d'arabie
John Sturges avec en plus de la grande évasion, les 7 mercenaires, Règlemement de comptes à OK Corral
Sergio Leone: Tu peux tout regarder, pour ma part le bon, la brute et le truand avec il était une fois en amérique , la révolution et dans l'ouest sont mes préférés.
Stanley Kubrick: Idem. Pour ma part: Shining tiré de stephen king avec un énorme ,Jack Nicholson, Les sentiers de la gloire, Barry lindon, Orange mécanique pour les parties de ça va ça vient sur fond de Beethoven, Full métal Jacket avec vincent d'onofrio en baleine, Dr folamour, 2001...mais il ne faut pas dormir, ...
Francis Ford Coppola: Apocalypse now, le parrain 1,2,3, et Dracula
Scorcèse: Taxi driver, Les affranchis, Les infiltrés, Casino, ... Il y en a trop d'excellent
Ridley scott: Alien 1, Blade runner,Thelma et Louise, Gladiator, ...
Alan Parker: Midnight express, mais aussi Pink Floyd the wall, Angel Heart quand Mickey Rourke ressemblait encore à quelqu'un et un De Niro dantesque à souhait, Mississipi burning
David lynch, en plus du cité que j'adore, Mulholland drive, Sailor et lulla et les autres, mais il faut le suivre.
Dans le même trip, Tim Burton est excellent et je suis fan.
Clint Eastwood comme réalisateur a fait beaucoup de bombe, tu aimeras surement Sur la route de Madison, et comme le vin plus il vieillit plus c'est bon.
Je ne peux pas tout te citer, parce que je t'en mettrai des pages, il y en a tellement de bons réalisateurs et films. Va voir aussi dans les vieux films, Italiens (Visconti, Comencini,...), Bergman.
Et je suis assez d'accord avec certains, le dernier "jeune" réalisateur qui m'a baffé dans ces délires c'est le Tarantino.
Je ne t'ai pas parlé du cinéma Français, Marcel Carné, la bataille du rail, Paris brule t-il, Marcel Pagnol, Henri-Georges Clouzot, et depuis je pense que nous sommes meilleurs dans le comique avec des perles Georges Lautner et ces tontons flingueurs, y en a même qui sont devenus aveugles, Gérard Oury, Francis Veber avec le diner de cons.., même si j'ai encore quelques bonnes surprises: Intouchables.
Quand à Besson, Léon est celui que je préfère.

Enfin tout ça pour te dire que je vais découvrir les films que tu as notés et qui me sont inconnus pour me faire un avis et t'orienter vers tes préférences.

Laurent

Sebmagic 30/03/2014 19:58

Bonjour !

Merci pour tous ces conseils, depuis 2011 j'ai vu énormément de nouveau films et plein de belles découvertes.

Parmi les films cités, j'en ai vu une grande partie et ce sont des films que j'ai beaucoup appréciés. Kubrick, Chaplin font partie des mes réalisateurs préférés.

Si tu veux un aperçu de ce que j'ai vu et de ce que j'apprécie, tu peux voir ce petit top :
http://sebmagic.over-blog.com/article-les-100-films-a-voir-absolument-ma-liste-68509464.html

:) 27/10/2013 16:34

Que justice soit faite

Personne 09/10/2013 11:17

C votre avis!

Sebmagic 09/10/2013 11:33

Oui.

Identity

  • : Vol au-dessus du 7e art
  • Vol au-dessus du 7e art
  • : Critiques subjectives d'un amoureux du cinéma.
  • Contact

Recherche Du Bonheur

Syndication (RSS)

http://idata.over-blog.com/3/93/29/14/hatRSS_white.png

Ne le dis à personne

 

Il est strictement interdit de redistribuer, copier, republier le contenu de ce blog sur votre site, blog ou forum

  Ce blog est sous la protection des Droits d'Auteur et de la Propriété intellectuelle. © Vol Au-Dessus du 7e Art & Sebmagic 2010 - 2014.

 

_______________

 visiteur(s) en ligne

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -