29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 11:59

         Après plusieurs articles sur ses films, je conclus par un article sur l'actrice elle-même (ça faisait très longtemps que j'avais pas écrit dans la section "Personnalités"), suivi d'un petit classement de ses films selon mes goûts. Natalie Portman (sans h !) est une actrice que j'apprécie énormément et qui a fait un bon petit bout de chemin sur grand écran, depuis Léon en 1994. Elle atteindra de façon certaine des sommets impressionnants, à l'allure où elle va, et c'est d'ailleurs déjà le cas aujourd'hui.


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           Encore une fois, cet article ne parlera que de Natalie Portman en tant qu'actrice et non en tant que personne. Je me répète sûrement mais je déteste la surmédiatisation des stars et surtout le côté people qui va avec. Je ne comprendrai jamais les gens à l'affût de toute info totalement privée et je les méprise même un peu.


          Bref, je me fous complètement de sa vie privée, du moment qu'elle me procure quelque chose au travers de ses rôles, et c'est évidemment le cas. Natalie Portman a 30 ans et on a pourtant l'impression qu'elle est dans le cinéma depuis très longtemps. Elle est mondialement connue depuis seulement une douzaine d'années (depuis Star Wars car avant la nouvelle trilogie de Georges Lucas, l'actrice n'était pas vraiment sur le devant de la scène internationale). Paradoxalement, j'ai trouvé que son rôle dans Star Wars fut l'un de ses moins bons, m'enfin j'en reparlerai dans les détails plus bas. Toujours est-il que sa filmographie est impressionnante et je trouve formidable qu'elle choisisse ses films aussi bien. Malgré quelques fautes de parcours (mais pas plus de 2 ou 3 parmis ceux que j'ai vu), elle déçoit rarement par le choix de ses films et c'est un bon point, car ses rôles sont souvent marquants, voire inoubliables pour certains comme V pour Vendetta, Léon ou Garden State.


          Ce que j'aime chez cette actrice, c'est qu'elle est l'une des rares de nos jours à posséder un jeu aussi juste, ce qui fait d'elle l'une des meilleures actrices du moment (si ce n'est la meilleure pour ma part, finalement). Ses rôles ne sont pas toujours très variés, ce qui tend à en excéder certains, mais elle est tellement puissante et efficace dans son style que j'ai beaucoup de mal à lui reprocher. Effectivement, il est rare de voir un film dans lequel Natalie Portman ne finit pas en pleurs, mais quel plaisir pour l'émotion ! Elle est habituée au rôles dramatiques et ils lui vont comme un gant. Mais quand on voit son immense talent dans le domaine, on comprend que les réalisateurs exploitent ce don d'actrice inégalé. Et quand je dis inégalé, je pèse mes mots car pour moi, il n'y a qu'elle pour réussir à jouer le drame et la tristesse de façon aussi juste et touchante, la seule capable de transmettre autant de frissons, voire des larmes, en une seule scène (je parle ici seulement des actrices). A chaque fois que ses personnages se mettent à pleurer, c'est toujours poignant et très réaliste, et ce talent ne finit jamais de m'impressionner. D'où le titre de l'article d'ailleurs, car le caractère poignant et extrêmement touchant de l'actrice est pour moi le trait de son jeu qui la caractérise le mieux.


          Ce talent a été dévoilé dès son premier film, Léon, où elle est terriblement émouvante, à seulement 12 ans. A mon avis, Luc Besson a fait ici la découverte de la décennie. Une vraie révélation qui se confirme aujourd'hui avec les multiples récompenses qu'a obtenu Portman, synonymes de grands rôles très marquants. Alors malheureusement, on peut reprocher à Natalie Portman de n'avoir pas d'autres expressions que la tristesse. Je répondrais qu'elle le fait magnifiquement bien, tellement qu'on lui donne peut-être rarement l'occasion de jouer autre chose. Ceci dit elle est quand même capable de jouer des rôles un peu plus secs voire méchants, comme dans Deux soeurs pour un roi ou Black Swan, ou encore extravagants comme dans My Blueberry Nights et Closer. Il n'en demeure pas moins que dans chacun de ses films, elle a toujours son petit moment à elle pour nous montrer ce qu'elle fait à la perfection, ce qui parfois peut sauver un film du naufrage total (comme récemment avec Sex Friends).


          Bref, pour résumer, les rôles de Natalie Portman sont parfois extravagants, parfois sombres, mais souvent touchants, doux et sensibles, voire déprimants. Souvent dans le rôle d'une femme livrée à elle-même qui en prend vraiment pour son grade (flagrant dans V pour Vendetta ou Un hiver à Central Park), il est rare que je sois insensible à ses rôles, cela même lorsque le film est faible (comme Closer). En toute occasion, elle sait relever le niveau d'un film en nous transportant très loin, ce qui fait d'elle (à mon goût) une actrice d'une qualité rare qui n'a pas fini de nous éblouir par son talent.


           Je vais maintenant commenter les films que j'ai vu d'elle, en mentionnant uniquement ceux dans lesquels elle est actrice. Je ne parlerai alors pas de son travail de réalisatrice, qui de toutes façons n'est pas encore assez volumineux pour pouvoir en tirer des conclusions sur ses capacités derrière la caméra. Son unique réalisation (hormis dans New York, I love you que je n'ai pas vu), un court-métrage de 17 minutes intitulé Eve, ne m'a pas emballé plus que ça malgré la présence de Lauren Bacall, mais je ne m'attarderai pas dessus car on sent quand même qu'elle y a mis tout son coeur.


            J'ai classé les films que j'ai vu par préférences, en allant toujours du meilleur au moins bon. Je n'ai pas encore trouvé l'occasion, ni l'envie, ni les moyens de voir le reste de sa filmographie, mais si vous pensez que je suis passé à côté d'un chef d'oeuvre n'hésitez pas à me le signaler (en particulier : que vaut New York, I love you ?).








          1. Léon (1994, Luc Besson)

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          Tout premier rôle de Natalie Portman mais pour moi le plus marquant de tous. Sa prestation est absolument grandiose pour une gamine de cet âge, et il est clair qu'avec ce film l'actrice s'assurait déjà un avenir très prometteur. Il lui a pourtant fallu attendre 5 ans avec Star Wars pour se propulser vraiment, je trouve étrange que ça ait été si long. Pour moi, Léon est clairement le meilleur film de Natalie Portman, le meilleur de Jean Reno et le meilleur de Luc Besson. Une véritable pépite à tous points de vue, grâce à des personnages extrêmement attachants. A seulement 12 ans, Natalie Portman nous livre une interprétation étonnamment adulte et dure. Il est d'ailleurs assez amusant de voir qu'à ses débuts, l'actrice jouait des rôles très mûrs pour son âge, tandis qu'ensuite elle a pu interpréter des rôles plus candides comme dans Garden State ou Black Swan. Il n'empêche que j'aurai beau revoir ce film encore et encore, le talent de cette toute jeune actrice me surprendra toujours, avec déjà à l'époque cette faculté impressionnante à nous faire décrocher quelques larmes. Jean Reno est également juste et touchant, dans un rôle au contraire plus naïf et enfantin. Comment oublier ce petit couple hors norme ? Mathilda et Léon resteront l'un des duos les plus touchants du cinéma. Bref, j'ai déjà fait un article à propos de ce chef d'oeuvre.



          2. V pour Vendetta (2006, James McTeigue)

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          J'en franchement hésité à mettre ce film en première place car il surpasse clairement Léon en terme de scénario, de puissance émotionnelle et même de jeu d'actrice. Mais j'ai quand même tenu à valoriser le tout premier rôle de Portman. Toujours est-il que V pour Vendetta reste incontestablement mon film préféré de l'actrice, et même l'un de mes préférés tous films confondus. Une pure merveille dans laquelle Natalie Portman excelle avec une puissance hallucinante, d'un bout à l'autre (à noter aussi qu'elle garde toute sa grâce avec le crâne rasé). Un film qui fait frissonner, qui fait pleurer, qui impressionne, qui frappe. Je n'ose pas imaginer ce qu'aurait donné le film avec une autre actrice. Film d'anticipation relevant du génie, à la fois visuellement et scénaristiquement, V pour Vendetta m'a marqué pour ses nombreuses scènes absolument anthologiques (à mon goût), comme tout le passage de l'enfermement d'Evy, mais également le final grandiose. Un monument du 7e art, dont j'ai fait une critique plus longue ici.



          3. Black Swan (2011, Darren Aronofsky)

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          Clairement l'un des plus grands films de 2011, et il est dur de réfuter ici l'Oscar de la meilleure actrice qu'elle n'a vraiment pas volé. Une pure beauté qui nous plonge dans l'univers (certes déformé) très noir de la danse. Portman joue un double rôle effrayant et skizophrénique qui m'a bluffé et prouve les capacités grandioses de la comédienne. Avec un rôle à double tranchant (au début douce, enfantine et fragile comme elle sait le faire, pour évoluer vers un personnage plus brutal et malsain afin de conclure le film sur un mélange des deux, émotionnellement très puissant), elle livre presque deux prestations, celles du cygne blanc et du cygne noir, et le résultat est captivant, poignant, génial. L'article ici.



          4. Garden State (2005, Zach Braff)

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         Un rôle touchant et un peu plus excentrique pour la jeune femme dans un film signé Zach Braff. L'acteur-réalisateur signe un coup de maître et offre à Natalie Portman l'un de ses plus grands rôles. Terriblement drôle, irrésistible, magnifique, purement géniale, elle donne à son personnage un côté décalé et innocent qui ne laisse pas indifférent. Un personnage qui représente typiquement le genre de personnes qu'on aimerait rencontrer. Même si le film est plutôt centré sur le personnage de Zach Braff (qui est d'une justesse et d'un comique troublants), le réalisateur laisse toute sa place à Natalie Portman qui est en quelque sorte le deuxième personnage principal du film. Le duo fonctionne à merveille et nous offre des scènes de pur délire, mais surtout de pure émotion. Car ces deux personnages un peu perdus ne peuvent que toucher le spectateur et j'ai du mal à croire qu'on puisse ne pas aimer ce film. La critique ici.



          5. My Blueberry Nights (2007, Wong Kar-Wai)

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          Je ne sais absolument pas comment classer les places 5, 6 et 7. Comme je ne parviens pas à me décider, on va considérer qu'ils sont tous les trois à égalité. Je commence par le film de Wong Kar-Wai qui a su créer ici un film d'une grande poésie, tout en prenant le risque de prendre une chanteuse pour le rôle principal : Norah Jones. Celle-ci est à mon goût une belle révélation même si son personnage peut paraître fade à côté des personnages secondaires du film, en particulier Natalie Portman. Elle a ici un rôle différent de d'habitude et ça fait plaisir, parce que ça marche aussi bien. Comme quoi, il ne faut pas lui donner toujours la même chose car elle est capable d'être tout aussi crédible dans un personnage plus extravagant. Contrairement à l'habitude, Natalie Portman interprète ici une femme sûre d'elle, influente, tout en gardant un jeu merveilleux. Son personnage n'en demeure pas moins touchant notamment lors de sa toute dernière scène, sur un ralenti et une musique sublimes. L'article complet ici.



          6. Un Hiver à Central Park (2009, Don Roos)

natalie portman un hiver a central park


          Voilà un coup de coeur qui m'a beaucoup surpris, notamment parce que je ne m'attendais pas à un film si bon. Encore une fois, c'est l'actrice qui fait pratiquement tout, et j'ai particulièrement adoré son personnage, terriblement triste et déprimant car sa vie est moralement insupportable. Très touchant, le film m'a même fait tiré quelques larmes, je ne m'y attendais vraiment pas. Je ne vais pas répéter tout ce que j'ai déjà dit sur cet article.



          7. Brothers (2010, Jim Sheridan)

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          Excellent film, dramatique à souhaits, que je conseille à tout le monde. On est déjà à la 7e place du classement et les films sont encore de haut niveau. Il est surprenant, et surtout très bien interprété. Chacun des 3 acteurs principaux livre une prestation excellente. On découvre Jake Gyllenhaal dans un rôle un peu différent de d'habitude : plus rustre et plus dur. Son rôle est captivant et sa relation avec son frère intéressante. Tobey Maguire n'est pas toujours crédible à 100% mais il nous offre des scènes terribles et poignantes (notamment la scène du meurtre et tout ce qui s'ensuit pour lui psychologiquement). Et que dire de Natalie Portman ? Toujours aussi géniale, ce film et ce rôle confirment qu'elle est certainement l'une des meilleurs actrices de ces dernières années. Poignante dans un rôle dramatique qui lui va à ravir, elle éblouit l'écran de sa présence et son talent va vraiment la mener loin. Un vrai drame psychologique qui va s'étendre sur tous les personnages et créer une tension et un stress croissants. Un film à la fois tendre et dur, traité avec très peu de clichés et beaucoup de sensibilité. Le jeu des acteurs se fait tout en finesse, tout comme la profondeur des personnages, abordés de façon très juste et très réaliste. Les trois personnages ont chacun une relation particulière entre eux (ce qui fait en tout 3 relations totalement différentes mais magnifiquement mises en scène). De la relation difficile entre deux frères que tout oppose à la relation mari/femme assez complexe et parfois effrayante due à un traumatisme de guerre, tout en passant par la subtile relation, ambiguë, entre Grace et son beau-frère, le film nous tient en haleine tout en nous émeuvant, et on peut dire que Brothers s'approche parfois de la perfection de ce côté. Qui plus est, la fin du film est parfaite, pleine de tension, de drame, de beauté et conclut cette aventure à la perfection, tout en nous laissant matière à réfléchir sur les conséquences terribles que peut avoir la guerre sur un être humain. Très intense, et mené d'une main de maître par un trio de comédiens absolument époustouflants. A voir absolument.



            8. Hôtel Chevalier / A bord du Darjeeling Limited (2007, Wes Anderson)

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          Car Natalie Portman a joué également dans quelques courts-métrages, Hôtel Chevalier est à distinguer de The Darjeeling Limited, et ce même s'il a été diffusé juste avant le film dans toutes les salles, quasiment en guise de prologue. C'est d'ailleurs assez surprenant de prendre au cinéma une place pour The Darjeeling Limited, de s'assoir dans la salle et de voir s'afficher "Hôtel Chevalier, de Wes Anderson". Ca surprend mais on se laisse faire, et le court-métrage est loin d'être anecdotique. Réalisé avant le film, Wes Anderson ne savait pas exactement que faire de ses 13 minutes : les inclure dans le film, les placer avant, après ? Distinguer les deux ? Finalement, les deux oeuvres sont vraiment à ne pas confondre et à ne pas fusionner, même si le personnage de Jason Schwartzman est sensiblement le même dans les 2 métrages.

         Bref, Hôtel Chevalier est une petite réussite de la part d'un des réalisateurs les plus originaux que je connaisse. Son style étant bien à part et pouvant lasser assez rapidement (ce n'est pas mon cas mais c'est une critique qu'on lui fait souvent), on peut dire que le court-métrage lui va vraiment bien, car il permet de nous faire entrer dans son univers un peu décalé le temps d'un petit quart d'heure, en nous emportant dans une histoire assez mystérieuse. Le court-métrage est vraiment intéressant car les deux personnages sont emprunts de mystère. On ne sait pas exactement leur passé, ni leur futur, on entrevoit simplement 13 minutes de leur vie dans un hôtel. Le personnage de Natalie Portman est charmant et intrigant, et tout le mystère va constamment être préservé jusqu'à la fin, notamment avec ces hématomes sur les bras. Résultat, Wes Anderson nous présente deux personnages qui ont visiblement une lourde et longue histoire, sans jamais nous l'expliquer. C'est balaise, ça donne une grande profondeur et une grande crédibilité aux personnages, sans jamais tomber dans l'excès d'explications, et sans jamais frustrer le spectateur. C'est très balaise. Les cadrages et les mouvements de caméra sont somptueux (travellings maîtrisés), la musique nous emporte dans cette chambre d'hôtel comme si on y était, et l'histoire entre les deux personnages captive suffisamment, grâce à l'originalité des deux personnages. L'humour est très présent dans ce petit film (c'est l'un des nombreux atouts de Wes Anderson), comme par exemple la toute fin du film vraiment très fine (j'irai même jusqu'à dire intelligente), lorsque Jack Whitman invite sa petite amie à aller voir sur le balcon la magnifique vue sur Paris. La caméra suit les deux personnages qui regardent devant eux cette fameuse vue, jusqu'à ce qu'elle nous dévoile la mascarade avant de passer au générique. J'adore, et je vous mets la vidéo si vous voulez vous en faire une idée :


 



           J'en profite également pour toucher un mot de A Bord du Darjeeling Limited, ce qui me donnera l'occasion de faire une critique de ce film fabuleux. Il se trouve que Natalie Portman joue un rôle minuscule dans le film, clin d'oeil au court-métrage Hôtel Chevalier. Cependant, c'est un rôle tellement anecdotique qu'il n'est pas intéressant d'en parler plus que ça. Bref, The Darjeeling Limited est purement génial, vraiment un excellent film qui surprend. J'ai vraiment beaucoup ri lorsque je suis allé le voir au cinéma et j'aimerais vraiment le voir une seconde fois. Les acteurs sont excellents, palme à Adrien Brody, superbe comme à son habitude, avec un talent vraiment fou. Mais Owen Wilson et Jason Schwartzman sont également très bons et le trio nous sort de jolies scènes d'humour et d'émotion. Et quel bonheur de voir apparaitre l'excellent Bill Murray ! Le film nous plonge dans une ambiance hors norme et propre à Wes Anderson, réalisateur original qui sort des sentiers battus et qui me plait vraiment beaucoup. Le film se présente sous forme de road trip entre trois frères qui décident de traverser l'Inde pour renouer leurs liens d'autrefois. Leur quête spirituelle ne va pas se produire comme prévu puisqu'ils vont rapidement se retrouver seuls dans le désert avec leurs valises, une imprimante et une machine à plastifier. En bref, un film décalé à voir, unique en son genre, burlesque et somptueux. A ne pas louper.



          9. Paris je t'aime (Faubourg Saint-Denis) (2006, Tom Tykwer)

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           Encore un court-métrage particulièrement réussi qui s'inscrit de façon magnifique au milieu des 18 courts-métrages de Paris, je t'aime. Faubourg Saint-Denis dure seulement 5 minutes mais est une oeuvre très originale, à la fois dans sa trame et son dénouement, mais surtout dans sa réalisation. Beaucoup d'excellentes idées aidées par une voix off utile, qui permettent au spectateur de s'attacher aux deux personnages en quelques minutes seulement. Ce n'est pas évident, mais c'est un pari gagné. Critique du film complet ici.



           10. Les Fantômes de Goya (2007, Milos Forman)

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          Clairement pas son meilleur rôle, mais le film porte à la réflexion et parle d'un épisode de l'Espagne assez terrifiant, celui de l'Inquisition. Le film s'appuie sur le peintre Francisco Goya même s'il s'intéresse moins à celui-ci qu'à ses autres personnages, en particulier ceux de Natalie Portman et de Javier Bardem. Un excellent casting pour servir un film qui, malgré son grand nombre de qualités pendant la première partie, se perd peu à peu jusqu'à un final à mon goût décevant. Voir l'article consacré au film ici.



           11. Free Zone (2005 - Amos Gitaï)

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          Avec ce film, Natalie Portman évolue dans Jérusalem (ville de naissance de l'actrice) dans une réalisation assez originale mais parfois pas suffisamment passionnante. Le contexte du film est captivant (le conflit israëlo-palestinien), mais celui-ci est vu au travers d'une histoire finalement peu significative voire totalement anecdotique, malgré le casting magique. Cependant, les 6 premières minutes du film sont une preuve indiscutable du talent lacrymal hallucinant de Natalie Portman, qui montre ici à quel point elle peut être touchante sans jamais prononcer un mot. On ne connait rien du personnage, on ne sait pas où elle est, mais Natalie Portman parvient à nous la rendre touchante rien qu'avec son talent, c'est vraiment très fort. La fin du film est également une merveille, il est juste dommage que tout le milieu soit si fouillis, si confus. Voir ma critique ici.



           12. Deux soeurs pour un roi (2008, Justin Chadwick)

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          Pas un film extraordinaire, car dans le domaine du film d'époque on a franchement vu beaucoup mieux. Je ne suis pas certain que le casting ait été optimal, car on sent les comédiens (en particulier les acteurs) assez peu inspirés. Natalie Portman surpasse à mon goût Scarlett Johansson qui, même si elle a le rôle principal, n'écope pas d'un personnage particulièrement passionnant. Qui plus est, le film passe parfois presque pour un téléfilm de M6, ce qui est dommage. Malgré tout, je n'ai pas été totalement déçu par Deux soeurs pour un roi, notamment grâce aux deux actrices, Natalie Portman jouant ici un rôle à deux facettes. Assez méchante et cruelle pendant tout le film, elle finira par nous émouvoir (encore et toujours) lors de la fin du film avec une scène des plus poignantes (j'en ai encore quelques frissons). Voir mon article complet ici.


           13. Mars Attacks! (1996 - Tim Burton)

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            Tout comme Heat ci-après, Mars Attacks! vient si tard dans le classement tout simplement parce que Natalie Portman y tient un rôle très secondaire. EN dehors de ça, le film est hilarant en grosse parodie des films de SF des années 50. Très bon casting, humour absurde et délirant, Tim Burton sort là une excellente comédie. Natalie Portman joue le rôle de la fille du président (Jack Nicholson) et malgré ses courtes apparitions, son personnage est plutôt drôle, plein de nonchalance avec des répliques très drôles. Voir l'article ici.



           14. Heat (1995 - Michael Mann)

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          Un film plutôt bon, mais qui ne m'a pas emballé plus que ça. Je pense qu'il faut absolument que je le revoie pour m'en faire un avis tout neuf, car je reste persuadé d'être passé à côté de quelque chose. Quoiqu'il en soit, je ne peux pas classer ce film plus haut dans cet article spécial "Natalie Portman", tout simplement parce qu'elle y tient un rôle minime. Cependant, à l'instar de Léon, l'actrice campe ici une fillette très mûre pour son âge, et son jeu d'actrice à seulement 13 ans a de quoi impressionner. La critique ici.



           15. Closer, entre adultes consentants (2005, Mike Nichols)

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          Film pas foncièrement médiocre, mais quand même terriblement décevant. Heureusement que Clive Owen et Natalie Portman sont là pour relever le tout, car en plus du scénario franchement cliché et pas original, le casting n'est pas au top de sa forme. Julia Roberts ne surprend guère, personnellement je l'ai toujours trouvée insupportable, mais Jude Law m'a par contre surpris par la fadeur de son personnage. Je venais de voir My Blueberry Nights et la différence est flagrante. Je retiens quand même d'excellentes scènes de Closer, notamment la crise de larmes de Natalie Portman face à sa rupture avec Jude Law (et oui, je sais, mais que voulez-vous je suis constamment touché par les interprétations de tristesse de cette actrice), ou encore les discussions entre les protagonistes lors de l'expo de photos. Film à voir ne serait-ce que pour le changement de coiffure de Portman entre chaque scène (ou presque). A un moment, lorsqu'elle dort sur un canapé, on croirait vraiment revoir la petite Mathilda de Léon, et ça fait un petit effet sacrément bizarre. Voir ma critique complète.



           16. Deuxième trilogie Star Wars (1999-2005, Georges Lucas)

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          Je n'ai pas honte de dire qu'à part La Revanche des Sith qui relève magnifiquement le tout, je n'ai pas aimé cette nouvelle trilogie de Star Wars. Ce qui est pour certains la plus grande épopée cinématographique de tous les temps n'est pour moi qu'une saga assez faible et pas toujours convaincante (la première trilogie est réussie, c'est incontestable, mais la nouvelle est sérieusement dispensable à mon goût, même si elle ajoute des dimensions supplémentaires à l'histoire, notamment au niveau de la politique). Ces trois films sont également pour moi les perfomances les moins convaincantes de Natalie Portman, qui abuse souvent de son côté tendre et larmoyant, sauf que là ça ne passe plus pour moi. Tout simplement parce que les raisons de cette tristesse ne m'ont pas touché, et que son couple avec Anakin est pour moi totalement sans intérêt, sauf éventuellement à la fin lorsque le personnage d'Ewan MacGregor lui vient en aide.

              Bref, résumons film par film. Le premier épisode, La Menace Fantôme, n'est pas si mal. Ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais il est correct. On regrette simplement le fait qu'il n'y ait pratiquement aucun humour, voire carrément aucun, comparé à la fabuleuse trilogie avec Harrison Ford. Cependant, Liam Neeson et Ewan McGregor sont des acteurs talentueux, ainsi que Natalie Portman. Malgré quelques longueurs, l'histoire reste captivante et il est intéressant de voir un peu l'enfance de Dark Vador. L'anecdote intéressante du film est qu'en plus de propulser Natalie Portman sur le devant de la scène, il a également permis à Keira Knightley d'évoluer sur grand écran, dans le rôle de la doublure de la reine Amidala (il faut dire que les deux actrices, à l'époque mais également aujourd'hui, se ressemblent beaucoup (ce n'est pas excessivement flagrant mais il arrive parfois, en regardant des photos, de ne pas savoir directement qui est dessus)). Les effets spéciaux sont vraiment bons, par contre, ce qui ne sera plus le cas dans le second volet.

             Celui-ci (L'attaque des Clones) n'est en effet pas super passionnant, les jeux d'acteurs laissent clairement à désirer (à part pour Ewan McGregor, fidèle à lui-même). L'histoire de ce film n'est vraiment pas prenante et même si on sent Anakin commencer à passer du mauvais côté, il n'y a guère de choses plus intéressantes dans cet opus... Les effets spéciaux sont, la plupart du temps, assez moches, ce qui est surprenant, et on oublie vite le film. Cette histoire de Clones est absolument peu captivante, et on regrette franchement Liam Neeson. Bref, clairement un très mauvais film pour moi, un volet totalement raté qui n'est pas loin d'être un supplice à suivre tant il est creux et dénué d'humour (mais où est passé le Georges Lucas d'antan ?).

        Quant au dernier volet (La revanche des Sith), il est clairement le meilleur des trois, même si toujours désespérément vide d'humour. Je m'attendais, certes, à un film bien meilleur que les deux précédents, mais pas à ce point ! Les deux premiers épisodes sont vraiment peu passionnants, souvent surjoués, les effets spéciaux sont assez faibles, et l'histoire ne m'a pas intéressé. Ici, c'est tout le contraire qui se produit. Les acteurs sont vraiment géniaux (à commencer par Ewan McGregor, puis Hayden Christensen). On assiste à des effets speciaux très spectaculaires, et SURTOUT à des scènes passionnantes qui nous montrent comment Anakin Skywalker est passé du côté obscur pour devenir le mythique Dark Vador. Et la seule chose qu'on peut faire, c'est finalement le plaindre. Influencé par le chancelier, et aveuglé par son amour, on comprend mieux son choix. La trame politique est très intéressante. Du coup, tandis que les épisodes I et II semblaient plutôt inutiles pour cette saga, l'épisode III se révèle quant à lui totalement nécessaire. La fin du film est absolument gigantesque, le combat final entre Anakin et Obi-Wan est sublime, frissonnante et dure. Un coup de maître. Mais (pour rester dans l'esprit de cet article) définitivement pas le meilleur rôle de Portman.



           17. Sex Friends  (2011, Ivan Reitman)

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          A l'approche de la fin du classement, on va aborder le dernier film de Natalie Portman sorti au ciné : Sex Friends. Je ne m'attendais pas franchement à un chef d'oeuvre en allant le voir, et ça n'a pas loupé. Scénario cliché, attendu, assez peu original. La complicité entre Ashton Kutcher et Natalie Portman fait plaisir à voir quand même, cette dernière nous offrant une performance excellente et touchante en fin de film. Par contre, au niveau humour, il faudra repasser car justement il ne passe pas toujours. Voir la critique.



           18. Tout le monde dit I love you  (2004, Woody Allen)

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          Vous vous dites que si je mets ce film en dernier, c'est parce que Natalie Portman a un rôle minuscule voire inaperçu. Alors il y a de ça, mais y'a aussi que j'ai franchement pas accroché du tout à ce Woody Allen. Totalement décevant pour ma part. Avec Woody Allen, à part Scoop et Minuit à Paris, j'enchaîne les déceptions. Bon, de prime abord je ne suis pas fan de la comédie musicale (même pas du tout). Cependant je sais les apprécier quand elles sont bonnes (comme par exemple Sweeney Todd ou bien sûr West Side Story). Mais là, je l'ai trouvé franchement à la limite du supportable. Woody Allen enchaîne les clichés sur l'amour (mais d'après ce que j'ai vu de lui, c'est un peu sa spécialité) et nous pond surtout une comédie musicale banale et très convenue. Alors certes, il souhaite rendre hommage au genre mais chez moi ça ne passe absolument pas. Je déteste au plus haut point ce genre de chansons chorégraphiées de façon immonde (à mon goût bien sûr). Pour moi, tout ça n'a aucune saveur, sonne terriblement faux et ce ne sont pas les personnages qui réhaussent le tout. Le jeu de Julia Roberts, comme souvent, est tout juste passable et Woody Allen nous ressort son personnage habituel. C'est exactement le même personnage que dans Scoop, petit bonhomme qui bégaye et dit des choses pas toujours cohérentes, c'est censé provoquer le rire mais ça m'a laissé de marbre. Il m'avait fait beaucoup rire dans Scoop car je ne m'y attendais pas, mais le fait de comprendre qu'il ressert ce personnage dans beaucoup de films m'agace. Ca fait un peu "ça marche alors on change pas". Bref, ça m'incite désespéremment pas à considérer cet homme comme le "génie" dont on m'avait parlé.








          J'en ai donc fini avec cette actrice, j'espère que vous l'appréciez autant que moi, car je la considère certianement comme mon actrice préférée (pour le moment), rien que pour les multiples émotions qu'elle a réussi à me faire parvenir au travers de sa filmographie (V pour Vendetta, Garden State, Free Zone, Un Hiver à Central Park, Léon, Deux soeurs pour un roi, Les Fantômes de Goya, Brothers, Black Swan m'ont tous touché voire bouleversé de façon plus ou moins forte, simplement grâce à son talent inoui).



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Published by Sebmagic - dans Personnalités

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 17:42

         Aujourd'hui s'achève ma semaine consacrée à l'actrice (j'espère que ça n'a pas été trop long ni trop laborieux), avec un ultime article pour discuter un peu de son talent et de l'intégralité de ses films. Après ce billet je ne parlerai plus beaucoup d'elle, excepté à l'occasion de ses prochains films que j'irai sans doute voir au cinoche. Qu'on l'apprécie ou qu'elle nous agace, une chose est quasi certaine : Keira Knightley a joué dans quelques excellents films et on n'a pas fini de la voir jouer, vu sa popularité. Ayant commencé sa carrière très jeune (à 10 ans) avec des apparitions très secondaires dans des téléfilms et séries TV dont je ne parlerai pas ici, elle est devenue mondialement connue avec Pirates des Caraïbes alors qu'elle n'avait que 16-17 ans. Depuis, sa carrière a explosé et on la voit régulièrement à l'affiche des cinés. Revenons donc un peu sur son parcours.

 

keira knightley

 

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        Elle fêtera bientôt ses 26 ans et a pratiquement autant de films à son actif. Aujourd'hui elle est connue de tous mais il y a 8 ans, ce n'était pas du tout le cas. En 2001 ou 2002, je me souviens l'avoir vue pour la première fois à la télévision dans un téléfilm bas de gamme qui passait par hasard : Le Royaume des Voleurs. A l'époque je ne la connaissais absolument pas, comme la plupart des gens, et j'ai immédiatemment remarqué qu'elle avait un truc, un petit talent qui rendait son personnage moins fade et moins banal que les autres. Un regard expressif, parfois malicieux, des expressions de visage assez particulières, ça m'avait frappé. Certes, l'actrice n'est pas moche mais ce n'est pas de ça dont il est question ici. Outre son charme évident, je trouvais que cette actrice avait un talent qui s'élevait au-dessus de ce qu'on voit habituellement dans les téléfilms de l'après-midi, clairement. Un potentiel prometteur. Quoiqu'il en soit, 3 ou 4 ans plus tard, je me suis décidé à regarder Pirates des Caraïbes à l'époque où je ne savais pas du tout de quoi parlait le film et où j'avais seulement entendu "vaguement" parler de Johnny Depp. Et là paf, j'ai immédiatemment reconnu ces mimiques et ce truc que j'avais capté et presque immédiatemment oublié quelques années plus tôt. J'ai tout de suite reconnu l'actrice et j'ai donc pu mettre un nom dessus. C'est à partir de ce moment que je m'étais mis en tête de voir sa filmographie. Je suis tombé par hasard sur The Hole à la télé, j'ai acheté le DVD du Roi Arthur à E.Leclerc, bref : depuis Pirates des Caraïbes j'ai pratiquement vu tous ses films, car vraiment je trouve que Keira Knightley a du talent. Mais ça n'a pas été constant.


         Mon intérêt pour son jeu et ses films a effectivement cessé du jour au lendemain (ou presque) quand elle a commencé à se lancer dans des films d'époque, à costumes. Essentiellement, je m'étais arrêté à Domino en 2005, car Orgueil et Préjugés ne m'intéressait absolument pas et que la suite de sa filmographie n'était pas non plus mon style de cinéma. Jusqu'à aujourd'hui, la carrière de la comédienne est divisée en 2 parties qui se transforment en 3. De 2002 à 2005, elle a eu des rôles vraiment différents, incarnant tour à tour un garçon manqué dans Joue-là comme Beckham, une guerrière au coeur pur dans Le Roi Arthur, une jeune femme joyeuse et pleine de vie dans la comédie romantique Love Actually, puis déprimée et sombre dans le thriller dramatique The Jacket. Bref, un éventail de rôles assez variés qui a atteint son paroxysme avec Domino. Sous l'aile de Tony Scott, elle y incarne le rôle principal, celui d'une chasseuse de prime indépendante et dynamique dans un rôle presque inattendu pour elle. Elle prend des risques en se la jouant caïd mais ça marche d'enfer. Totalement crédible, elle surprend et obtient l'un de ses meilleurs rôles.


         Puis, à partir de 2005, toute cette polyvalence est tombée à plat et son image a totalement changé. Devenant l'égérie du parfum Chanel, on la voit alors comme une femme super classe, élégante et ses rôles se cantonnent presque exclusivement dans des films à costumes comme Orgueil et Préjugés, Reviens-Moi, The Duchess, Soie ou même The Edge of Love (bien que ce dernier diffère des précédents et annonçait un renouveau). Toujours le même rôle : celui de la jeune femme qui attend patiemment le retour de son aimé. Alors bien sûr, le talent est toujours là mais elle ne surprend plus. Elle garde ce tonus, ce rire si particulier, cette voix et ce petit truc dans le regard qui lui donnent son allure pétillante et sa classe, mais malheureusement on commence à se demander si ce n'est pas le début de la fin, car il est vraiment moche pour un acteur d'être catalogué dans une seule catégorie et de ne plus pouvoir en ressortir.


         Cependant, on peut se rassurer car les prochains films de l'actrice semblent enfin s'écarter de ce genre cinématographique qui lui colle trop à la peau et ne passionne qu'une petite partie du public. 2011 s'annonce comme un retour à des rôles plus diversifiés, plus contemporains, et ça fait plaisir. J'ai d'ailleurs hâte d'aller voir Last Night et surtout Never Let Me Go qui semblent être des films moins "neuneus". Attention, je ne dis pas que les films d'époque sont neuneus, car j'apprécie ce style cinématographique (j'ai d'ailleurs très récemment terminé sa filmographie que j'avais abandonnée en 2005 et j'ai été ravi). Cependant, on ne peut pas dire que ce genre soit ultra avenant ni passionnant au premier abord. Il garde quand même un aspect cul-cul la praline qui peut déplaire. Pour moi, ce changement de registre est bon signe pour la suite de sa carrière, d'où le titre de cet article. Notons cependant que c'est dans ce genre de rôles qu'elle a été nominée à plusieurs reprises en tant que "meilleure actrice".


         On va maintenant passer à sa filmographie. J'ai énormément de mal à faire un classement donc je vais simplement la reprendre de façon chronologique. De toutes façons, ils sont pour la plupart très différents (sauf pour la période 2006-2009) et j'ai aimé la quasi-totalité d'entre eux. Attention, je n'ai pas encore vu "Soie" (pour ceux qui croient que je l'ai oublié) et je ne compte pas le faire tout de suite, car le sujet me semble terriblement chiant et que l'actrice se retrouve une fois de plus dans un rôle où elle est prévisible (mais je me trompe peut-être).


         Note : comme d'habitude lorsque je parle de personnalités, je ne m'attarde que sur le jeu d'actrice et la carrière de Keira Knightley et pas sur les infos people ou rumeurs que j'exècre (exemple : je ne supporte pas d'entendre à tout va qu'elle est anorexique. Certes, elle est plus maigre que la moyenne, mais il ne faut pas oublier que l'anorexie est une maladie grave, faisons gaffe aux mots que nous utilisons. Vous remarquerez que si vous recherchez dans Google "keira knightley", la proposition "keira knightley anorexique" arrive très rapidement, preuve qu'elle est très souvent définie par cet adjectif. Je trouve ça à la fois irrespectueux et ridicule).






          Star Wars Episode I - La Menace Fantôme (1999, Georges Lucas)

keira knightley star wars


          L'un des premiers rôles de Keira Knightley, à 13 ans, où elle est évidemment passée inaperçue. Elle a été choisie en raison de son étonnante ressemblance avec Natalie Portman, et on raconte même que les mères respectives des deux actrices étaient incapables de les reconnaître sur le lieu de tournage (ce dont je doute fortement, mais j'imagine que ça tient plus de la petite blague). Elle joue, dans le film, la doublure de la reine Amidala et je dois bien avouer que la première fois que j'ai vu ce film, je n'avais même pas remarqué que les deux actrices étaient différentes (faut dire que j'avais pas capté le coup de la doublure car je dormais à moitié...). Je n'ai pas grand chose à ajouter sur ce rôle puisqu'elle apparaît très peu, si ce n'est que le film en lui-même n'est vraiment pas exceptionnel. Pas un gâchis total, mais l'ennui est palpable à cause du manque cruel d'humour. Un film correct cependant.



          The Hole (2001, Nick Hamm)

keira knightley the hole


          Dans ce film, l'actrice interprète Frankie, une jeune femme aguicheuse, garce et un peu dévergondée qui attire la jalousie de sa meilleure amie Liz, jouée par Thora Birch. Ce film d'horreur (ou plutôt d'angoisse) se démarque des autres car il est vraiment crédible et relativement bien foutu. Keira Knightley est géniale et superbe dans l'un de ses premiers grands rôles, tandis que Thora Birch joue encore une gamine insupportable (rôles dans lesquels elle excelle). L'intrigue est bien menée, elle montre parfois certains passages sous des points de vue différents. Le film nous place dans un sombre contexte de claustrophobie et de malaise. Une adolescente, Liz, est retrouvée couverte de sang. Dans un bunker non loin sont retrouvés les corps de trois de ses amis, morts. Elle explique alors, de façon légèrement incohérente, qu'ils avaient décidé tous les quatre de s'enfermer dans ce bunker pendant trois jours afin d'éviter un voyage scolaire. Mais au bout de deux semaines, bloqués à l'intérieur à cause de la clé perdue, ils ont fini par périr... J'ai remarqué tout à l'heure que c'était Desmond Harrington qui jouait le rôle de Mike (je me disais bien avoir vu le Joseph Quinn de Dexter autre part !). Ce thriller est assez angoissant, glauque et même relativement choquant sur la fin, et le scénario est impeccable avec un twist final très correct. Vous pouvez aller voir cet article où j'en parle un peu (attention aux spoilers !).



          Le Royaume des Voleurs (2001, Peter Hewitt)

keira knightley princess of thieves


          Dernier rôle de l'actrice dans un téléfilm (ou presque), qui s'est ensuite propulsée sur le grand écran (ça se comprend !). Un téléfilm sans grande prétention mais où l'actrice s'en sort vraiment bien en rendant son personnage assez intéressant et particulier. Elle interprète Gwyn, la fille de Robin des Bois et tout le monde la prend pour un garçon dès qu'elle se coupe les cheveux. J'ai déjà fait un article complet sur Princess of Thieves ici.



          Pure (2002, Gillies MacKinnon)

keira knightley pure


         Un rôle "mignon" pour la jeune femme dans un film totalement inconnu en France. Et dans le genre inconnu, il est difficile de faire pire. Il n'y a guère que les fans de l'actrice pour savoir que ce film existe et pour avoir la curiosité de le voir. Et pourtant, c'est une histoire touchante sur la drogue vue depuis les yeux d'un petit garçon. Keira Knightley interprète une jeune femme, Louise, qui va venir en aide à celui-ci. Une histoire sympathique avec des côtés dramatiques, qui a été pour moi une très bonne surprise. Ma critique complète ici.



          Joue-là comme Beckham (2002, Gurinder Chadha)

keira knightley joue la comme beckham


          C'est avec ce film que Keira Knightley a commencé à être mondialement connue. Aux côtés de Jonathan Rhys-Meyers et Parminder Nagra, elle interprète le rôle de Jules, une jeune femme qui se lie d'amitié avec Jess, une indienne qui souhaite se lancer dans le football féminin malgré l'interdiction formelle de ses parents. Comme son idole David Beckham, Jess commence à devenir douée jusqu'à ce que son entraîneur se pose quelques questions sur sa famille. On n'échappe pas à l'histoire d'amour et de jalousie pour le beau Rhys-Meyers qui en fait des tonnes, mais le film n'est pas ridicule loin de là. D'ailleurs, cette intrigue est complètement reléguée au second plan, le film traitant essentiellement de la différence entre les deux cultures au sein de l'Angleterre. Le mariage devant obligatoirement se faire avec un indien sous peine d'être mal vue, le respect des traditions indiennes, tout y passe et on a ici une comédie souvent amusante. Ce film nous en apprend sur la culture indienne, très passionnante, Parminder Nagra incarne parfaitement son rôle qui soulève plusieurs questions. Outre le sujet de mélange des cultures, on a surtout affaire au thème du conflit des générations qui est actuellement de plus en plus important. On suit cette famille indienne en Grande Bretagne qui souhaite à tout prix garder ses coutumes et ses traditions. Seulement, la fille n'est pas de cet avis et ne voit pas pourquoi elle ne pourrait pas faire du football et se marier avec un blanc. Un film vraiment à voir, même pour ceux qui détestent le foot comme moi, car il dépeint également l'amitié entre deux jeunes femmes issues de milieux différents. Keira Knightley a ici un rôle de garçon manqué et ne manque pas de vie et de gaité. L'humour est présent, notamment lorsque tout le monde croit que les deux filles sont amoureuses l'une de l'autre, et le tout se regarde avec intérêt et sans ennui. Vraiment un bon film avec une brève apparition de David Beckham himself. Un film plein de finesse qui donne la pêche.



          Pirates des Caraïbes - la trilogie (2003-2007, Gore Verbinski)

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          Une trilogie bien sympathique qui a totalement révélé l'actrice, fabuleuse dans le rôle d'Elizabeth Swann/Turner. Aux côtés de l'excellent de délirant Johnny Depp qui fait presque les films tout seul et du moins bon Orlando Bloom, elle prend part à un trio amusant au coeur d'une intrigue intéressante et divertissante. L'actrice a de bonnes répliques dans un rôle parfois assez physique. Je ne vais pas répéter tout ce que j'ai déjà dit sur cet article.



          Love Actually (2003, Richard Curtis)

keira knightley love actually


          Petite comédie sympathique et pleine de vie et d'amour, c'est probablement l'un des seuls films du genre que je peux voir et revoir sans me lasser. Même si la moralité est basique voire indigeste pour certains (l'amour est partout), le film est agréable, nous présentant diverses intrigues amoureuses au coeur de l'Angleterre. Keira Knightley a un rôle touchant face à Andrew Lincoln et fait pétiller l'écran avec ses jeux de regard expressifs. La critique complète ici.



          Le Roi Arthur (2004, Antoine Fuqua)

keira knightley roi arthur


         Encore une preuve de talent pour l'actrice qui apparaît ici dans un film épique aux côtés de Clive Owen. A la fois douce et guerrière, la Guenièvre présentée ici est différente du personnage de la légende, mais cette adaptation terre-à-terre de l'histoire est intéressante et Keira Knightley nous offre une très belle prestation, à la fois touchante et dynamique. Guenièvre est clairement annoncée comme opposante à la religion chrétienne mais néanmoins au service des plus faibles, une excellente archère pleine de courage et de détermination, ce qui change de la pieuse Guenièvre de la légende. Un rôle intéressant qui nous offre une autre vision de la célèbre reine. Critique complète ici.



           The Jacket (2005, John Maybury)

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          Pas le meilleur rôle de sa carrière, dans un film qui est pourtant l'un de ses plus intéressants. Il lui est souvent reproché d'en faire trop et cette accusation n'est pas complètement infondée. Même si son talent ne dépérit pas, il faut avouer qu'elle a parfois un regard trop appuyé et un léger surjeu, notamment au début du film. Dans la deuxième partie du film, elle est pourtant très correcte en jeune femme légèrement dépressive et esseulée. Ma critique de ce superbe film ici.



           Domino (2005, Tony Scott)

keira knightley domino 2


          Certainement son meilleur rôle, mais pas dans son meilleur film. Dirigée par Tony Scott, la jeune femme est ici totalement différente de ce qu'on l'a vu jouer auparavant. Un registre musclé, violent, où elle incarne la chasseuse de prime Domino Harvey, ce film étant un hommage à cette femme à la vie dangereuse. Keira Knightley s'est impliquée d'un bout à l'autre dans ce rôle et le résultat est impressionnant. Totalement crédible (c'était le risque principal), elle est absolument incroyable. On regrette légèrement que le film ne soit pas plus beau visuellement, c'est-à-dire qu'il aurait pu prendre un peu plus son temps. Mais au moins, on ne s'ennuie pas car l'action ne s'arrête jamais et le film est explosif et haletant. Aux côtés de Mickey Rourke, l'actrice est impressionnante. Voir l'article consacré au film ici.



           Orgueil et Préjugés (2006, Joe Wright)

keira knightley pride and prejudice 3


          Après Domino, la comédienne change radicalement de registre en s'impliquant dans un film beaucoup plus romantique, pratiquement à l'eau de rose. Une histoire d'amour adaptée d'un roman de Jane Austen, où elle interprète Elizabeth Bennett amoureuse du mystérieux et timide Mr Darcy. Un film pour lequel elle a reçu de nombreuses nominations, dont une pour l'Oscar de la meilleure actrice qu'elle n'a pas obtenu. Il faut dire qu'elle excelle avec une prestation incroyable, même si l'intrigue du film est prévisible. Voir ma critique ici.



           Reviens-Moi (2008, Joe Wright)

keira knightley reviens moi 2


          Après avoir terminé la saga Pirates des Caraïbes, Keira Knightley retourne vers Joe Wright pour une seconde collaboration, à mon goût bien meilleure que la précédente. Ici, l'actrice a un jeu assez différent de d'habitude, avec un caractère froid et distant. Ca change mais c'est loin d'être mauvais, bien au contraire. C'est l'acteur James McAvoy qui récolte la palme dans un rôle émouvant, poignant et sombre. Un film passionnant, visuellement très beau et avec une fin magnifique. Un véritable chef d'oeuvre à mes yeux, que je n'oublierai pas de si tôt. Voir mon article complet ici.



           The Duchess (2008, Saul Dibb)

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          Encore un film d'époque pour Miss Knightley qui s'en sort avec les honneurs. Elle donne la réplique à Ralph Fiennes avec talent et justesse. Poignante, intéressante, on a de la compassion pour ce personnage et le film m'a personnellement beaucoup plu. Une grande classe. La critique ici.



           The Edge of Love (2010, John Maybury)

keira knightley the edge of love 2


          Cinq ans après The Jacket, elle retrouve John Maybury pour ce film qui n'est absolument pas connu en France car très mal distribué. Ce qui est dommage car il n'est pas si mauvais. C'est loin d'être un chef d'oeuvre en raison de grosses longueurs et passages inutiles, mais la dernière partie du film est particulièrement sombre, poignant et magnifique, grâce à Cillian Murphy qui fait un boulot de maître. Le début du film est intéressant pour Keira Knightley qui s'offre ici un rôle assez différent. Avec une grande classe, un grand chapeau et un style propre aux années 40, elle séduit même si son personnage devient relativement banal à partir de la moitié. Voir ma critique complète.



           Never Let Me Go (2011, Mark Romanek)

keira knightley never let me go 2


          L'un des films que j'attendais le plus en 2011, et qui constitue une grosse déception pour moi. Keira Knightley est ravissante, émouvante, géniale comme toujours et comme les acteurs qui l'entourent dasn ce film. Mais le sujet est à mon goût mal traité avec une BO lourde et trop de bons sentiments qui n'ont pas pris sur moi. Dommage, je souhaitais vraiment adorer. Voir ma critique.



           Last Night (2011, Massy Tadjedin)

keira knightley last night


          En compagnie de notre frenchie Guillaume Canet, Keira Knightley retrouve un univers plus contemporain (c'est pas trop tôt !). Entre le drame et la romance, ce film intrigue et émeut plus que je ne l'aurais pensé. Le scénario n'est pas aussi bateau qu'on pourrait le croire et sème le doute jusqu'à la fin. La splendeur, la fragilité et le talent de Keira Knightley sont impressionnants, et son duo avec Guillaume Canet est rempli d'émotion. Voir la critique.



           A Dangerous Method (2011, David Cronenberg)

keira knightley dangerous method


          Film décevant de la part de David Cronenberg qui effleure ici un sujet intéressant mais jaamis mis en valeur. Ennuyeux, fade, classique, c'est un film qui ne restera pas dans les mémoires même s'il donne l'occasion à l'actrice de montrer son talent (sans nier un léger surjeu par moments). Voir la critique.



           Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare (2012, Lorene Scafaria)

keira knightley seeking a friend


          Dans la parfaite lignée des films sur la fin du monde, Seeking a friend for the end of the world est une comédie romantique sur fond d'apocalypse. Keira Knightley cotoie Steve Carell dont les talents comique et tragique sont exemplaires. La fin du film est une pure beauté. Voir la critique.



           Anna Karenine (2012, Joe Wright)

keira knightley anna karenine


          Malgré quelques minuscules défauts (entre autres, une trame parfois un peu ennuyeuse), Anna Karenine est d'un esthétisme impressionnant, mettant en valeur le talent inébranlable de Keira Knightley, absolument étincelante. La réalisation et la mise en scène sont sublimes. Voir la critique.







          J'en ai donc fini avec cette actrice, j'espère que vous l'appréciez autant que moi, sinon j'imagine que la semaine a été laborieuse pour vous (le gars pas prétentieux qui pense que tout le monde le lit !). Personnellement, je trouve que Keira Knightley est une étoile montante du cinéma qui va certainement devenir l'une des meilleures actrices de sa génération (si elle ne l'est pas déjà). Elle entre de façon évidente dans le top 3 de mes actrices préférées.





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Published by Sebmagic - dans Personnalités

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 18:49

         Bruce Willis, un acteur totalement culte et inévitable pour les cinéphiles et qui fait presque l'unanimité (je crois n'avoir encore jamais entendu de mes propres oreilles une seule critique négative à son propos). Rares sont ceux qui le détestent et il faut dire que ça va de soi : ce mec est excellent, drôle et sait jouer un peu tous les rôles (bien qu'il soit souvent cantonné dans les mêmes). Un petit article suivi d'un classement rapide pour l'un des plus grands du cinéma. Note : je parle d'un classement mais c'est approximatif et c'est en fait plutôt une liste en vrac, car un tel classement est très dur à réaliser.

 

bruce willis

 

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          Filmographie impressionnante, talent indiscutable, Bruce Willis est probablement mon acteur préféré. Il a tout : l'humour, le regard, les expressions, et les rôles qui lui vont à merveille. En fait, beaucoup de rôles lui vont bien mais pas seulement, il a également une capacité à s'adapter à chacun d'entre eux, un peu comme Johnny Depp, de façon à souvent rendre intéressant un film assez moyen. A noter qu'on trouve assez peu de grosses bouses dans sa filmographie, ce qui est rare pour un acteur au CV aussi impressionnant.


bruce willis - clair de lune          Bruce Willis a commencé sa carrière dans les années 80 avec une série TV, Clair de Lune, en compagnie de Cybill Shepherd. Il y joue le rôle d'un détective un peu insolent (disons plutôt avec un franc-parler et une sans-gêne assez conséquents), David Addison, et forme avec l'actrice un duo assez drôle. Ils se balancent des piques, se tournent autour au fil des saisons et constituent un duo de partenaires/amoureux inavoués assez chaotique et amusant. C'était donc le début de "l'humour Bruce Willis" comme on pourrait l'appeler, assez particulier et unique en son genre, utilisé avec brio dans son premier grand succès, Piège de Cristal en 1988, qui lui a donné son statut de mégastar du cinéma. Des répliques hilarantes qui caractérisent de nombreux de ses personnages, humour renforcé par les mimiques de l'acteur, tout simplement génial. Bref, c'est un humour difficile à décrire, entre l'absurde et le comique de situation et de dialogues, les personnages de Bruce Willis sont souvent dotés d'une repartie à toute épreuve, pour le grand plaisir du spectateur. Parfois taré et déjanté, parfois plus sérieux, Bruce Willis a de toutes façons la classe.



          Alors qu'il devenait petit à petit le "nouveau Stallone" aux yeux du public avec un rôle assez physique pour Die Hard, il a pourtant eu un petit passage à vide en 1991 (j'entends par là "très faible succès") avec des films comme Le Dernier Samaritain, Pensées Mortelles ou Hudson Hawk qui ont fait un bide à leur sortie (alors qu'ils ne sont franchement pas si mauvais). Toujours des comédies d'action qui continuent de placer l'acteur dans la même case. C'est avec Pulp Fiction en 1994, où il joue un boxeur, que le comédien est revenu dans le circuit et n'en est plus jamais ressorti (heureusement) ! Entre 1995 et 1998, il a alors enchaîné avec trois films, L'armée des 12 singes, Le 5e élément et Armageddon qui le cataloguent alors dans une autre catégorie : celle de sauveur du monde. Toujours aussi hilarants, ses rôles sont un plaisir à suivre. Mais il restait encore des qualités chez Bruce Willis qui n'avaient pas été exploitées.


          Avec quelques bonnes comédies (sans autre prétention que de faire rire) telles que Mon Voisin le Tueur, Bandits ou encore Sale Môme, il prouve également qu'il peut tenir des rôles exclusivement comiques, et ça marche totalement. Mais ça ne lui a pas empêché de continuer à jouer l'ex-flic mis sur la touche, rôle qui lui colle inévitablement à la peau depuis John McClane, avec notamment Otage, Code Mercury ou 16 Blocs.


          Avec son rire démentiel et ses expressions de cinglé, l'acteur s'est néanmoins récemment démarqué dans des films plus psychologiques qui lui vont à merveille (Incassable, Sixième Sens), avec des rôles inattendus pour lui qui est souvent catalogué dans des rôles de flics déchus. Mais pour moi, ses deux collaborations avec M.Night Shyamalan sont également ses deux plus grands rôles, les plus intéressants. Un putain de jeu de regard, un talent qui couche (à mon goût) tous les autres acteurs. Je parle notamment de ce regard (cliquez pour voir l'image) qu'on retrouve dans de nombreux de ses films, notamment dans Incassable où il l'utilise presque constamment. Je trouve cette expression de visage terriblement profonde, qui témoigne d'un talent démesuré. Si j'aime tant les deux films psychologiques (et lents) susnommés, c'est parce que justement Shyamalan a réussi à mettre ce regard en avant. Dans chaque scène de Sixième Sens comme d'Incassable, le véritable talent d'acteur de Bruce Willis est mis en exergue et pour ça, on ne peut que féliciter et remercier le réalisateur. On repense notamment à la fin d'Incassable (voir la photo un peu plus bas) qui m'impressionne toujours, et même quelques scènes de Sin City.


         Pour finir, je dirai que ce qui fait aussi le charme de Bruce Willis en France, c'est son doubleur officiel, Patrick Poivey, qui est juste parfait. C'est bien la dernière raison pour laquelle je préfère encore aujourd'hui regarder un film avec Bruce Willis en VF qu'en VO (même si je sais que la voix de l'acteur est elle aussi démente).


        Et voilà donc mon petit classement sur les films que j'ai vu, je les place par ordre de préférence (du meilleur au moins bon). Pas d'Indice Spoiler parce que je vais commenter les films de façon succinte sans rien révéler. Ne vous insurgez pas si j'en oublie quelques uns, je vous fais d'ailleurs la liste des films que je compte voir un jour et qui viendront s'ajouter aux autres dans ce classement.


        Films qu'il me faut encore voir :


        - Le Bûcher des vanités
        - Piège en eaux troubles
        - Color of Night
        - Dernier Recours
        - Fast Food Nation
        - Alpha Dog
        - I'm Still Here - The Lost Year of Joaquin Phoenix       
        - The Expendables


        


         1. Incassable (M. Night Shyamalan - 2000)


bruce willis - incassabel       Un film que j'adore, que j'adule. Pour moi le meilleur Shyamalan, et le meilleur rôle de Bruce Willis. Avec un twist final excellent, le film est basé sur les comics, donc ça sort un peu de la réalité, mais pas trop non plus. C'est quelque chose qui pourrait arriver, mais la théorie d'Elijah sort du réel. L'ambiance du film est étrange mais géniale. Il n'y a presque pas de paroles (beaucoup sur le regard). et c'est du pur bonheur. Ce n'est pas de l'action (c'en est très très loin), ni du suspense, ni du fantastique, il n'y a pas d'effets spéciaux, rien d'extraordinaire si ce n'est des plans soignés et parfois hallucinants, mais la musique est terriblement bonne et on comprend le film facilement, même si rien n'est explicite... Samuel L. Jackson est parfait comme à son habitude, bref c'est pour moi l'un des meilleurs films de la décénnie. Allez voir cet article pour plus de détails.



         2. Sixième Sens (M. Night Shyamalan - 2000)


bruce willis - sixième sens       
Connu pour son dénouement inattendu et culte, Sixième Sens est lui aussi (pour moi) l'un des meilleurs films de la décénnie avec un Bruce Willis totalement déroutant et poignant qui signe là l'un des plus beaux rôles de sa carrière, un rôle tout en finesse, fin et profond. Enfin, il montre son vrai talent autre part que dans des films d'actions, et ce rôle lui va à merveille (ce qui est bien vu de la part du cinéaste). Un scénario terriblement bien réalisé, bien foutu, sans parler de la fin de malade, une des meilleures fins que j'ai jamais vue. Une façon de filmer des plus magnifiques. Des mouvements de caméra lents, des scènes qui prennent leur temps, qui permettent de poser le suspense. Un superbe film psychologique, un Bruce Willis et un Haley Joel Osment au sommet de leurs talents. Bref, un film très agréable à voir, inévitable et inoubliable. Un article ici qui parle de la fin du film, et un autre qui parle du film.



         3. Piège de Cristal (John McTiernan - 1988)


bruce willis - piège de cristal
       
Le film qui a lancé la carrière de l'acteur, dans la peau de l'un des personnages les plus drôles, tarés et jubilatoires du cinéma. On n'en pas prêts d'oublier John McClane et sa célèbre repartie ! Voir ma critique complète ici (où j'ai déjà dit tout ce que j'avais à en dire).







         4. Pulp Fiction (Quentin Tarantino - 1994)


bruce willis - pulp fiction
       
Toujours dans le rôle du mec un peu déglingué et incisif, Bruce Willis a la classe d'avoir un rôle quasiment principal dans l'un des meilleurs films de tous les temps, signé par l'illustre Quentin Tarantino. Il joue le rôle d'un boxeur obnibulé par la montre de son père. Sa très courte "confrontation" avec John Travolta reste culte encore aujourd'hui. Voir l'analyse complète du film ici.







         5. Une journée en enfer (John McTiernan - 1995)


bruce willis - une jorunée en enfer        
Bruce Willis renfile le marcel blanc de John McClane dans ce troisième volet de la saga Die Hard, culte par son humour, son action et son efficacité. C'est sa première collaboration avec Samuel L. Jackson, cinq ans avant Incassable. Le duo est bien différent mais marche terriblement bien. On se souviendra d'une scène mythique, lorsque John McClane est obligé de se trimballer dans un quartier Noir de New-York avec une grosse pancarte "Je hais les nègres", et plein d'autres scènes aussi bonnes de délirantes, avec de la tension. La critique complète ici .





         6. L'armée des 12 singes (Terry Gilliam - 1995)

 
        bruce willis - armée des 12 singesUn des meilleurs films de science fiction que j'ai jamais vu. Aucune incohé rence, ce qui est difficile pour des films traitant de voyages dans le temps (exploit qui avait déjà été fait par Retour vers le Futur)... Les acteurs sont tous fabuleux, un Bruce Willis différent de ses précédents rôles, touchant et juste, mais surtout un Brad Pitt complètement délirant. J'avais des incertitudes le concernant avant de voir le film, mais à partir de ce moment j'ai été convaincu : c'est réellement un acteur grandiose. Voilà donc un film culte à voir absolument (avec, de plus, de belles musiques), dans une ambiance post-apocalyptiquo-futuriste (quoi, ça ne se dit pas ?) intéressante et réussie.



         7. Le cinquième élément (Luc Besson - 1997)


bruce willis - 5e élément         Bruce Willis en blond. C'est étrange mais ne change évidemment pas son talent démesuré. Drôle, sympathique, l'acteur est en grande forme, toujours excellent. Humour omniprésent, cet humour bien connu de Bruce Willis qui le caractérise presque entièrement dans ce genre de productions. Beaucoup d'action, on est rivé sur l'écran et Milla Jovovich est également magnifique et crève l'écran par son talent d'actrice. Beaucoup de bons rôles, on est ravis de voir Gary Oldman dans un rôle complètement fou (Zorg, oui c'est lui !), de même pour Chris Tucker qui apporte une grande partie d'humour à ce film ("C'était comment ? C'était green ??"), formant un duo délirant avec Bruce Willis, qu'on n'est pas prêt d'oublier. De bons effets spéciaux, un scénario quand même assez travaillé même si c'est sans surprise qu'on retrouve Bruce Willis en sauveur du monde. Un très bon divertissement et une franche partie de rigolade dans un film des moins banals.



         8. Otage (Florent Emilio Siri - 2005)


bruce willis - otage         Ce n'est pas le cas de tout le monde mais je suis dingue de ce film. Cette fois-ci (et contre toute attente), Bruce Willis abandonne son humour légendaire, ce qui a peut-être déçu certains spectateurs, au profit d'un personnage plus poignant et plus sombre. Il garde cependant le rôle classique de l'ex-flic rappelé à la rescousse. Un Bruce Willis qui nous change des gros super héros qui sauvent le monde entier. Il joue là un rôle plus beau, qui se rapproche plus du père de famille que du sauveur. Les jeux des acteurs sont fabuleux, le scénario, qui à première vue paraît banal, est vraiment mis en scène de manière à ce qu'il n'ait jamais été traité sous cet angle. Des scènes vraiment cultes, comme lorsqu'ils viennent chercher Walter Smith et que Mars est caché, passage qui montre encore un parfait talent de Bruce Willis et bien sûr de Ben Foster. Mais surtout, le film possède une intro vraiment excellente (le générique est beau, vraiment très très beau) et un début de film vraiment superbe où l'acteur est méconnaissable avec sa grosse barbe. Enfin, le compositeur Alexandre Desplat nous signe une BO digne de ce nom, mystérieuse et collant parfaitement à l'univers du fim.



         9. Sin City (Robert Rodriguez - 2005)


bruce willis - sin city          Ce film va rester très culte par son esthétisme et l'habile façon de cacher la violence par le noir et blanc. Bruce Willis retrouve Tarantino 10 ans après Pulp Fiction, et ça marche encore ! Si j'ai adoré ce film, c'est pour l'extrêmement bonne performance (comme toujours) de l'acteur, vraiment au top, et de Clive Owen et Benicio Del Toro ainsi que Rosario Dawson. On en redemande (et on en aura encore !)... L'humoir noir omniprésent nous installe dans une ambiance malsaine finalement agréable pour nous, petits voyeurs sadiques. La palme revient quand même à Elijah Wood pour son rôle hallucinant. Voir l'analyse complète ici.



         10. 58 minutes pour vivre (Renny Harlin- 1990)


bruce willis - 58 minutes pour vivre
         Certainement le moins bon de la trilogie culte (je préfère parler de trilogie que de tétralogie car pour moi, Die Hard 4 nous présente un inconnu et pas John McClane). Cependant, un arrière-goût de "on prend les mêmes et on rempile". Mais Ca reste un film d'anthologie qui a bien sûr contribué à l'énorme cote de l'acteur à cette époque, et à son parcours aujourd'hui.
La critique complète ici .





         11. Bandits (Barry Levinson- 2002)


bruce willis - bandits        Tout simplement hilarant. C'est un duo qu'on n'attendait pas, et qui nous change beaucoup de ce même duo d'Armageddon ! Mais apparemment les acteurs ont pris plaisir à se retrouver, et ça se voit ! Les acteurs sont talentueux, mais c'est Billy Bob Thornton qui fait une grande partie de l'humour avec ses tendances hypocondriaques et ses tics. Vraiment drôle à souhaits, le scénario est génial et les répliques font tout le temps mouche, tapant souvent dans l'absurde comme lorsque Terry Lee (B.B. Thornton) se réveille brusquement en disant d'un air paniqué "Castor et canard ?!". C'est également l'occasion de voir Cate Blanchett, une actrice que j'affectionne avec un rôle assez déjanté qui lui va bien. Bref, une succession de scènes drôles, mêlées à un peu d'action, où Billy Bob Thornton est évidemment celui qui tire le plus son épingle du jeu, avec un personnage complètement malade.



         12. Moonrise Kingdom (Wes Anderson - 2012)


Moonrise-Kingdom-      Encore une fois, Wes Anderson frappe là où il faut avec un film atypique. Moonrise Kingdom est beau parce qu'il est une sorte d'hymne au premier amour, au travers de deux enfants qui s'aiment et feraient n'importe quoi pour rester ensemble. Le film est alors porté par une belle poésie qui donne le sourire aux lèvres. Le film est en plus plongé dans une atmosphère 60's très sympathique. Les acteurs sont au rendez-vous, Jared Gilman et Kara Hayward en tête bien sûr, mais Wes Anderson attache beaucoup d'importance à ses personnages de façon à les rendre attachants et amusants, même les personnages secondaires. Ainsi Bruce Willis se trouve dans la peau d'un flic compréhensif et intéressant, dans la mesure où ses échecs dans la vie l'obligent à ne pas prendre les décisions d'un gosse à la légère. La fin du film avec la dernière scène est d'ailleurs superbe à ce niveau. L'acteur trouve ici un rôle décalé et très différent de ce qu'il a l'habitude de jouer, émouvant et calme.



         13. Mon Voisin le Tueur (Jonathan Lynn - 2000)


 bruce willis - mon voisin le tueur        L'année 2000 a été une excellente année en terme de cinéma, et c'est Bruce Willis qui le confirme avec cette comédie complètement barrée, absurde et inattendue. Des gags en pagaille, des répliques hilarantes, on trouve un Bruce Willis dans ses cordes puisqu'il sait être un acteur talentueux et drôle, même si son image a été assez salie (pour certains) à cause du surnom de "sauveur du monde" qu'on lui attribue maintenant. Il nous montre là qu'avec Matthew Perry, il sait nous faire rire, et c'est un film que j'apprécie vraiment beaucoup. Il interprète
Jimmy Tudeski, dit Jimmy la Tulipe, un gangster qui essaie de passer incognito après avoir vendu à la police le chef de son gang. Matthew Perry est parfait et vole presque la vedette à l'acteur, dans un rôle de peureux assez similaire au Chandler de Friends. Le tout reste prévisible, mais les gags beaucoup moins.



         14. Code Mercury (Harold Becker - 1998)


bruce willis - code mercury         Bruce Willis dans un rôle plus personnel, plus touchant et plus psychologique que d'habitude. Un film presque parfait. C'est peut-être du déjà vu (le duo nous rappelle un peu Kevin Costner dans Un Monde Parfait), mais le film vaut le coup pour plusieurs scènes magnifiquement réalisées (palme à la scène du train lorsque Art Jeffrey s'empare du gamin au dernier moment, frissonnant) et des acteurs extrêmement bons. Une fois de plus, Bruce Willis nous montre son potentiel d'acteur et je suis toujours charmé par ce film assez profond. Miko Hughes, dans le rôle de l'enfant autiste Simon, est très touchant et crédible. Le film est régulièrement descendu par les spectateurs mais je ne comprends pas tellement pourquoi, car il vaut au moins pour ce couple d'acteurs extrêmement poignant.



         15. Armageddon (Michael Bay - 1998)


 bruce willis - armageddon        Film également assez mal reçu par les gens en général, car on a ici le cliché du "Bruce Willis sauveur du monde" et que beaucoup de clichés s'accumulent. De plus, Michael Bay n'est pas vraiment connu pour avoir fait les meilleurs films du monde... Cependant on a ici un humour pas vulgaire, un scénario génial, des acteurs hilarants et talentueux. Certes, Bruce Willis tiens encore ce même rôle, mais qu'importe, la fin est sublime, et j'ai rarement été aussi triste à une fin de film. Et ça me le fait à chaque fois, je ne peux pas m'en empêcher. C'est la musique et les yeux remplis de larmes de Willis et de Liv Tyler qui font ça, sans doute. Article sur la fin du film ici.



         16. Looper (Rian Johnson - 2012)


looper 4         Clairement pas le meilleur de Bruce Willis, mais Looper relève clairement le niveau des films de l'acteur depuis 2005 qui a vu naître son dernier réel bon film. Depuis, Bruce Willis est malheureusement abonné aux films moyens. Bref, l'acteur fait brillamment face à Joseph Gordon-Levitt dans un film futuriste aux effets spéciaux réussis et au scénario de qualité. Le film grouille de scènes mémorables même s'il demeure un pur divertissement. Voir l'article complet.



         17. Slevin (Paul McGuigan - 2006)


slevin 2         Ce Slevin fut une très bonne surprise pour moi qui ne m'attendais à rien de spécial. Bruce Willis y a un rôle secondaire mais qui s'avère constamment intrigant et décisif, notamment à la fin du film des plus surprenantes et géniales. Il interprète Goodkat, un homme un peu étrange et solitaire qui semble dépendre totalement du Boss et du Rabbin, mais est-ce vraiment le cas ? Aux côtés de Josh Hartnett, il a une multitude d'excellentes répliques même s'il n'ouvre pas beaucoup la bouche. Voir l'article complet.




         18. Die Hard 5 : une belle journée pour mourir (John Moore - 2013)


die-hard-5.jpg         Die Hard 5 se fait démollir par les critiques, plus par principe qu'autre chose, et c'est malheureux. Ce n'est pas parce que le 4e volet est pourri que le 5e est automatiquement pire. Mais dans l'esprit des gens, c'est comme ça que ça se passe, un peu pour tout d'ailleurs. J'ai personnellement retrouvé l'esprit de la trilogie dans ce 5e épisode, et l'esprit de John McClane. Avec des répliques excellentes dignes de notre personnage déjanté, des situations qui rappelent avec nostalgie le vrai John McClane (mort de rire alors qu'il est braqué, toujours déconneur dans la pire des situations), John Moore a su relever le niveau de la saga que Len Wiseman avait enfoncée. Voir l'article complet.




         19. Mission Evasion (Gregory Hoblit - 2002)


bruce willis - mission evasion         Un film excellent, bouleversant, avec des acteurs magnifiques. J'ai habituellement du mal avec les films concernant la guerre, mais là il faut avouer que le casting est tout d'abord alléchant, et l'histoire passionnante. Bruce Willis et Colin Farrell jouent leurs rôles avec merveille et conviction. Le tout sur une BO digne de ce nom et avec une fin mémorable, triste à souhaits. Magnifique. Bruce Willis signe un rôle assez différent de d'habitude, dans un rôle moins "gentil" que d'habitude, celui du Colonel
William McNamara, chargé de surveiller des détenus américains pendant la seconde guerre mondiale. Touchant.



         20. Les larmes du soleil (Antoine Fuqua - 2003)


bruce willis - larmes du soleil         Mal reçu par la presse, mais beaucoup mieux par les spectateurs, Les Larmes du Soleil est un film intéressant où Bruce Willis campe encore un militaire,
le lieutenant Waters, envoyé aux confins de la jungle afin de faire évacuer Lena Kendriks, une femme médecin travaillant pour une organisation humanitaire, d'un village menacé par les rebelles. C'est Monica Bellucci qui interprète ce rôle, vraiment géniale contrairement à l'idée que je me fais de son jeu d'actrice habituellement (c'est sûrement l'effet Matrix Reloaded où elle est vraiment nulle). Elle m'a beaucoup surpris. Je ne comprends pas pourquoi ce film a été aussi peu apprécié. Il est beau, sort de l'ordinaire des films de guerre avec un contexte passionnant. L'ambiance est géniale, la musique sublime. Un film qui mériterait d'être plus connu que ça, car il vaut le détour.



         21. Le dernier samaritain (Tony Scott - 1992)


bruce willis - dernier samaritain         Certains vont sans doute gueuler de voir ce film apparaître après d'autres comme Mon voisin le Tueur ou Armageddon, mais c'est mon choix. Un film mêlant humour noir et ambiance sombre à souhaits. J'adore, vraiment, mais il n'est pas resté très longtemps dans ma mémoire. Il ne m'a pas marqué du tout, avec pas mal de longueurs. Néanmoins, on a droit à de sacrées répliques et de très bonnes scènes, Bruce Willis est parfait dans son rôle et on retiendra la mémorable scène de la cigarette "Tu l'allumes ?". Le duo fonctionne impeccablement bien et c'est un plaisir de voir de tels films. Cependant, je m'attendais à quelque chose de plus passionnant dans le scénario.



         22. Une vie à deux (Rob Reiner - 2000)


bruce willis - une vie à deux         On s'approche du fond du classement et pourtant, les films dont je parle ont toujours reçu une note plus grande que la moyenne sur mon compte Allociné. Est-ce que c'est Bruce Willis qui sait choisir ses films, où est-ce justement lui qui les rend géniaux ? Les deux sont possibles mais la deuxième hypothèse est pour moi véridique. Quel que soit le rôle dans lequel il s'embarque, Bruce Willis s'en tire à merveille, même quand il s'essaie ici à la romance. Tout d'abord le film met en scène les disputes d'un couple de façon sérieuse, ce qui est plutôt rare de voir à l'écran en étant bien filmé ainsi (Les Noces Rebelles, avec DiCaprio et Winslet, a notamment réalisé cet exploit). Le scénario est pas mal, mais c'est surtout les jeux d'acteurs et la façon dont il est filmé qui m'ont plu. Michelle Pfeiffer rayonne d'un talent très rare, il en va de même pour Bruce Willis. Leur couple est extrêmement crédible (qui l'eut cru ?). La scène finale avec le long discours de Michelle Pfeiffer en pleurs est magistrale, géniale, somptueuse, sublime ! Avec un Bruce Willis lui aussi au bord des larmes ! Fin émouvante, on en ressort heureux et c'est pour moi un excellent film. Encore un très bon Bruce Willis pour l'année 2000. Il montera peut-être dans mon classement au prochain visionnage.



         23. Sale Môme (Jon Turtletaub - 2001)


bruce willis - sale mome          Le seul "défaut" (qui n'en est pas un) est d'être un peu trop destiné aux enfants. Un peu simpliste, l'histoire. Mais et alors ? Bruce Willis est parfait en quadragénaire antipathique, le gosse est craquant et on sent que le feeling passe bien entre les deux acteurs. Il y a un bon humour que j'aime bien, le film est bien réalisé. Avec ce film, je pense qu'on ne peut plus dire que Bruce Willis est un acteur "spécial films bourrins". Il sait jouer de nombreux rôles et le montre ici. Un peu de bons sentiments, certes, sur la fin du film, mais à part ça la plupart des scènes sont tordantes, avec le principe classique du gamin qui ne fait que d'emmerder l'éternel bougon. Mais ça passe très bien, car c'est crédible et vraiment drôle contrairement aux films un peu "gamins". Du coup, on passe un très agréable moment et si vous avez envie de vous faire une bonne comédie, foncez sur ce film pas très connu qui vaut le détour.



         24. 16 blocs (Richard Donner - 2006)


bruce willis - 16 blocs         Bruce Willis reprend une énième fois un rôle qui lui convient toujours : celui d'un inspecteur de police, Jack Mosley, qui se retrouve complètement ivre et extrêmement fatigué à la fin de son service, mais se voit confier une petite mission qui urge :
escorter Eddie Bunker jusqu'au palais de justice, où deux heures plus tard, celui-ci témoignera à charge dans une affaire de meurtre. Même s'il ne voulait qu'une chose : rentrer chez lui, il accompagne malgré lui le jeune homme. Après tout, il n'en a que pour 10 minutes, le temps de remonter les 16 pâtés de maison. Cependant, les choses tournent mal (évidemment). Un très bon film avec du rythme, de l'action, de l'humour. Bruce Willis est excellent comme à son habitude, en flic dépressif, avec un look un peu vieilli. Mos Def est également génial, et les deux acteurs forment un beau duo. La fin est assez bonne, même si je préfère peut-être la fin alternative. Un bon film divertissant et assez convenu, mais pas non plus le chef d'oeuvre de l'année.



         25. Hudson Hawk (Michael Lehmann - 1991)


bruce willis - hudson hawk         Année assez mauvaise pour Bruce Willis en terme de popularité, ce film n'en demeure pas mons très drôle et débordant de vie et d'action. C'est simple : ça ne s'arrête jamais ! On enchaîne les scènes absurdes et cocasses avec des répliques amusantes. Un film peu commun, bourré d'invraisemblances volontaires (c'est un film parodique et ça, pas tout le monde ne l'a compris) qui donnent un énorme côté décalé. Vous pouvez aller voir ma critique complète ici.




         26. Le chacal (Michael Caton-Jones - 1998)


bruce willis - le chacal         Clairement pas le meilleur film de l'acteur, qui joue ici aux côtés de Richard Gere. Disons que le fim est bon mais qu'on l'oublie extrêmement vite. C'est une grande première pour ce duo, et on trouve enfin un Bruce Willis différent des rôles qu'on lui associe. Il campe le 'méchant', de façon aussi juste qui lorsqu'il est en sauveur du monde, même si c'est assez troublant. Un bon film mais assez banal et pas très marquant.






         27. Mon Voisin le Tueur 2 (Howard Deutch - 2003)


bruce willis - mon voisin le tueur 2         Parce que Bruce Willis n'a pas fait que du film génial. On change de réalisateur et ce n'est pas nécessairement différent ni meilleur. Le film est toujours assez drôle, mais ce n'est rien comparé à l'humour délirant du premier ! On a l'impression que les dollars étaient très alléchants, alors qu'une suite ne s'imposait pas du tout. L'expression "on prend les mêmes et on recommence" s'impose. Certes, ça marche assez, Bruce Willis reprend le rôle de Jimmy Tudeski à merveille et on se marre de temps en temps, mais on tombe parfois dans le lourd, même si on apprécie toujours autant que Perry, excellent acteur, se prenne des portes dans le pif. Pas un grand film mais quand il n'y a rien d'autre à regarder, pourquoi pas...



         28. Red (Robert Schwentke - 2010)


red-malkovich-freeman-willis
         Un peu loupé ce film, pour une fois ce n'est pas Bruce Willis qui s'en tire le mieux, ni qui fait tout le film, mais John Malkovich en fou furieux paranoïaque. Ce film est peut-être une preuve de plus pour ceux qui pensent que le meilleur de Bruce Willis est derrière lui. Mais il faut garder espoir, car si l'acteur ne tourne pas dans les meilleurs films, il n'empêche que son jeu d'acteur est au top.





         29. Die Hard 4 - Retour en enfer (Len Wiseman - 2007)


bruce willis - die hard 4
        Je me demande encore aujourd'hui pourquoi cette suite a été faite. Même si le 5e volet remonte clairement le niveau, celui-ci a malheureusement été de trop. Le personnage présenté dans le film ne ressemble plus en rien au John McClane des trois premiers films, ici plus patriotique et à grands renforts de "je vais te trouver et te mettre une grosse raclée !". J'ai déjà fait un article ici sur ce film qui n'avait pas lieu d'être, même s'il demeure divertissant.





         30. Dangereuse Séduction (James Foley - 2006)


dangereuse-seduction        Tout semble montrer que le meilleur de Bruce Willis est derrière lui, pourtant je ne désespère pas car il a fait d'excellents trucs après 2005 comme Otage, Sin City et Slevin. Mais il faut bien avouer que pour Dangereuse Séduction, ce n'est pas l'éclate totale. Pour moi l'un des pires rôles de Bruce Willis, même s'il s'en sort bien, faute au directeur du casting et certainement au scénariste qui n'ont pas réussi respectivement à trouver le bon acteur pour le rôle et à donner de la consistance au personnage. Dommage...




         31. Clones (Jonathan Mostow - 2009)


bruce willis - clones         On approche de la fin du classement avec ce film, et ça se sent, car c'est clairement l'un des pires Bruce Willis que j'ai vu de ma vie. Divertissant oui (et encore), mais pas entraînant. Le scénario de départ était pourtant original et intéressant, mais le sujet n'est quasiment pas exploité. On a l'impression que le travail est un peu bâclé. De plus, si je ne m'abuse, le film souffre d'une incohérence à la fin qui n'est pas claire. A part ça, j'ai trouvé le film sympathique, mais sans plus. Certaines scènes sont géniales, mais la fin est assez prévisible et le scénario souffre des habituelles scènes futuristes que j'apprécie moyennement. Mais sinon, Bruce Willis est génial comme d'habitude et également Radha Mitchell qui est magnifique même si elle joue un "mauvais" rôle.


         32. Top Cops (Robert Rodriguez - 2007)


top-cops.jpg
         L'un des pires films de Bruce Willis.
Il faut voir ce film dans l'unique intérêt de voir l'acteur. Même pour un film du dimanche soir, ça passe mal avec des gags consternants, des personnages bas de gamme et une mauvaise bande-son. A part quelques sourires par-ci par-là, il est difficile de mettre une bonne critique à Top Cops.




         33. Planète Terreur (Robert Rodriguez - 2007)


planete-terror-willis.gif

         Un tout petit rôle pour un film que j'ai trouvé personnellement raté. La présence de l'acteur est quasiment le seul intérêt que j'ai trouvé au film (à part quelques scènes amusants par-ci par-là). Mais j'ai déjà tout dit sur cet article consacré au film.








         34. La mort vous va si bien (Robert Zemeckis - 1992)


bruce-willis---la-mort-vous-va-si-bien.jpg         Un film raté pour Zemeckis, bizarre pour un mec qui nous a sorti des merveilles comme Retour vers le Futur, Seul au monde, Forrest Gump et Apparences. Certains ont adoré, mais je ne comprends pas comment. C'est un film que je déconseille car il mêle humour et fantastique très maladroitement, avec des gags qui tombent à plat et un scénario bas de gamme. Le seul intérêt est de voir Bruce Willis dans un rôle totalement opposé à ce qu'il joue habituellement, peureux et loufoque sur la fin du film. Peut-être est-ce dû au fait que je ne peux pas encadrer Meryl Streep ? En tout cas, je n'en ai pas gardé un souvenir grandiose !



         35. Ocean's Twelve (Steven Soderbergh - 2004)


bruce willis - ocaen twelve         Je ne mets pas ce film en dernière position parce qu'il est mauvais, bien au contraire ! J'ai adoré ce film qui est une excellente suite de Ocean's Eleven. Non, il vient en dernier tout simplement parce qu'on ne peut pas dire que c'est un film "de Bruce Willis" à proprement parler, puisqu'il n'apparait que 3 minutes tout au plus, dans son propre rôle. Mais il intervient dans l'un des moments les plus drôles du film, lorsque la bande à Brad Pitt trouve que Tess (jouée par Julia Roberts) ressemble à s'y méprendre à... Julia Roberts ! C'est à ce moment qu'elle croise par hasard Bruce Willis, qui ne semble pas convaincu d'avoir affaire à la vraie actrice. Un clin d'oeil très drôle où l'acteur est au top, comme d'hab.








         Voilà pour cet article. Ce qui est plaisant lorsqu'on traite de Bruce Willis, c'est que même lorsqu'on arrive à la 20e position du classement, on tape toujours dans de sacrés bons films. Je m'étais juré de faire un petit truc sur Bruce Willis avant 2011, car je ne pouvais pas me permettre d'attendre aussi longtemps avant de parler d'un de mes acteurs préférés, et voilà qui est fait (à 4 heures près, certes). Je vous souhaite une bonne année au passage (vous ne vous y attendiez pas hein ?).





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Published by Sebmagic - dans Personnalités

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 21:31

         Aujourd'hui était le dernier jour de la "semaine" Sophie Marceau pour TF1 puisque, pendant trois après-midi de suite, on a eu droit successivement à La Boum, La Boum 2 et L'étudiante. Pourquoi passer ces films pendant les périodes de Noël ? Aucune idée, mais en tout cas ça a été l'occasion pour moi de revoir (et de découvrir, en ce qui concerne L'étudiante) trois des débuts de l'actrice. Et donc l'occasion de faire un petit article sur elle.

 

sophie marceau

 

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        Ahah, et le plus drôle c'est que j'imagine déjà votre mine déconfite, en soupirant "Naaan mais il avait le choix des actrices pour pondre un article et il nous sort Sophie Marceau !". Eh bien oui, mais ne vous inquiétez pas elles vont toutes passer par ce blog un jour ou l'autre (en tout cas c'est mon but, mais il faut que je découvre un peu plus la filmographie de certaines d'entre elles avant de me lancer dans des articles, ça viendra). Pourquoi elle, alors ? Ce n'est pas nécéssairement une affaire de préférences, mais il se trouve que je viens de voir trois de ses films et donc, l'envie d'écrire est arrivée. Bref, mais quoiqu'il en soit (et je vais en choquer certains, mais bon je prends le risque !), j'apprécie beaucoup cette actrice et même (oui !) je lui trouve beaucoup de talent. Là, il ne me reste plus qu'à annoncer que j'aime également beaucoup Milla Jovovich et ça y est, j'ai perdu la moitié des lecteurs non ? Soit, il ne reste donc plus que toi, tout(e) seul(e) à me lire et je t'en remercie.


       Mais c'est ainsi, j'avoue que je ne comprends pas toutes ces critiques autour de l'actrice, assez souvent on entend des "Sophie Marceau, la pire des actrices françaises" ou encore "Eh beh, avec Christophe Lambert ça fait une jolie paire !". Je ne partage pas cet avis et ces remarques me surprennent généralement, à tel point que j'ai parfois l'impression que c'est juste "plus cool" de ne pas aimer Sophie Marceau que l'inverse. Peut-être à cause de sa vie en dehors du cinéma ? Pour la n-ième fois, j'ai envie de dire qu'on s'en fout totalement. "Scandale à Cannes ! La bretelle de Sophie Marceau est tombée !". Et s'ensuivent des commentaires partout sur la toile : "ah bah celle-là à part se foutre à poil elle sait rien faire !". Mais merde on s'en fiche, on est là pour juger ses talents d'actrice ou pour tourner en dérision un malheureux incident dont elle a certainement dû rougir ? Puis y'a eu le coup de Lepen, les bafouillages lors de la remise des oscars, mais finalement à part tout ça, les détracteurs ne donnent aucun argument qui permettraient de comprendre pourquoi ils n'aiment pas Sophie Marceau en tant qu'actrice, si ce n'est "elle est nulle". Passons. Il faut quand même que je dise pourquoi je ne la trouve pas nulle, non ?


       Pour moi, Sophie Marceau est presque un bonheur dans le cinéma français. Là je m'appuie seulement sur les films que j'ai vu d'elle (c'est-à-dire pas énormément, mais suffisamment pour juger) : il est vrai que la filmographie de l'actrice n'est pas des plus géniales (il y a un bon gros lot de navets là-dedans), cependant j'ai remarqué que même dans les plus gros navets, elle relève le niveau à chaque fois. Bon, outre son charisme qui n'entre pas vraiment en compte dans les critères du talent, je trouve qu'elle incarne à la fois la douceur, la sincérité et l'hystérie à la perfection. Et ce qui me frappe à chaque fois c'est son naturel dingue à interpréter ses rôles. Car en effet (mais peut-être est-ce subjectif ?), j'ai du mal à comprendre comment on peut taxer d'incompétente une comédienne avec autant de naturel, de facilité à s'imprégner dans ses rôles sans jamais surjouer (même à ses débuts !). Peut-être n'ai-je pas vu les mauvais films, mais je considère qu'il n'y a rien à reprocher à son jeu d'actrice, crédible et assez impressionnant, que ce soit lorsque son personnage pète un câble et passe en mode stressé comme lorsqu'il doit être plus doux et sage.


      Et cette voix, bon diou ! Certains jugent peut-être cette façon de parler totalement cruche et imbuvable, mais encore une fois ce n'est pas mon cas. Quel que soit cet accent assez étrange que possède Sophie Marceau, on ne peut pas nier que cette voix est culte et unique en son genre, reconnaissable entre toutes (typiquement le genre d'actrice pour laquelle un doublage étranger serait un sacrilège). Un brin de j'men-foutisme, la voix de Sophie Marceau est à la fois sensuelle et touchante, ce qui rend la plupart de ses scènes d'émotions assez conséquentes (bien que niaises à l'occasion).


      Bref, j'arrête là pour tout cet encensement, je suis loin d'être hyper fan de Sophie Marceau, d'ailleurs si j'ai vu aussi peu de films avec elle c'est parce que sa filmographie et ses rôles ne m'intéressent pas plus que ça (et ce n'est pas demain que je vais m'y mettre), mais j'ai voulu faire cet article pour contrer un peu toutes les critiques faites à son encontre et que je trouve injustifiées et trop faciles, quitte à me faire démolir dans les commentaires (ne vous privez pas !). Parce que je ne la trouve pas ridicule contrairement à ce que j'entends souvent. Au passage, si vous détestez Sophie Marceau, veuillez m'expliquer pourquoi. Avec des bons arguments, c'est toujours intéressant ! Je vais maintenant faire de brèves critiques sur les films que j'ai vu (j'anticipe les commentaires "eeeeh mais t'as oublié de parler de Marquise et Firelight c'est inadmissible !" Désolé je ne les ai pas vus !). Je vais faire ça par ordre chronologique et non pas préférence comme j'ai l'habitude de le faire. Et on commence donc naturellement par les 3 films diffusés par TF1 pendant cette semaine de Noël (allez je le dis : joyeuses fêtes à tous !).



       La Boum (1980)

       
sophie marceau - la boum       Certes, ce n'est pas le film du siècle, mais il n'empêche qu'il a marqué plusieurs générations et que ça me fait toujours autant plaisir de le revoir. Réalisé par Claude Pinoteau, c'est le film qui a révélé l'actrice après qu'elle ait passé le casting par hasard. 13 ans, et déjà du talent. Un air dégagé, la jeune fille joue avec une facilité impressionnante pour un tout premier film, et Vic Beretton est presque devenue une icône des années 80. Il faut dire qu'avec sa coupe au bol assez culte, sa frange devant les yeux et sa façon de s'exprimer, le personnage est presque un symbole de la jeunesse de l'époque (même si je n'ai pas connu cette époque). Le film a été un succès énorme et continue de plaire aujourd'hui. Et pas seulement en France, puisqu'il a été le plus grand succès de l'année en Italie, devançant E.T. de Spielberg. Tout ceci grâce à la BO du film évidemment, je ne pouvais pas ne pas en parler. Reality (Dreeeeams of my realityyy), la chanson de Richard Sanderson est également devenue un slow culte qui a dû passer des milliers de fois dans les boums après la sortie du film ! La musique romantique par excellence, qui fait presque frissonner (non ? ah, je passe pour un neuneu alors). Mais La Boum, en plus d'être une ambiance (j'adore les films de cette époque, avec le son presque mauvais et les personnages, coupes de cheveux et vêtements caractéristiques des années 80), est une panoplie de personnages tous aussi excellents les uns que les autres. Sheila O'Connor, dans le rôle de Pénélope, est géniale, tout comme Alexandra Gondrin qui joue la petite Samantha amoureuse du père de Vic. Il est dommage que cette dernière n'ait plus rien fait après, retombant dans l'anonymat (mais certainement a-t-elle continué dans une carrière de danseuse). Quant à Claude Brasseur et Brigitte Fossey, ils forment un couple amusant et même touchant (surtout Brasseur, attachant en père et mari conciliant). Pour finir, Denise Grey est drôle et rafraichissante (mais si, c'est l'arrière-grand-mère Poupette !). Bref, c'est un film que j'aime beaucoup et que je ne me lasse pas de voir et de revoir.

     
       La Boum 2 (1982)


 

       sophie marceau - la boum 2Et je ferai le même commentaire pour sa suite, La Boum 2 qui est également plaisante à revoir. Sophie Marceau est adorable, pleine de vie, et a d'ailleurs reçu le césar de Meilleur Espoir Féminin pour ce rôle. Elle incarne encore la jeune femme, Vic, qui a maintenant 15 ans et toujours autant de caractère. Entre crises de larmes ou d'hystérie et moments de complicité avec ses ami(e)s, Vic a des tas de problèmes avec son petit copain Philippe. Au niveau du scénario, ce n'est bien évidemment pas exceptionnel, mais l'ambiance est agréable et les personnages attachants. Personnages qui ont évolué bien sûr, notamment Samantha qui n'est plus amoureuse du père de Vic et nous offre d'ailleurs plusieurs répliques hilarantes : "vous inquiétez pas, j'suis plus amoureuse de vous, je faisais un transfert sur vous à cause de mon père", ou encore "mais j'ai 13 ans fais pas chier !" ou même "alors là les mecs, je les ai sciés ! J'ai été GE-NIALE". Bref, de l'humour et des sentiments, encore. Le film n'a pas un statut de chef d'oeuvre mais il restera longtemps dans les mémoires. C'est le genre de cinéma qu'on ne peut plus vraiment faire maintenant, avec toutes ces fringues démodées, et c'est presque dommage !


       L'étudiante (1988)


      sophie-marceau-etudiante-1988-02-gMême réalisateur et même actrice principale 6 ans plus tard, L'étudiante pourrait presque être une suite de La Boum, ou tout du moins être considéré comme tel, sauf qu'il n'est pas question de boums et que le personnage est différent. Sophie Marceau incarne maintenant Valentine, une étudiante en lettres qui prépare l'agrégation et rencontre un musicien de 28 ans, Edouard (Vincent Lindon). Pas non plus un film qui casse des briques, mais il reste très sympathique à regarder, notamment grâce au duo Marceau/Lindon très amusant et touchant, plein de sous-entendus et de regards, de sourires. On suit cette aventure amoureuse avec un certain intérêt même si le scénario ne dépasse pas le stade classique du schéma rencontre + complications. Mais ils sont "mignons", si j'ose dire. J'ai largement préféré le début du film au reste, car la rencontre entre Valentine et Edouard est vraiment amusante. Vincent Lindon est drôle et génial pendant tout le film, mention pour la scène d'ouverture du film dans le téléphérique où il propose une barre de chocolat Lion pleine de baume à lèvres à la jeune femme se trouvant en face de lui. Le reste du film est toujours un peu basé sur le même principe : à savoir quelques disputes et beaucoup de discussions au téléphone dues à une relation à distance très compliquée. Mais heureusement, le film ne s'essouffle pas et mieux : il ne tombe pas dans trop de clichés (Valentine ne pète pas un câble alors que son copain semble être en présence d'une autre femme chez lui). L'agrégation est abordée de façon pas trop chiante et même si la fin du film est un peu "grosse" (quoique ?), ce n'est pas très grave. Bref, Sophie Marceau est encore excellente, et il ne manque finalement à ce film que des personnages secondaires intéressants (ils sont ici quasiment inexistants).



        Braveheart (1995)      


       sophie marceau braveheart Rôle secondaire pour l'actrice, dirigée par le brillant Mel Gibson dans ce film aussi culte que parfait sur la vie de William Wallace. Ici, pas de crises d'hystérie ni de crises de larmes pour Sophie Marceau, qui campe une reine en utilisant presque uniquement son côté plus calme, doux et touchant. Assez rares sont les actrices françaises qui s'exportent aux Etats-Unis, mais elle s'en est sortie à merveille. Ceci est en partie dû à une baisse de popularité de la comédienne en France (si j'ai bien compris), à cause de son caractère un peu trop "difficile" (un caractère dans la vie courante à l'image de certains de ses rôles, je présume). Quoiqu'il en soit, c'est un rôle qui colle à merveille à son jeu d'actrice. Vous pouvez aller voir mon article complet sur ce film ici.



        Le Monde ne suffit pas (1999)


       sophie marceau james bond Pas son rôle le plus notable à mon goût, mais c'est quand même la classe d'avoir une actrice française comme James Bond girl, ce qui lui a donné son statut de star internationale.. Bon, en fait je dis ça mais personnellement je ne suis absolument pas fan de James Bond (même pas du tout, j'ai dû en voir 3 et ça m'a suffit). Ce rôle n'est pas son meilleur loin de là, mais elle donne la réplique à Pierce Brosnan avec brio et toujours avec autant de charme et de talent. Elle joue cette fois un rôle de "méchante" manipulatrice, Elektra King, ce qui change de d'habitude et reste intéressant.



        Belphégor - le fantôme du Louvre (2001)


sophie marceau - belphegor        Réalisé par Jean-Paul Salomé, Belphégor est un bon navet à la française, et connu en tant que tel. Pas effrayant ni palpitant une seule seconde, le film fait partie de ces réalisations mauvaises auxquelles a participé l'actrice. Porté par un Frédéric Diefenthal assez médiocre (il joue toujours de la même façon et c'est irritant), Belphégor est long et souvent ridicule. Des effets spéciaux grotesques, des dialogues désastreux, mais ça n'empêche pas à Sophie Marceau de tirer son épingle du jeu même si elle n'est pas toujours au top. Elle incarne un personnage très spécial, Lisa, possédée par le fantôme du Louvre et tuant des gens nuit après nuit. Rôle pour lequel elle a dû jouer sur le mystère et la peur, mais c'est légèrement loupé car ce n'est clairement pas son style (je trouve). Néanmoins elle y met du sien et fait frissonner avec un regard parfois dingue. Bien qu'elle ne soit pas à l'aise dans le rôle, son jeu est loin d'être exécrable. Mais son duo avec Diefenthal n'a aucune alchimie ni aucune crédibilité. Quant à Michel Serrault, je l'ai trouvé tout simplement mauvais ce qui n'est normalement pas dans ses habitudes.



        LOL (laughing out loud) (2009)


sophie-marceau-LOL       Encore un film français pas franchement génial (c'est une habitude), mais relativement... correct. L'histoire est très banale, rien de bien folichon, et les histoires de lycéens ne sont pas toujours passionnantes, mais ça se laisse regarder et on rit de temps à autres, or le film n'a aucune autre prétention. Les apparitions d'Alexandre Astier sont géniales, comme toujours, et c'est un véritable plaisir de le voir sur grand écran. Quant à Sophie Marceau, c'est encore elle qui est pratiquement le plus gros point positif du film même si elle n'a qu'un rôle secondaire. Des années après La Boum, c'est à son tour de jouer les mères inquiètes, mais pas trop. Elle interprète plutôt une maman assez cool mais autoritaire, proche de sa fille, ce qui donne une relation certes banale mais légèrement touchante. Du talent, encore une fois, avec cette incroyable facilité à jouer son rôle. Mais ça reste un film français sans grande prétention.



        Ne te retourne pas (2009)


sophie marceau - ne te retourne pas       Présenté en Sélection officielle à Cannes l'année dernière, ce film de Marina De Van semblait intrigant avec la bande-annonce. Une mystérieuse affiche, Sophie Marceau et Monica Bellucci dans les rôles principaux, j'étais allé le voir et j'ai quand même un peu regretté d'avoir payé pour ça. Une fois dans la salle, je ne pouvais plus faire demi-tour. Surprise, le début était pas mal. Toute la première moitié du film est correcte, voire bien. Sophie Marceau est juste, comme à son habitude. Elle joue avec un naturel incroyable, et elle colle parfaitement dans la peau de son personnage auquel il arrive une situation stressante et paniquante. Puis, la deuxième partie du film gâche la première. La partie de Monica Bellucci tombe vite dans un ennui pas possible, une platitude extrême. Et on passe vite d'un film original et intéressant (voire agréable) à un film dénué d'intérêt car trop prévisible et peu captivant. La fin du film est attendue - à la scène près - on se lasse et on attend rapidement la fin de la séance. Quant à la toute dernière scène, elle est juste ridicule. Sans Sophie Marceau pour relever le tout (et notamment la première moitié du film centrée sur elle), je crois que je me serais clairement ennuyé d'un bout à l'autre.





         Voilà tout pour cette actrice, si je revois d'autres films avec elle je mettrai à jour, mais ce n'est probablement pas de si tôt. Seul Anthony Zimmer m'aurait éventuellement intéressé mais puisque j'ai appris que The Tourist en est un remake, ça gâche un peu l'envie. Pour conclure cet article, je dirais que Sophie Marceau est une excellente actrice mais qui a joué dans beaucoup de mauvais films (surtout récemment). Ce qui est bien dommage.




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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 19:06

         Samuel Leroy Jackson. Voilà un acteur que je connais depuis longtemps, mais dont je n'ai pas vu beaucoup de films. Ayant commencé par une formation au théâtre, l'acteur est surtout connu pour ses rôles de policier et ses collaborations avec Quentin Tarantino. Il se démarque quand même dans plusieurs autres films dans des rôles toujours taillés pour lui. A bientôt 62 ans (qui pourrait le croire ?), cet acteur a joué dans de nombreux films vraiment excellents, dont je vais parler un peu ici.

 

samuel-l-jackson

 

-> Lire la suite...

          Il est peut-être hasardeux pour moi de parler de cet acteur, étant donné qu'il y a dû apparaître dans plus de 80 films et que je n'en ai vu qu'une dizaine... Cependant, je pense pouvoir affirmer qu'il a énormément de talent. Toujours au top dans les films que j'ai vu, j'aime beaucoup les rôles qu'il incarne, car ils sont très atypiques. Il n'est pas rare de voir Samuel L. Jackson dans la peau d'un type un peu anormal, comme dans Pulp Fiction, Jackie Brown ou Incassable. Il faut dire qu'il y excelle.

         Cet acteur parvient à nous transmettre plusieurs sortes de sentiments, ce qui est très fort car ça montre qu'il n'est pas toujours conditionné dans le même type de rôles. Il inspire la pitié et la tristesse dans Incassable, la fureur et la psychopathie dans Pulp Fiction, ou le rire dans Jackie Brown et Une Journée en Enfer. Malheureusement, l'acteur a souvent des rôles assez secondaires et rarement le grand rôle principal (en tout cas, dans les films que j'ai vu).

         L'acteur a beaucoup collaboré avec le réalisateur Quentin Tarantino, dans les films Pulp Fiction, Jackie Brown, Kill Bill 2 et Inglourious Basterds. Il avait même auditionné pour le film Reservoir Dogs, mais sans succès. Il a également produit et co-produit quelques films, mais je ne parlerai dans cet article que de ses participations en tant qu'acteur.

         Pardonnez-moi, la liste qui suit est vraiment très incomplète, mais Samuel L. Jackson a fait tellement de films que je ne sais pas vraiment par où commencer, d'autant qu'une grande partie d'entre eux me semblent plutôt banals et sans gros intérêt (je supporte mal les films policiers). Si vous pouviez me conseiller sur ses films, ça me plairait bien ! Parce que honnêtement, quand je lis les synopsis de films comme S.W.A.T., Shaft, La Couleur du Crime, Instincts meurtriers, Basic, Kiss of Death, Négociateur ou L'Enfer du devoir, ça ne me tente pas. Ce sont les genres de films policiers qui ne m'attirent pas du tout, et je trouve ça dommage parce que j'ai envie d'en découvrir plus sur cet acteur. Peut-être aussi que mes préjugés se trompent et que ces films sont excellents, dites-moi donc.


         1. Pulp Fiction (1994 - Quentin Tarantino)

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         Je crois que Pulp Fiction est le film dans lequel Samuel L. Jackson excelle le plus. Son rôle est tout simplement génial et jubilatoire. Il interprète Jules Winnfield, un homme complètement cinglé qui s'emporte très vite. Le personnage est à la fois drôle et immense, toujours accompagné de son accolyte Vincent Vega (joué par John Travolta). Les deux compères forment un duo très complémentaire. Vincent ne dit jamais rien, sauf quand c'est nécessaire, et semble toujours passif, il ne se prend pas la tête et préfère laisser son coéquipier parler. Et pour parler, Jules parle ! Ayant systématiquement un avis sur tout, il est très impressionnant, voire imposant, et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Dès qu'il se prépare à tuer quelqu'un, il récite toujours un extrait de la Bible, Ezéchiel 25 Verset 10, qu'il connait par coeur. Ce personnage fait plutôt peur mais ses humeurs sont vraiment hilarantes. De plus, le doubleur de Samuel L. Jackson (Thierry Desroses) est absolument parfait car il apporte parfaitement la dimension de psychopathe philosophe liée au personnage. Mais je ne vais pas répéter tout ce que j'ai déjà dit, vous pouvez aller voir l'analyse complète de Pulp Fiction en suivant ce lien.


         2. Incassable (2000 - M. Night Shyamalan)

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         Samuel L. Jackson est vraiment incroyable dans ce film. Retrouvant Bruce Willis 16 ans après Pulp Fiction et 5 ans après Une Journée en Enfer, il joue le rôle de Elijah Price, un homme qui a beaucoup souffert en raison d'une maladie qui lui fragilise démesurément les os. Il est alors bloqué dans un corps qui se brise facilement, ce qui lui donne un état d'esprit assez dépressif. C'est incroyable toute la compassion qu'on peut éprouver pour ce personnage. Dans ce film, l'acteur nous offre une foule d'émotions toutes aussi fortes les unes que les autres, notamment à la fin du film. Son statut d'handicapé physique nous laisse facilement imaginer que Elijah est également mentalement déséquilibré, voire fou, un rôle pas évident à jouer, mais que l'acteur maîtrise de bout en bout. Ici pour voir la critique complète du film.


         3. Jackie Brown (1998 - Quentin Tarantino)

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         Jackie Brown est la deuxième collaboration acteur/réalisateur entre Samuel L. Jackson et Quentin Tarantino. Il interprète l'un des rôles les plus importants du film (bien que tous les rôles y soient primordiaux), celui de Ordell Robbie. Même s'il joue un homme un peu moins excentrique que dans Pulp Fiction, ce personnage se rapproche assez de Jules Winnfield par son côté légèrement délirant. Encore une fois, il est parfait dans la peau d'un homme qu'on n'aime pas titiller de peur de se prendre une balle dans la tête. Le film n'est clairement pas le meilleur de Tarantino, mais c'est néanmoins l'un des meilleurs rôles de l'acteur, qui a laissé tomber sa coupe noire et frisée pour une longue queue de cheval rousse (ce qui surprend un peu au début). Pour voir la critique complète du film, rendez-vous ici (j'ai  un peu l'impression d'écrire un Livre dont vous êtes le héros).


         4. Une journée en enfer (1995 - John McTiernan)

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         Ce film est tout simplement l'un des meilleurs films d'action jamais créés. Même si c'est Bruce Willis qui mène tambour battant dans Une Journée en Enfer, Samuel L. Jackson s'octroie un joli second rôle (qui est, en fait, pratiquement un autre rôle principal). Il y joue Zeus Craver, un homme qui n'a pas demandé à se retrouver dans une telle situation et qui fait un peu office de boulet que doit se trainer notre héros. Légèrement raciste et très paranoïaque, le personnage est drôle et incarné avec justesse. Il est à des années-lumières de son personnage de Pulp Fiction, puisqu'il est ici plutôt peureux et parfois pas très débrouillard (bien qu'il ne s'en sorte pas mal). Les deux acteurs forment un superbe duo très complice qu'on a donc retrouvé avec plaisir dans Incassable 5 ans plus tard. Cliquez par là pour en savoir plus sur la tétralogie Die Hard.


         5. La deuxième trilogie de Star Wars (1999 - George Lucas)

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         Samuel L. Jackson est apparu dans les Episodes I, II et III de Star Wars, c'est-à-dire dans La Menace Fantôme, L'Attaque des Clones et La Revanche des Sith. Je ne vais beaucoup commenter ces films parce qu'à part La Revanche des Sith que j'ai trouvé grandiose, je n'ai que peu apprécié les deux autres volets qui m'ont plus ou moins ennuyés et n'égalent vraiment pas la première trilogie en terme d'humour et d'intérêt. Samuel L. Jackson incarne Mace Windu avec talent mais n'a pas un rôle énorme. Il a également participé au film d'animation Star Wars : The Clone Wars en 2008, où il redonne sa voix au personnage animé.


         6. Kill Bill : Volume 2 (2004 - Quentin Tarantino)

samuel-l-jackson-kill-bill-2


         Pour cette nouvelle collaboration avec Quentin Tarantino, Samuel L. Jackson a un très petit rôle. Il joue uniquement dans Kill Bill 2, où il fait une apparition de quelques minutes dans le rôle de l'organiste du mariage de Béatrix Kiddo (jouée par la talentueuse Uma Thurman). Un petit clin d'oeil très sympathique qui est vraiment plaisant, au coeur d'un film d'une beauté et d'une quasi-perfection exemplaires. Allez par-là pour la critique des deux volets de Kill Bill.


         7. Jurassic Park (1993 - Steven Spielberg)

samuel-l-jackson-jurassic-park


        Le film en lui-même est excellent, mais Samuel L. Jackson n'y interprète qu'un rôle minime et très peu intéressant, ce qui est dommage quand on connait le potentiel de l'acteur. Il y joue Ray Arnold et apparaît régulièrement dans le film en tant que spécialiste informatique qui gère un peu la sécurité du parc. Un rôle pas très glorifiant, mais ça reste Samuel L. Jackson et on prend !


         8. Inglourious Basterds (2010 - Quentin Tarantino)

samuel-l-jackson-inglourious-basterds


        Enfin, je place ce film en dernier, pas parce qu'il est mauvais (loin de là, puisque c'est à mon goût LE chef d'oeuvre de 2009), mais parce que Samuel L. Jackson n'y joue pas en tant qu'acteur mais comme narrateur (dans la version originale). Je tiens cependant à mettre ce film dans cette petite sélection car elle témoigne de la quatrième participation de Samuel L. Jackson dans un film réalisé par Tarantino. Et quel film ! Vous pouvez en voir la critique ici.






        J'en ai fini pour cet acteur. Je sais parfaitement qu'il manque plein de films dans cette liste non exhaustive, s'il-vous-plaît, ne me grondez pas pour tous ces oublis, aiguillez-moi plutôt afin que je fasse de belles découvertes ! En espérant que cet article vous ait quand même plu.





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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 14:05

        Je vais vous présenter un groupe de musique pas comme les autres : Sigur Ros. Un groupe que j'adore depuis maintenant plusieurs années, j'irai même jusqu'à dire que c'est mon groupe préféré, tant les compositions sont belles, lentes, frémissantes, relaxantes et émouvantes. Je vous conseille vraiment de prendre le temps de découvrir ce groupe, car il fait de la musique totalement novatrice, le genre de trucs que je n'avais jamais entendus auparavant, et surtout, ça a presque changé ma vie de découvrir ce groupe. Il me permet de ressentir des frissons et des émotions vraiment géantes. De plus, ils sont parfois sollicités pour les BO de films, offrant plusieurs scènes sublimes.

 

Sigor Ros

 

-> Lire la suite...

         I. Petite présentation


        Sigur Rós est un groupe islandais, né en 1994 à Reikjavik (capitale de l'Islande). C'est un groupe assez spécial, un mélange de musique classique et de rock progressif, qui a pour principales caractéristiques la voix aiguë de son chanteur, dite fausset, et le jeu à l'archet pour la guitare. Le fait de jouer de son instrument avec un archet est une technique qui fut préalablement utilisée par Eddie Phillips et ensuite par Jimmy Page du groupe Led Zeppelin.

Sigur ros -jonsi

        La plupart du temps, les mélodies douces, originales, uniques en leur genre et envoûtantes nous emmènent vraiment loin, nous faisant passer par tous types de sentiments qui peuvent être la tristesse, les frissons, l'énergie ou la nostalgie, par exemple. Pour ma part, les musiques, quand je les mets à fond dans la pièce, me mettent presque dans un état de transe totale. Les musiques sont à la fois reposantes et stimulantes, tout en étant très mélodieuses. De plus, la voix du chanteur est extraordinaire.

       Le groupe utilise le Vonlenska, une langue construite et inventée par Jón Þór Birgisson, le chanteur du groupe. Cette technique est une suite de sons qui, accollés, ressemblent à de l'islandais, mais en réalité ne veulent absolument rien dire, un peu comme du chant en yahourt mais vraiment magnifique. La plupart des musiques de Sigur Ros utilisent ce langage.

        "Je l’ai appelé comme cela parce que la première fois que j’ai chanté comme ça c’était sur Von. Je pense que personne ne peut comprendre sauf moi. Ou, tout au moins, les gens comprennent par eux-mêmes, de leur propre manière. Tout le monde entend une signification différente" (Jón Þór Birgisson).

 

         Le groupe est composé de 4 membres :

        - Jón Þór Birgisson dit Jónsi, au chant et à la guitare électrique
        - Georg Hólm dit Goggi, à la guitare basse

        - Kjartan Sveinsson dit Kjarri, aux claviers
        - Orri Páll Dýrason, à la batterie
 

sigur-ros-jonsi  sigur-ros-orri
 sigur-ros-goggi  sigur-ros-kjarri

 


        II. Les clips et vidéos


       Sigur Rós est également un groupe exceptionnel à travers ses clips. Bien souvent, voire tout le temps, leurs clips montrent exclusivement des enfants. Sur des thèmes écologiques ou beaucoup plus simples, les clips sont d'une beauté ahurissante, et quand on y ajoute la musique par-dessus, qui colle parfaitement aux images, quel pur bonheur !

       Notamment l'un d'entre eux, qui est absolument magnifique. C'est le deuxième titre de l'album "Takk...", qui s'appelle Glosoli. Le clip met en scène des enfants. Ils se rejoignent au bord d'une falaise et à la fin, sautent dans le vide puis volent. Un moment intense d'émotion, de frissons, bref, ce clip à lui tout seul m'a fait devenir fan de ce groupe.


 

                  Si la vidéo ne marche pas (problèmes de droits d'auteurs ou autres), veuillez cliquer sur ce lien pour la voir :
 
                                 http://www.dailymotion.com/video/x2isyq_sigur-ros-glosoli_music


        Ensuite vient une de mes chansons préférées. C'est certainement la chanson la plus triste que j'ai jamais entendue. Beaucoup de monde considère que le premier album, Von, fut un échec. Moi, au contraire, je trouve que c'est un pur chef d'oeuvre. Cette musique, Von, fait pleurer, fait frissonner, grâce à la voix incroyable du chanteur... La chanson n'a pas de clip, mais la voici sous forme de vidéo.


 

                   Si la vidéo ne marche pas (problèmes de droits d'auteurs ou autres), veuillez cliquer sur ce lien pour la voir :
                                            http://www.youtube.com/watch?v=bA4B7-d691M
 


        Ensuite, un clip et un titre sublimes, à portée écologique, c'est Untitled 1, de l'album (). Mon dieu, cette chanson est d'une beauté hallucinante. Calme, douce, elle transmet un gros paquet d'émotions. Le clip est totalement déprimant, mais tellement prenant, truffé de ralentis et d'images magnifiques... Toujours avec des enfants.

 

                                              http://www.youtube.com/watch?v=GPBQniIeBUg


        De même, Untitled 3 est dans la même veine. Un clip d'une grande beauté, et surtout la musique ! Je n'ai jamais entendu une musique avec autant d'émotion, de délicatesse, de douceur, de la beauté pure. A écouter à fond en se relaxant tranquillement...


 

                                           http://www.youtube.com/watch?v=8cZGgtN42ns


        Enfin, je finirai par Hoppipolla, un clip sublime avec une chanson que je trouve un peu moins bonne, mais quand même excellente.

 

                                           http://www.youtube.com/watch?v=4L_DQKCDgeM


        III. Sigur Ros au cinéma


        Je ne mettrai pas les extraits des films parce que ça serait les spoiler.

       Quelques musiques de Sigur R
ós apparaissent dans des films. Le groupe est occasionnellement utilisé pour quelques BO de films, et quand on écoute leurs musiques, on comprend pourquoi.

       Commençons par Staralfur. Voici une bien belle musique. Elle apparaît dans le film  La Vie Aquatique, avec Bill Murray. Un film amusant mais aussi très émouvant. Le groupe Sigur R
ós accompagne la plus belle scène du film, tout simplement. Ceci n'est pas le clip, il n'y en a pas. Mais je mets la vidéo pour la chanson.

 

 

                                            http://www.youtube.com/watch?v=8gL6L3xaNy0 


        Ensuite, l'extraordinaire musique Untitled 4... Elle apparaît dans le film Vanilla Sky et signe encore une fois la plus belle scène du film, entre Tom Cruise et Pénélope Cruz. Pendant que j'y suis, je conseille ce film magnifique... (cette vidéo n'est toujours pas le clip, il n'y en a pas non plus). A partir de 5:00, la musique est vraiment magnifique.

 

                                           http://www.youtube.com/watch?v=GJnZR4O7iTE 


        Ils apparaissent également dans plusieurs autres films moins connus où Hoppipolla est souvent utilisée, et un épisode de Skins avec "Takk...".



         IV. Jonsi


        Le chanteur de Sigur Rós, Jonsi, a récemment sorti un album solo. Si vous aimez Sigur Rós, vous adorerez cui-là. Vraiment des musiques toujours aussi sublimes, et une voix extraordinaire.

 


 

 


         V. Quelques sites web pour les intéressés


        Wikipédia pour les informations
        Le site officiel avec des extraits musicaux et des vidéos (anglais)
        Volenska, un blog en français avec des news, les paroles, etc...








        J'espère avoir fait découvrir ce groupe magnifique à quelques personnes. Si je n'avais qu'une seule chose à vous proposer pour vous convertir, je vous demanderais juste de regarder le clip de Glosoli en entier, ainsi que d'écouter la musique Von au calme et à fond, en vous relaxant... Comment y être insensible ?



        Voir aussi : Vanilla Sky - la fin du film.





 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 19:26

          On continue donc sur les personnalités, et je crois que parmi les rares lecteurs de ce blog, la plupart auront certainement deviné que cet article allait venir, étant donné la nature de ceux que j'ai écrit juste avant. Voilà donc un petit billet sur l'un des plus grands réalisateurs de ces 20 dernières années, le déjanté Quentin Tarantino. Non, je ne vais pas m'étendre sur sa vie privée. Je ne vais pas beaucoup parler de l'homme (ne vous attendez pas à une biographie), mais plutôt de ses talents de réalisateur (et un peu de l'acteur).

 

  quentin tarantino et le flingue

 

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         De tous les réalisateurs, rares sont ceux qui ne m'ont jamais déçu. Je pourrais également dire la même chose de réalisateurs comme Sofia Coppola ou Wes Anderson, mais ils n'ont pas encore réalisé énormément de films. Chez tous les réalisateurs qui me viennent à l'esprit, tous m'ont au moins déçu une fois. M. Night Shyamalan avec Le Dernier Maître de l'Air (bien que tous ses autres films soient des chefs d'oeuvre), Luc Besson avec la saga Taxi, Gus Van Sant avec Last Days, Steven Spielberg avec Il faut sauver le soldat Ryan, Christopher Nolan avec Batman Begins, Tim Burton avec Pee Wee. J'en oublie beaucoup, évidemment, mais voilà où je veux en venir :  aucun d'entre d'eux ne m'apporte autant de plaisir que Quentin Tarantino.

        Je ne vais pas débattre des heures sur mes réalisateurs préférés, ça n'a aucun intérêt ici surtout que je sens que vous allez être nombreux à me dénicher des tas de réalisateurs qui sont irréprochables, comme Eastwood, Lynch ou Fincher, et je vais me sentir idiot. Ce que je veux tout simplement dire, c'est que (pour moi) Tarantino sort clairement du lot. J'ai trouvé tout ses films absolument fabuleux, intéressants et sans vraiment de défauts. Ceci pour plusieurs raisons que je vais essayer d'expliquer un peu.

        Premièrement, Quentin Tarantino parvient à nous faire rentrer dans ses films dès le début. Contrairement à de nombreux réalisateurs qui prennent tout leur temps pour présenter les personnages et nous bassiner de scènes totalement banales, lui nous captive toujours dès le début, sans fioritures. La présentation des personnages se fait toujours de façon originale et intéressante. Et ils sont toujours des points forts dans chacun de ses films. Il y a rarement de personnages principaux, à part dans Kill BillUma Thurman tient une grande partie du film sur ses épaules, et peut-être Django Unchained. Généralement, l'intrigue tourne autour de 5 ou 6 personnages à la fois secondaires et principaux, comme c'est le cas dans Pulp Fiction, Jackie Brown, Reservoir Dogs, ou Inglourious Basterds (et même Sin City auquel il a participé). Ainsi, chaque personnage est aussi important que les autres. Tout le monde a un rôle bien particulier, et il n'y a pas de héros, ce qui nous évite de l'ennui lorsqu'il n'apparaît pas. De plus, tous les personnages sont passionnants. Ils ont toujours quelque chose à dire, un avis à formuler, ce qui les caractérise.

        Et c'est en effet le deuxième point fort du réalisateur : les dialogues. Rarement inutiles, ils sont captivants et souvent remplis d'humour. Ils sont parfois à l'origine de personnages qui débattent sur un sujet et donnent leur avis. C'est particulièrement flagrant dans Pulp Fiction avec les discussions sur les frites, les hamburgers, les massages de pieds, Dieu. On a le même genre de procédé dans Reservoir Dogs, avec toute une réflexion sur les pourboires ou une chanson de Madonna. Des conversations toujours assez longues, voire banales, mais passionnantes et drôles. Car l'humour est souvent de la partie, avec l'humour noir, l'absurde, quelques délires ou encore de la parodie. Et franchement, c'est parfois presque jubilatoire tant les idées sont superbement exploitées. Quand il n'y a pas de dialogues, on a souvent droit à une excellente bande son, dont de nombreuses musiques sont devenues cultes.

        Ensuite, le style de Tarantino use de nombreuses techniques souvent réutilisées dans ses films. Tout d'abord, la plupart des films sont montés de façon très particulière, usant notamment de flashbacks, de flashforwards, de scènes issues de l'imagination de certains personnages et qui donnent toujours un ton décalé et très agréable. Tarantino utilise des petites actuces visuelles assez amusantes, surtout dans Inglourious Basterds, mais j'y reviendrai plus loin. Dans les techniques utilisées, on peut citer le Mexican standhoff, un sorte de confrontation où chaque personnage en braque un autre, ce qui donne une situation gênante de laquelle personne ne peut sortir gagnant. D'ailleurs, scénaristiquement parlant, Tarantino aime régulièrement tuer la plus grande partie des personnages de ses films, et rares sont ceux qui survivent avant le début du générique final. Autre élément scénaristique souvent présent dans ses réalisations : la violence montrée. Mais, à la différence de la violence crue et dégoûtante de certains films, Tarantino la rend presque belle, avec beaucoup de style et un grand esthétisme, notamment grâce à une belle photographie et tout un art de la filmer. D'ailleurs, cette violence est souvent masquée par le noir et blanc, par le dessin animé ou par l'exagération volontaire de certaines giclées de sang. De plus, il aime faire référence aux films d'action, notamment le cinéma de gangsters, le western ou le cinéma asiatique (combats au sabre). Très cinéphile et calé en cinéma, il nous offre souvent de nombreux clins d'oeils à d'autres films. D'ailleurs, Tarantino mélange souvent tous les genres, notamment avec la saga Kill Bill où il mêle le noir et blanc, le dessin animé, le western, ou Boulevard de la Mort qui passe de couleur à noir et blanc, pour revenir à la couleur. La réalisation est toujours parfaite et j'y prends toujours un grand plaisir. Il utilise très souvent la couleur jaune, qu'il semble vénérer, que ce soit dans les titres, les vêtements ou les affiches. Enfin, il est également friand (et nous aussi) des scènes montrées plusieurs fois de suite sous les points de vue de personnages différents. On pense notamment à Jackie Brown et Boulevard de la Mort.

        Enfin, Quentin Tarantino a très bon goût concernant le choix des acteurs et actrices. Au niveau des acteurs, il a beaucoup fait participer Samuel L. Jackson et Harvey Keitel, mais encore Michael Madsen, Tim Roth, Bruce Willis, Steve Buscemi qui sont des monuments du cinéma. Concernant les actrices, c'est pratiquement un sans faute également. Personnellement, j'ai eu un peu de mal avec Pam Grier dans Jackie Brown mais pour ce qui est du reste, c'est parfait. Uma Thurman, pour commencer (sa "muse"), est juste géniale dans tous ses rôles. De même pour Diane Kruger ou Mélanie Laurent dans Inglourious Basterds, qui sont bourrées de talent. Ces actrices sont également un moyen pour le réalisateur de montrer au grand jour son fétichisme des pieds, notamment avec Uma Thurman dans Kill Bill et Pulp Fiction, Bridget Fonda dans Jackie Brown, un peu tout le monde dans Boulevard de la Mort ou encore Diane Kruger dans Inglourious Basterds.

        Et voici donc maintenant une petite liste des films que j'ai vus, classés par ordre de préférence. Allons-y.



       1. Pulp Fiction

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       A mon goût le meilleur film de Tarantino, Pulp Fiction est également l'un des meilleurs films jamais réalisés. Tout y est, les personnages attachants et drôles (Samuel L. Jackson y trouve certainement son meilleur rôle avec Incassable), la triple intrigue astucieuse et palpitante, un flashforward et un scénario non linéaire. Mais j'ai déjà suffisamment parlé de ce film sur cet article qui lui est entièrement consacré.


       2. Kill Bill 1&2

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       Si vous ne l'avez pas vu, laissez vos préjugés de côté et entrez dans le monde délirant de Quentin Tarantino. Personnellement, je n'avais jamais voulu voir ces deux films que je pensais commerciaux et beaucoup trop banals au vu du scénario. Mais c'était à l'époque où le mot "Tarantino" ne me disait pas grand chose. De l'inventivité, un scénario passionnant, des acteurs talentueux (et en particulier une actrice, Uma Thurman, qui est incroyable), des personnages poussés et un mélange incroyable des genres, la saga Kill Bill est (pour le moment) ultra-culte, qu'il faut avoir vu une fois dans sa vie. Après Pulp Fiction, le réalisateur rempile de plus belle avec Uma Thurman, pour notre plus grand bonheur. Une analyse de ces deux films est visible en suivant ce lien.


       3. Inglourious Basterds

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       Incontestablement l'un des meilleurs films de l'année 2009, c'est l'une des très rares occasions où je suis allé voir deux fois un film au cinéma. Ce film est tellement bon et jubilatoire qu'il est à consommer sans aucune modération. Une sublime brochette d'acteurs, notamment Christoph Waltz qui a été découvert dans ce film (et quelle révélation !) et qu'on espère revoir rapidement sur grand écran. Ce film revisite la Seconde Guerre Mondiale de façon Tarantinesque, avec tout ce qui va avec. Des flashbacks, des intrigues parallèles, des personnages travaillés. Mais également quelques effets amusants comme un arrêt sur image sur un personnage, suivi du nom du personnage qui apparait avec une bonne grosse musique. Ca donne un ton décalé et absolument génial à certaines scènes qui changent clairement du cinéma habituel. Vous pouvez aller voir la critique complète de ce film ici.


       4. Django Unchained

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       Pas grand chose à dire, si ce n'est que Django Unchained n'est absolument pas surestimé par les critiques. Il faut vraiment détester Tarantino ou les westerns pour ne pas apprécier et savourer ce film grandiose de 3h, et rares sont de telles personnes. Le casting est fabuleux même si beaucoup moins marquant que pour le précédent film du cinéaste, j'ai été notamment ravi de retrouver Christopher Waltz qui, toujours dans un registre "sympathique", est ici dans le rôle inverse du Hans Landa d'Inglourious Basterds. L'acteur est toujours aussi miraculeux et son talent démesuré n'a certainement pas fini de faire parler. Leonardo DiCaprio est ici à contre-emploi dans un rôle d'enfoiré fini qu'il n'a pas l'habitude de camper. Samuel L. Jackson livre une prestation mémorable et complètement déjantée, faisant rire constamment avec un personnage sournois. Je laisse un bémol pour le choix de l'acteur principal, Jamie Foxx étant souvent un peu fade... Qui plus est, Tarantino ne tombe pas dans la facilité manichéenne gentils noirs / méchants blancs en proposant des caractères bien différents pour chaque personnage. Django Unchained est, à l'instar des autres films de l'auteur, complètement surréaliste et exagéré, mais c'est ce qui en fait un oeuvre jouissive. Avec la violence (morale et physique), Tarantino nous en met plein les yeux pendant 3h, sans oublier de nous faire respirer avec des dialogues savoureux et en passe de devenir cultes (bien que moins inspirés que Pulp Fiction, par exemple). La multitude de clins d'oeil et références est bienvenue et m'a permis de passer un moment incroyable. Le film démarre avec la musique du Django de 1966 (de Sergio Corbucci) et file inévitablement des frissons. Les caméos font toujours plaisir à voir, celui de Tarantino lui-même est plutôt amusant et le sort du personnage est excellent (faisant par-là même référence à Mon nom est Personne). Le caméo de Franco Nero (le Django de 1966) est plus subtil et plus bref, on a droit à un petit dialogue entre le Django 2013 et le Django 1966, très peu de paroles mais qui sont savoureuses : "What's your name ? - Django. - Can you spell it ? - D-J-A-N-G-O. The D is silent. - I know." Bref, mis à part ces petits clins d'oeil, le film regorge de répliques hilarantes et d'effets comiques très efficaces ("Dites adieu à Madame..."), Christopher Waltz mettant sa bonne humeur rayonnante au service du film (la scène de libération de Django offre une excellente ouverture du film et tout le passage avec le shériff et le marshal est à mourir de rire). Sans oublier le face-à-face monstrueux entre Waltz et DiCaprio, ce dernier ayant notamment une tirade impressionnante et révoltante sur un crâne. Bref, Django Unchained est délirant, et bien parti pour être l'un des meilleurs films de 2013. Il reste cependant derrière les 3 précédents dans mes favoris.


       5. Reservoir Dogs

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       Après le magnifique trio de tête, le niveau diminue d'un poil de pubis de mouche avec Reservoir Dogs, le premier gros film du réalisateur. Le film est construit comme un huit-clos autour d'un seul événement particulier. Les personnages arrivent au fur à mesure et apportent donc à chaque fois un peu plus de révélations à l'intrigue du film. Tous les acteurs sont vraiment au top, mais il manque à mon goût un petit plus par rapport aux films cités précédemment. Je trouve qu'il ne se passe finalement pas grand chose dans ce film, contrairement à la richesse scénaristique des trois autres qui bénéficient de multiples idées toutes aussi bonnes les unes que les autres. L'analyse complète de ce film se trouve au bout de votre pointeur !


       6. Boulevard de la Mort

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       Boulevard de la Mort arrive bien tard dans le classement, j'ai hésité à la mettre en 5e position car il m'a vraiment plu, mais les dialogues sont moins consistants et intéressants que dans Reservoir Dogs. Le film revisite tous les thèmes préférés de Tarantino, en passant par son fétichisme des pieds, la scène du coffre de voiture, les musiques géniales, le scénario parfait et les personnages dingues. Kurt Russell y trouve certainement l'un des meilleurs rôles de sa vie et c'est lui qui fait quasiment tout le film. Voir la critique ici.


       7. Jackie Brown

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       Si Jackie Brown arrive si tard dans le classement, c'est tout simplement d'un point de vue très subjectif (m'enfin c'est tout le principe d'un classement). J'ai personnellement trouvé Pam Grier assez fade et peu captivante, alors qu'elle est plus ou moins le centre de l'intrigue. Néanmoins, le scénario est toujours aussi bon, les personnages dans l'ensemble très intéressants et vraiment très atypiques. La critique complète en suivant ce lien.


        8. Sin City

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       Sin City arrive en dernière position, non parce qu'il est moins bon (au contraire) mais pour la simple et bonne raison que Tarantino a uniquement participé à la réalisation, puisque c'étaient surtout Robert Rodriguez et Frank Miller (l'auteur du comic à l'origine du film) qui étaient aux commandes. Néanmoins, on retrouve quelques détails chers à Tarantino et on reconnait souvent sa patte. Si la critique du film vous intéresse, c'est par là.





       Voilà pour les 8 films que j'ai vu de ce réalisateur de génie, que j'ai tous vraiment appréciés au plus haut point.



              Voir aussi : Samuel L. Jackson.





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Published by Sebmagic - dans Personnalités

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 00:47

          Puisqu'il y a une catégorie "Personnalités" sur ce blog, autant qu'elle serve ! Je vais donc commencer par l'actrice Kirsten Dunst. Si je commence par elle, ce n'est pas spécialement une affaire de goûts. Enfin, ce que je veux dire, c'est que même si cette fille est bourrée de talent, ce n'est pas non plus mon actrice préférée. Cependant, elle entre indiscutablement dans mon top 5 (voire top 3). Si je commence par elle, c'est tout simplement parce que j'ai adoré de nombreux de ses films. Et, comme vous l'avez peut-être remarqué, j'ai déjà écrit pas mal d'articles sur les films dans lesquels elle apparaît, ce qui facilite un peu mon boulot pour cet article.

 

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       Parlons donc de Kirsten Dunst, cette jeune actrice de 28 ans (elle ne les fait pas, n'est-ce pas ?) qui a débuté sa carrière très tôt, notamment à 12 ans dans Entretien avec un Vampire et 14 ans dans Jumanji, certainement le film qui l'a d'abord propulsée avant d'être totalement lancée sur le devant de la scène grâce à Sofia Coppola et son merveilleux film Virgin Suicides. Car il semblerait que Sofia Coppola ait vraiment perçu le potentiel énorme de l'actrice en lui donnant tout d'abord un rôle très important dans ce film, où elle joue à la perfection, puis en lui offrant 6 ans plus tard un film complètement centré autour d'elle avec Marie-Antoinette, où elle excelle et perce l'écran, portant les 2 heures du film à elle seule (oups, cette phrase est trop longue ?).

       Et j'avouerais que c'est grâce à Sofia Coppola que je me suis penché un peu plus près sur la filmographie de l'actrice, qui ne m'inspirait pas grand chose auparavant. Et j'ai vraiment découvert une comédienne que je connaissais mal (après tout, je ne l'avais vue que dans Jumanji et Spiderman, ce qui est un peu faible pour juger). C'est vraiment une artiste dotée d'un grand talent. J'ai été notamment bluffé par sa prestation dans Marie-Antoinette, touchante et parfaitement juste, où elle joue un peu de son charisme tout en parvenant à nous émouvoir dans de nombreuses scènes. Dans tous ses films, elle parvient à capter notre regard, car elle sait donner à ses personnages une vraie présence, ce qui la distingue clairement de nombreux autres acteurs.

       Kirsten Dunst joue souvent le même genre de rôles, celui d'une jeune femme un peu provocatrice, qui n'a peur de rien mais cache un caractère sensible. C'est le cas dans Virgin Suicides, où elle incarne Lux, une fille un peu fofolle mais terriblement mal dans sa peau, également dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind, toujours dans le rôle d'une fille qui aime faire la fête et draguer les hommes mais qui finira par nous offrir une scène assez forte en émotion, et enfin dans Crazy/Beautiful, où encore une fois elle finit par nous émouvoir dans une histoire père/fille. Même s'il ne serait pas déplaisant de la voir dans des rôles différents, voire encore plus dramatiques, il faut avouer qu'elle est parfaite dans son style.

       Elle incarne un rôle un peu plus fade (en tout cas, moins intéressant) dans Spiderman, où elle interprète Mary-Jane de façon splendide mais où elle n'apporte finalement pas grand chose, sinon offrir à notre superhéros une belle histoire d'amour et une jolie jeune femme à sauver.

       Je suis loin d'avoir vu tous ses films, mais voici le listing de ceux que j'ai vus et dont la plupart m'ont vraiment emballés. Le classement est basé, tout d'abord, sur la performance d'actrice qu'elle offre, puis évidemment sur la qualité du film en question.
 


            Mise à jour 28/10/11 : Melancholia intègre le classement et prend la 3e place.
      Mise à jour 25/04/13 : Arrivée dans le classement du magnifique Rencontres à Elizabethtown et du convenable Bachelorette.
      Mise à jour 24/05/13 : Le magnifique - et visuellement époustouflant - Upside Down vient prendre la 5e place.



      1. Virgin Suicides

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      Pour moi, il est incontestable que Virgin Suicides est le meilleur film de Kirsten Dunst. Sofia Coppola a totalement compris où résidait tout le talent et la puissance émotionnelle de l'actrice. Grâce à une réalisation efficace, magnifique et soignée, Coppola parvient à capter chacun des regards de l'actrice, chacun de ses gestes, afin de les rendre presque mystiques dans deux ou trois scènes. Quelques jolis jeux de lumière, des mouvements de caméra bien maîtrisés et Kirsten Dunst est vraiment mise en valeur de façon magistrale. Qui plus est, l'actrice en elle-même use de son talent pour nous faire fémir et surtout (c'est son rôle principal) nous intriguer et nous captiver. Car il n'y a pas à dire, le personnage de Lux est un mystère qu'on cherche à tout prix à éclaircir, sans jamais y parvenir vraiment. Et pour donner à son personnage autant de complexité sans vraiment utiliser de dialogues, il faut indéniablement avoir du talent. Le film, quant à lui, est d'une beauté resplendissante, mais pour en voir une critique détaillée il va falloir suivre ce lien.


      2. Marie-Antoinette

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      Ce film est tout simplement celui qui m'a fait découvrir le réel talent de Kirsten Dunst et poussé à examiner sa filmographie d'un peu plus près. Je n'avais jamais été intéressé par ce film avant de le voir, pour des raisons historiques (puisque j'ai un peu de mal avec cette époque de l'histoire, et notamment la Cour de Versailles que je trouve trop "dorée"). Néanmoins, j'ai vu ce film pour m'en faire une idée, car ça me trottait dans la tête depuis un moment, et j'ai vraiment adoré. Tout était pourtant fait pour que je déteste ce film, mais il m'a réellement intrigué et je l'ai trouvé prenant. Encore un coup de génie de la part de Sofia Coppola qui, bien qu'elle ait pris certaines petites libertés (volontaires) concernant la fidélité de la retranscription de l'Histoire de France, m'a fait totalement changer d'avis sur les films de ce genre. Kirsten Dunst est pratiquement méconnaissable, mais tellement crédible. Et surtout, poignante. Notamment à la fin du film mais aussi lors d'une scène où Marie-Antoinette craque littéralement sous la pression. Même si cette reine est en règle générale détestée par tout le monde, Kirsten Dunst nous pousse à adopter un regard complètement différent et on finit même par éprouver de la compassion, voire de la tristesse, pour cette femme historique. Vraiment du grand boulot, à mon goût. Cette deuxième collaboration Dunst/Coppola nous offre donc un deuxième chef d'oeuvre, j'espère honnêtement que les deux femmes ne s'arrêteront pas ici ! Pour une critique totale du film, suivez ce petit lien tout gentillet.



      3. Melancholia

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       Le dernier bijou de Lars von Trier est un film d'une beauté sans nom, avec le final le plus puissant et le plus vibrant de toute ma vie (j'ai dû aller voir ce film 4 fois au cinéma pour profiter pleinement de cette scène finale extrêmement cinégénique). En plus de tout ça, le film est un OVNI magnifique traitant de deux soeurs réagissant différemment à une éventuelle fin du monde provoquée par une grosse planète se dirigeant vers la Terre. Un vrai chef d'oeuvre qui souffre quand même de quelques longueurs en première partie, largement excusées par le talent inqualifiable d'une Kirsten Dunst dépressive et d'une Charlotte Gainsbourg émouvante. L'article complet.
 

      4. Eternal Sunshine of the Spotless Mind

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      BIen qu'elle ait un rôle secondaire dans ce film, l'actrice y apporte beaucoup, notamment en terme d'émotion. Pendant tout le film, elle incarne, comme souvent, une jeune femme un peu "crazy" qui aime bien bouger et séduire. Mais heureusement, son personnage aboutit sur tout autre chose à la fin du film, où il prend une dimension plus triste et dramatique. Vraiment une superbe idée de la part de Michel Gondry que de donner une importance aussi grande à un personnage qu'on croyait très secondaire voire inutile. Kirsten Dunst y est vraiment touchante, jouant à la perfection. Pour ceci, je trouve qu'elle a trouvé là l'un de ses meilleurs rôles. L'analyse complète de ce film est accessible ici.
 
 
      5. Upside Down




      Absolument magnifique, cet Upside Down m'a offert tout ce que j'aime au cinéma. En s'appuyant sur un monde très original et visuellement des plus magnifiques, le film fait rêver et traite de l'une des plus belles et magiques histoires d'amour que j'ai pu voir. Le duo d'acteurs est sublime et chaque plan est là pour les mettre en valeur, jouant sur les effets de lumière ou les plans grandioses qui font que j'aime ce type de cinéma. Bref, tout simplement magnifique et bien aidé par la BO (une musique de Sigur Ros, entre autres, accompagne une séquence magique).


      6. Rencontres à Elizabethtown




      C'est bien simple, le film dure 1h54 et c'est probablement l'un des plus longs sourires de ma vie ! Sérieusement, ce film est un pur ravissement, qui donne la pêche et le sourire d'un bout à l'autre. Sans être hilarante, cette comédie romantique se différencie clairement des autres par son charme impressionnant et par l'efficacité du duo d'acteurs. C'est bien la première fois qu'Orlando Bloom parvient à me transmettre quelque chose de fort. Kirsten Dunst, quant à elle, est toujours aussi pétillante et à fond dans son rôle. Chacun des acteurs représente dans ce film le genre de personnes que tout le monde souhaite rencontrer un jour. Mais, outre cette (légère !) romance, Cameron Crowe passe surtout 2h à célébrer la vie et à donner le sourire, tout en évitant soigneusement les clichés du genre et les lourdeurs qu'on a l'habitude d'appréhender pour ce genre de films. Jamais grotesque, jamais débile, toujours juste, cette histoire nous porte sur un petit nuage et s'avère être l'un des moments cinématographiques les plus charmants qui soient. On pourrait croire qu'au bout d'1h20 le film s'essouffle et commence à tourner en rond, mais ce n'est pas le cas. Le film regorge de séquences tout aussi réussies les unes que les autres, d'une rencontre charmante à une nuit au téléphone, en passant par le deuil d'un père et la poésie d'une mère en claquettes, pour finir par un somptueux et romantique road trip en solitaire où les émotions explosent et où le film se savoure. Vraiment, je ne m'attendais à un tel film et je suis conquis. Comme on me reproche souvent de ne pas mettre de films légers/comiques/romantiques dans mon top 200, c'est avec une joie intense que j'y fais entrer ce magnifique petit bijou, qui s'avère d'ailleurs être le 5e film de Kirsten Dunst à y entrer.


      7. Entretien avec un vampire

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      Avec un peu de retard, ce film apparaît dans le classement. C'est clairement le film qui a lancé la carrière de Kirsten Dunst, où elle est absolument dingue et fabuleuse. Un film sur les vampires réalisé par Neil Jordan, et certainement l'une des meilleurs oeuvres sur le sujet, à la fois décalée, drôle et dramatique. Brad Pitt et Tom Cruise entourent la jeune actrice qui n'avait à l'époque pas fini de nous réserver des suprises ! La critique ici.


      8. Jumanji

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      Kirsten Dunst à ses débuts. Certainement le film qui a lancé sa carrière après Entretien avec un Vampire, étant donné qu'elle n'avait eu que des très petits rôles dans ses précédents films. Elle incarne Judith avec un talent assez notable pour une fille de 14 ans (surtout qu'elle fait un peu plus jeune qu'elle n'en a l'air). Elle tient le second (ou troisième) rôle de ce film juste après Robin Williams, et quand même, c'est la classe. Le film en lui même est totalement culte, et si je ne l'ai pas vu dix fois, je suis prêt à partir vivre dans la jungle pendant 26 ans. Un film presque parfait, car drôle, plein d'aventures,  et les effets spéciaux sont à peine démodés. On est toujours surpris pendant ce film, et les acteurs sont absolument géniaux. Le scénario est incroyablement passionnant et stimulant, on ne s'ennuie pas, et Robin Williams est exceptionnel. Il joue son rôle à pure merveille et devrait être un modèle pour de nombreux acteurs.


      9. Bachelorette




      L'accumulation de mauvaises notes pour ce film provient indéniablement de la masse de spectateurs qui l'ont vu en VF. Ca se voit notamment aux diverses critiques sur le jeu des acteurs. Il se trouve qu'en VO, le film n'est pas si mal, et s'avère même plutôt bon. Certes, le scénario ne casse pas des briques, la situation n'est pas toujours passionnante et ce n'est pas la comédie du siècle, mais l'ensemble des 4 actrices est de grande qualité, avec des personnages hauts en couleurs et parfois très drôles, qui rendent le tout très agréable à suivre. C'est clairement Lizzy Caplan qui fait le film, extrêmement à l'aise avec son personnage ; un poil déjantée, impulsive, je-m'en-foutiste et inhabituelle. Si le film n'est pas inoubliable, les 1h22 passent à une vitesse vertigineuse.


      10. Crazy/Beautiful

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      Voilà un titre de film qui définit à la perfection son personnage principal : à la fois Crazy et Beautiful, deux des traits qui caractérisent très souvent les personnages de la comédienne. Dans ce film, elle a un rôle assez similaire à ceux qu'elle a eu dans Eternal Sunshine ou Virgin Suicides, à savoir d'une fille un peu déjantée et insouciante, mais qui cache une souffrance vraiment grande. Elle interprète magnifiquement une jeune femme qui se sent rejetée par sa famille, notamment sa belle-mère, car elle est vue comme un être nuisible et sans intérêt. Son père ne l'aidant en rien, elle n'a aucun repère et accumule les erreurs sans vraiment s'en soucier... Sans se préoccuper de son avenir qu'elle pense certainement voué à l'échec à cause du manque de considération de son père, elle rencontre alors un jeune homme promis à une grande carrière, qui va l'aider à avoir confiance en elle. Un film assez banal mais avec un dénouement assez riche en sentiments et en émotion positive. Il n'y a pas à dire, Kirsten Dunst nous donne tout ce qu'il y a de plus crédible lorsque ses personnages fondent en larmes. Vous pouvez lire une critique plus détaillée en cliquant là (ou là).


      11. The Devil's Arithmetic

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      Si ce film arrive assez tard dans le classement, c'est parce que ce n'est pas un film, mais un téléfilm. Et qui dit téléfilm dit quelques clichés et une bonne moralité finale. Néanmoins, lorsqu'on omet ceci, c'est une vraie réussite. Et, pour succomber une fois de plus au cliché des films traitant de l'Holocauste, je dirais qu'il est nécessaire. Très efficace, presque autant que La Rafle (c'est dire), j'avoue qu'il m'a beaucoup plu et qu'il est crédible dans l'horreur de la déportation, jusqu'à la toute fin. Bien sûr, il n'atteint pas le niveau de La Rafle, mais il est fichtrement efficace. Kirsten Dunst est évidemment l'atout principal de ce film, à la fois touchante et crédible jusqu'au bout. Une critique bien plus détaillée est visible en suivant ce lien.


      12. La trilogie Spiderman

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      Bien que cette trilogie soit encensée partout, déchaînant les foules (et il faut bien avouer qu'elle se laisse joyeusement regarder !), je pense que ce sont les trois films qui ont apporté le moins à l'actrice. Elle y est assez banale, parfois inutile. Bien sûr, son talent est toujours présent. Mais il n'est pas exploité et finalement, on ne lui retiendra dans ces films qu'un rôle assez "inutile", qui n'est pratiquement utilisé que pour faire évoluer le superhéros et pour permettre aux gros méchants de la capturer. Un peu basique. Cependant, je ne reproche absolument rien à cette trilogie qui figure certainement parmi les meilleurs films de super héros. Le premier volet est intéressant et permet de poser les bases de l'histoire à suivre. Le deuxième est encore meilleur, car on s'intéresse moins au super-héros pour se concentrer sur Peter Parker. Quant au dernier, il n'évite pas les clichés du genre mais reste assez efficace.



      13. Le Sourire de Mona Lisa

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      Un film pas franchement exceptionnel. Les thèmes traités son intéressants et méritent d'en faire un film. On a ici une sorte de Le Cercle des Poètes Disparus dans le monde des femmes, Julia Roberts tenant le rôle de Robin Williams. Sauf que cette fois-ci, nous sommes dans le domaine de l'art, en particulier de la peinture. Julia Roberts interprète Katherine Watson, une nouvelle enseignante aux méthodes peu orthodoxes dans les années 50. A une époque où les femmes avaient peu de droits et où les publicités s'avéraient horribles quand on les regarde à présent (en gros : une femme sert à faire la cuisine, le ménage, l'aspirateur est son meilleur ami), où les femmes ne devaient pas travailler une fois mariées et les hommes étaient de gros machos, Katherine a quant à elle une vision de la société totalement différente, ce qui rend le personnage intrigant. Tandis que Gilselle s'approche également de ce mode de pensée, Betty quant à elle trouve son professeur ridicule et s'amuse à lui manquer de respect. Joan tente de jouer sur les deux tableaux et se faisant médiateur. Le sujet est passionnant, Kirsten Dunst est excellente en véritable chieuse insupportable, tandis que Maggie Gyllenhaal est comme d'habitude magnifique et bourrée de talent. Malheureusement ce sont des deux seuls éléments du casting à rester crédibles. Julia Roberts, malgré tout le respect que j'ai pour cette actrice, ne sait jouer que la gêne ou la vexation et à force c'est énervant. On s'attache difficilement à elle. Quant à Julia Stiles, je l'ai trouvée largement meilleure dans Dexter. Ici, elle en fait dix fois trop. Tout ceci au coeur d'une intrigue qui finalement n'est pas tellement passionnante et s'essouffle vite. Dommage.



      14. Deeply

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      Ce dernier film est surtout une blagounette de ma part. Il est sorti la même année que Virgin Suicides mais c'est vraiment tout autre chose. Parce que dans le genre nunuche-à l'eau de rose-cliché, on ne fait pas mieux. C'est un film raté, et il est certain qu'il ne devrait pas figurer dans un top 10 des films de Kirsten Dunst. Cependant, je vais en parler un peu car sa prestation satisfaisante est pratiquement la seule chose qui ressort du film. Pendant les trois premiers quarts du film, je me suis clairement fait chier. Des jeux d'acteurs horribles, et surtout une histoire vraiment cul-cul. Une jeune fille (jouée par Julia Brendler, une inconnue sans aucun talent) arrive sur une île et rencontre une dame assez âgée qui lui raconte une histoire. Cette histoire est chiante au possible, avalant tous les clichés possibles de ce genre de films de romance dramatique bien dégoulinants de niaiserie. Et vas-y que je cours sur la plage en pleurant. Sérieusement... Les répliques et dialogues sont peu crédibles, et très bateau (le pire, c'est que j'ai fait l'effort de le voir en VO, donc l'argument de la VF pourrie ne tient même pas). Les musiques au violon qui se répètent pendant une heure trente, et l'ambiance "Petite maison dans la prairie" ne sont pas ma tasse de thé. Cependant, la fin du film est magnifique. Toute la poésie se fait enfin ressentir de façon beaucoup moins mièvre. La fin est assez émouvante, parce qu'on apprend ce qui est arrivé à Claire en même temps que ce qui est arrivé à Silly (au passage, est-ce normal d'appeler sa fille "Silly" ?). Et c'est donc Kirsten Dunst qui incarne Silly. M'enfin bref, c'est un film assez chiant, avec une fin correcte, mais ça ne suffit pas. Evitez-le.



      Voilà tout pour cette actrice qui commence à sortir du lot et que j'apprécie de plus en plus. J'ai hâte de découvrir All Good Things.





 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 23:49

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    Michael Jackson nous a quitté il y a plus d'un an. Et on a l'impression que c'était le mois dernier, tant sa présence est encore presque palpable. Depuis le 25 juin 2009, on entend beaucoup parler du King of Pop, et en bien. Dommage qu'il ait fallu attendre ce malheureux événement pour que les médias cessent enfin de le descendre constamment. Avant de nous pencher sur l'homme qu'il était, rappelons premièrement quel grand artiste fut Michael Jackson.


    1) Michael Jackson, légende de la musique


    Clips et chansons

    Il est indiscutable que Michael Jackson a révolutionné l'ère de la musique et du clip vidéo. Nombre de ses chansons ont été de grands succès, et il n'est pas rare de voir apparaître ici et là des extraits de ses musiques. Considéré comme l'individu le plus célèbre au monde, cet homme aux multiples talents (danseur, chanteur, compositeur, acteur, bruiteur) est également l'homme de tous les records, que ce soit du record du nombre d'albums vendus comme du nombre de récompenses reçues. Que le Roi de la Pop ait plu ou non, personne ne peut nier qu'il a marqué le monde de la musique de manière très forte.

    Il n'est pas nécessaire de rappeler les succès musicaux de la star, tout le monde les connait. De Thriller à Earth Song, en passant par Billie Jean ou We Are the World, beaucoup de générations ont été marquées par sa musique et son talent, et il n'est pas difficile de penser que les prochaines suivront.

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    Michael Jackson a su donner un réel sens au clip vidéo. Il est reconnu (à juste titre) comme étant le précurseur des vidéoclips sous forme de petits films. Thriller en fut la première expérience avec un clip d'une longueur de 14 minutes, un évènement sans précédent dans l'histoire de la musique. La chorégraphie, la musique, les paroles, tout est absolument frissonnant. Depuis, Michael Jackson n'a pas cessé de créer des clips incroyables, tout en se renouvellant totalement. Ainsi, avec Smooth Criminal, on assiste encore à un mini-film où les chorégraphies et la classe ultime du danseur sont les éléments centraux du décor. Pour dernier exemple, on peut également citer le clip de Black or White, qui utilise un procédé assez peu répandu à l'époque : le morphing (et quel morphing de qualité !). Le clip est ensuite suivi de plusieurs minutes sans musique, où on voit simplement Michael Jackson danser dans une rue sombre, et où l'on n'entend que le bruit de ses pas sur le sol.

    Mais au-delà du clip, les chansons sont elles aussi uniques. La voix absolument incroyable de Michael Jackson est reconnaissable entre toutes. Parfois douce, parfois rauque, il pouvait passer des aïgus aux graves avec une grande facilité. Sa façon de chanter le distingue vraiment des autres artistes. S'adaptant à tous les styles, mélangeant le rock avec le funk, la soul et la pop, il a un style totalement unique. Son talent est tel que, pour certaines chansons comme Billie Jean, il connaissait, dès le départ, le résultat qu'il voulait obtenir dans les moindres détails, avant même de l'enregistrer. C'était alors lui qui imitait avec sa bouche chaque instrument afin que les musiciens puissent la reproduire comme ils pouvaient.

    Le chanteur est également à l'origine de nombreuses chansons très engagées, notamment sur la guerre, la misère et la planète qu'il ne supportait pas de voir mourir à petit feu. Mais nous reviendrons sur ce sujet un peu plus tard.


    Danse et Scène

    En plus de son incroyable don pour la musique et le chant, Michael Jackson était surtout réputé pour être un excellent danseur et une bête de scène. C'est probablement la plus grande marque de cet artiste, qui fait qu'il restera à jamais dans toutes les mémoires. Outre le fameux moonwalk, sa signature, qu'il a perfectionné et popularisé, il a inventé de nombreux pas visuellement très impressionnants, où il donne l'impression d'être soumis à des lois physiques totalement inconnues. Il est clair que Michael Jackson était un maître de la danse et de la chorégraphie. Il n'est même pas exagéré d'affirmer qu'il fut l'un des meilleurs danseurs de tous les temps.

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    Sur scène, Michael Jackson se donnait tout simplement à fond, parvenant sans problèmes à assurer certains spectacles sans playback (contrairement à d'autres). Pouvoir chanter parfaitement juste tout en dansant jusqu'à l'épuisement n'est pas un talent donné à tous les artistes. Les chorégraphies et mises en scène étant toujours superbes, les concerts qu'il donnait n'étaient pas simplement des enchaînements de chansons pour le public. On avait plutôt affaire à des shows de grande qualité, des véritables spectacles. Tous les moyens étaient bons pour surprendre le public, allant des effets pyrotechniques aux grands écrans. L'entrée en scène de l'artiste était toujours époustouflante, notamment l'effet “grille-pain”, où le chanteur est propulsé à travers une trappe depuis le dessous de la scène, puis reste totalement immobile pendant plusieurs minutes. Un début de show absolument mythique qui provoque le délire de la foule. Vous pouvez voir cette vidéo sur Youtube en cliquant ici.

    Un autre moment clé de ces concerts est, bien sûr la légendaire chorégraphie de Billie Jean. Absolument vibrante, elle est absolument jubilatoire. Il est d'ailleurs amusant de constater que très peu de gens connaissent l'existence de la “deuxième partie” de sa représentation sur scène. La première partie est l'habituelle chanson, mondialement connue, qui donne réellement envie de bouger. Michael Jackson interprète ce petit bijou musical en l'accompagnant de quelques pas de danse bien sentis, notamment le célèbre moonwalk. Puis, à la fin de la musique, le chanteur retourne chercher son chapeau (qu'il avait initialement jeté par terre). Revenant au centre de la scène, dans le halo lumineux, la musique laisse place simplement à la ligne de basse de Billie Jean. Vous savez, le tout début de la chanson, qui donne directement des envies de danser. Sur ce fond musical, le roi de la danse s'adonne alors, pendant plusieurs minutes, à une démonstration de l'essentiel de ses pas de danse, notamment le moonwalk, l'airwalk, le sidewalk, la Jackson Walk, ou encore la fameuse danse du robot. Trois ou quatre minutes de jubilation ultime (parfois 5 !), où on peut voir la légende au sommet de son talent, s'éclatant et se donnant à fond. Le plus impressionnant reste la synchronisation parfaite entre tous ces mouvements et la le son, chaque pas et chaque geste étant parfaitement rythmé avec la musique. Du grand art. Un petit aperçu de cette deuxième partie à voir absolument (à partir de 8:00 jusqu'à la fin, tout simplement immense) :


 


 

    Néanmoins, c'est avec regret que je n'ai jamais eu l'occasion de voir le King of Pop en action sur scène. La joie que j'avais ressenti à l'annonce de la tournée “This Is It” avait pourtant été très intense. Quelle opportunité inespérée ! C'était mon plus grand rêve : celui de voir Michael Jackson en vrai, sur scène, effectuer son parfait Billie Jean. Alors que j'étais persuadé qu'il ne remonterait plus jamais sur scène, qu'il ne reviendrait plus, voilà que j'apprends la nouvelle de son come-back avec un immense bonheur. Le grand Michael Jackson, la légende est de retour, ENFIN. Malheureusement, le cruel destin en aura voulu autrement.

    Néanmoins, nous avons quand même pu voir de nombreuses images du spectacle que nous préparait Michael Jackson, dans le film This Is It. Un film à voir absolument car il montre un Michael Jackson au top de sa forme, n'en déplaise aux détracteurs qui étaient persuadés que le Roi de la Pop était mourrant.


    Le film This is It

    Car, oui, il était en forme et oui, les spectacles auraient été vraiment grandioses. Encore du jamais vu dans l'histoire du concert, qui auraient montré à l'oeuvre l'un des plus grands artistes de tous les temps. On peut voir le King of Pop interpréter quasiment tout le répertoire prévu pour les 50 dates du concert. Le film nous montre à quel point Michael Jackson était perfectionniste, et qu'il n'avait absolument rien perdu de son talent et de sa légendaire humilité. Des frissons, des rires, et quelques pleurs pour certains. Il est clair que le film n'aura laissé personne indifférent. Il a permis aux fans de savourer chaque instant, et aux autres de connaître un peu mieux cet homme qui n'était autre que la bonté personnifiée. On ajoute à ça les décors, quelques aperçus des préparatifs incroyables qui avaient été mis en place pour la série de concerts, et on se dit qu'à 3 semaines près, on est tout simplement passés à côté du plus grand événement musical du millénaire. Pour cette dernière tournée, Michael Jackson avait réuni toute son extraordinaire créativité afin de proposer au monde entier un show des plus sensationnels. Des costumes totalement innovants, comme des lumières à fibres optiques cousues sur sa veste en cuir rouge, pour des effets de lumières au rythme de la musique, des gants et chaussettes en cristal qui captent la lumière pendant la danse, mais également la célèbre veste de Billie Jean, serti de cristaux Swarovski et de 60 lumières.

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    En plus des costumes, le show s’annonçait grandiose par le nombre affolant de nouveautés qu’il allait présenter. Le public devait recevoir à l'entrée des lunettes 3D. En effet, des mini-films en 3D allaient être projetés derrière la scène sur un écran de 10 x 30 mètres. On aurait ainsi littéralement vu des fantômes et des zombies danser à côté des vrais danseurs. De quoi impressionner !

    Mais le principal sujet de film, outre les décors, est Michael Jackson lui-même. On peut enfin réaliser que son état de santé ne s'était pas dégragé au point de ne plus pouvoir danser. Au contraire ! Même s'il paraît un peu maigre (ce qu'il a toujours été), il dansait toujours à la perfection, que ça soient les sidewalks comme son moonwalk. De plus, il avait encore une endurance incroyable, et on remarque même qu'en ayant passé 10 ans sans faire de concerts, il n'avait rien perdu de ses capacités physiques et de son sens du show. A l'âge de 50 ans, on aurait pu imaginer le contraire...

    La plus belle scène du film est, évidemment, la chanson Billie Jean. Que de frissons ! On regrette sincèrement de ne jamais avoir vu ça pour de vrai.

    Quoiqu'il en soit, ce film est à voir absolument, afin d'en découvrir un peu plus sur les coulisses et les préparatifs des concerts du chanteur.

    Mais derrière l'artiste, il y a un homme avec un coeur. Et ceci, beaucoup de gens l'oublient. Il est difficile d'analyser le caractère de Michael Jackson. Malgré sa notoriété, son talent, son statut de “Dieu musical”, l'homme a été haï par beaucoup de monde. Et c'est toujours le cas. Pourquoi ? C'est ce que nous allons essayer de voir.



    2) Michael Jackson, un homme d'exception


    La générosité incarnée

    Pour commencer, il faut absolument dire ceci : la personnalité de Michael Jackson avait quelque chose d'exceptionnel : sa générosité (si, si !). Beaucoup de gens connaissent les records musicaux qu'il détient, mais peu d'entre ceux savent que cet homme détient un autre record encore plus honorable : celui de dons à des oeuvres caritatives et humanitaires. En tout, Michael Jackson a deversé environ 400 millions de dollars à 40 associations, un record absolu qui mérite d'être souligné. Parmi ces associations, deux ont été créées par lui-même, dont la fameuse association “We Are The World” visant à diminuer la misère dans le monde pour les enfants défavorisés.

    Pourquoi ces chiffres ne sont pas connus par le grand public tandis que de son vivant, par contre, les rumeurs sur ses transformations physiques et sa soi-disante pédophilie fusaient de toutes part ? Tout simplement parce que la presse choisit ses titres et ses victimes. Les magazines ayant trouvé leur bouc-émissaire, leur cible commerciale, ont alors commencé à le dénigrer physiquement, à l'insulter sans remords et à le montrer sous ses angles les plus moches possibles, quitte à utiliser de la retouche. Lorsqu'on connait vraiment Michael Jackson et son personnage, il est extrêmement difficile de ne pas l'admirer en tant qu'être humain. Car les tabloids ont fait de cet homme un objet, un sujet sans âme ni sentiments, alors qu'il est avant tout un être humain doté de morale et d'humilité, quelqu'un qui est extrêmement sensible et qui a passé sa vie à aider les autres sans compter (ce qui explique ses dettes impressionnantes).

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    Pour continuer ce paragraphe, il est nécessaire de rappeler que Michael Jackson a entièrement créé un parc d'attractions chez lui, lieu qu'il a appelé Neverland. Toutes les semaines depuis sa création, il invitait chez lui, gratuitement, des dizaines d'enfants défavorisés ou handicapés afin qu'ils puissent s'amuser sans compter (qu'il soit lui-même présent ou non). Tout ceci sans rien demander en retour. Il a visité énormément d'hôpitaux et leur a fait de nombreux dons afin d'aider les enfants en difficulté. Comment alors peut-on dire d'un tel homme qu'il est ignoble et sans coeur ? Et surtout, question plus difficile : comment Michael Jackson a-t-il pu supporter de telles choses si longtemps, lui qui ne souhaitait que faire le bien ? Comment l'être humain peut-il en arriver là ? Comment peut-on juger un homme sans le connaître, uniquement en se basant sur des rumeurs ? Voilà des questions qui en disent long sur la nature humaine et qui font réfléchir...


    De noir à blanc

    Michael Jackson est connu pour ses transformations physiques assez extravagantes. Nous ne discuterons pas des heures sur les chirurgies esthétiques effectuées sur son nez. De nombreuses personnes ont pris un malin plaisir à attaquer l'artiste sur son physique, notamment la presse à scandale. Mais après tout, qui ça concerne ? Il est évident que Michael Jackson faisait un complexe sur son nez. A priori, cette fixation date de son enfance, alors que son père le surnommait souvent “gros nez”, ce qui a pu le traumatiser. Mais passons sur ceci, car ça ne nous regarde définitivement pas.

    Revenons plutôt sur l'évolution de la peau du chanteur. Cela ne nous regarde toujours pas, mais certaines réactions me dérangent franchement. Les détracteurs n'en peuvent plus de traiter Michael Jackson de “raciste”, qui, je cite “a voulu renier ses origines”. Comment peut-on entendre des horreurs pareilles après les efforts considérables qu'il a fait pour oeuvrer dans le monde ? Ce qu'on sait moins (étrange !), c'est que Michael Jackson était atteint de vitiligo, une maladie qui modifie la pigmentation de la peau et qui la rend blanche. Et on ne peut absolument rien contre cette maladie. Alors Michael Jackson utilisait-il des crèmes ? Oui. Pour se blanchir la peau ? Oui. Dans le but de ne plus être noir ? NON ! Il mettait des crèmes pour ne pas montrer publiquement sa maladie et ses taches de vitiligo, tout simplement, car il avait peur de dégrader son image (ce qui peut se comprendre quand on voit les réactions du public !). Au passage, saluons tous les racistes qu'on retrouve sur les plages entrain de se brunir la peau. Parce que pour vouloir bronzer et noircir, il faut vraiment renier sa race et ses origines, c'est pitoyable !

 Peut-être aurez-vous eu l'occasion de voir des photos de Michael Jackson avec un masque sur le visage, faisait-il ça pour le plaisir ? Il faut arrêter le délire. Il était peut-être dans un monde à part, mais il n'était pas cinglé. Ce masque lui servait juste à se protéger du soleil, qui est dangeureux pour la maladie du vitiligo.

 D'ailleurs, c'est "grâce" à cette maladie qu'il a porté un gant blanc pour Billie Jean, pour cacher les tâches sur sa main.


    Un éternel enfant

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    Avant de parler du délicat sujet de ses problèmes de justice (car, oui, il faut en parler !), il faut essayer de comprendre qui était Michael Jackson. Car sans connaître sa réelle personnalité, on ne peut pas le juger correctement. Ce qu'il est important de savoir, c'est que Michael Jackson était atteint du syndrome de Peter Pan. Pour résumer, il donne à un adulte une personnalité d'un enfant de 14 ans. Et en effet, comment ne pas comparer Michael Jackson à un enfant ? Toujours entrain de rire pour des broutilles, gêné et timide, très naïf. Et surtout, il avait une amitié instantanée avec les autres enfants.

    Michael Jackson était un enfant dans sa tête... Et il voulait être entouré d'enfants car il se sentait à l'aise avec eux, il était comme eux, et leur ressemblait beaucoup. Il a voulu aider les enfants démunis en leur construisant un parc d'attractions, un endroit où ils pouvaient faire tout ce qu'ils voulaient, s'amuser. Ce que lui n'a pas pu faire étant jeune.

    Pour les gens qui sont encore sceptiques, je leur conseille de regarder les vidéos “Private Home Movies”, qui illustrent parfaitement ce qui a été dit au-dessus. Ce sont des vidéos faites par Michael Jackson dans l'enceinte de sa maison, à une époque où personne ne connaissait vraiment qui il était. Des vidéos qui le montrent avec des enfants, jouant avec eux, riant avec eux, faisant d'interminables batailles d'eau, faisant l'imbécile et s'amusant, tout simplement. On peut voir quelques unes de ces images par exemple dans cette vidéo à partir de 1:05 :

 


 

     C'était ça Michael Jackson, c'était la générosité incarnée, la personne la plus investie caritativement parlant, une des personnes les plus admirables qu'on ait connu. Peu de gens peuvent se vanter d'avoir donné autant que lui. Et le pire de tout, c'est qui ne s'en vantait jamais. Il était d'une humilité exemplaire, d'une modestie à toute épreuve.


    Accusations non fondées

    Pour conclure cet article, il est inévitable de parler des affaires judiciaires qui ont détruit physiquement et mentalement Michael Jackson. Dans les articles de presse qui ont suivi la mort de Michael Jackson, tous parlaient de l'artiste, de tout ce qu'il a apporté à la musique. Mais aucun n'essaie de rétablir une certaine vérité sur ces affaires. Ce qui est dommage, puisqu'a priori, beaucoup de personnes se sont fié à ces magazines pour se faire leur propre idée du personnage. Il est donc temps de poser une dernière pierre dans le jardin des fans de cet homme.

    Beaucoup de personnes pensent que Michael Jackson a subi de nombreuses plaintes et accusations. Alors qu'en fait, il n'y en a eu seulement deux. Sur les milliers d'enfants orphelins ou malades que Michael Jackson a accueilli chaque année à Neverland de 1991 à 2005. Dans cet article, nous verrons seulement des faits et des vérités sur les deux affaires qui ont sali la star aux yeux du public.

    Premièrement, il faut savoir que Michael Jackson a été innocenté dans les deux affaires, ce qui est normalement une preuve suffisante en défaveur de la culpabilité. Cependant, nous pouvons détailler ces affaires pour s'en convaincre.

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    La première accusation a eu lieu en 1993, par Jordan Chandler. Une forte amité s'étant développée entre l'enfant et le chanteur, le père biologique de Jordan demande à la star une énorme somme d'argent pour financer ses films, ce qu'il refuse. Peu de temps après, Jordan affirme que Michael Jackson a provoqué des attouchements sexuels sur lui. La réaction de la star à l'annonce de cette nouvelle fut de s'assoir et de pleurer. Evan Chandler (le père de la “victime”) exige alors 25 millions de dollars de la part du chanteur pour ne pas porter plainte. Au début, Jackson refuse, appuyé par ses avocats qui pensent à une tentative d'extorsion de fonds. Mais Jordan Chandler s'est alors mis à développer un peu plus l'affaire en confiant que la star l'aurait embrassé ainsi que d'autres choses abonimables. Son père porte alors plainte.

    C'est alors que les autorités ont organisé des fouilles au ranch de Neverland, où les faits sont censés s'être passés. Ils n'ont absolument rien trouvé qui puisse prouver que Michael Jackson soit pédophile. Une autre preuve innocente clairement le chanteur. En effet, Jordan a décrit ses parties génitales de façon très précise (en particulier, la circoncision) qui pousse les autorités à une fouille corporelle et des prises de photos très humiliantes sur Michael Jackson, ce dont il se plaindra publiquement. Les résultats sont clairs : les photos ne correspondent pas du tout à la description qu'en a fait l'enfant. L'absence de preuves et le manque de témoignages décrédibilise donc la famille Chandler.

    Cependant, sous le stress du procès, la santé du Roi de la Pop se dégrade de façon très conséquente. Son image publique se détériore et il cesse de s'alimenter, donc perd beaucoup de poids. Il finira par signer un accord avec la famille accusatrice pour quelques millions de dollars afin de ne pas continuer le procès pénalement, et que la plainte civile soit définitivement retirée.

    Après la mort de Michael Jackson, Jordan Chandler a avoué avoir menti sur ses accusations.

    La deuxième affaire fut la plus destructrice pour Michael Jackson, qui n'en ressortira jamais indemne. En 2003, les autorités perquisitionnent, sans prévenir, le domicile de la star afin d'en faire une fouille totale. Un garçon, Gavin Arvizo a porté plainte pour abus sexuels, et la mère l'accuse de séquestration. Michael Jackson est alors à Las Vegas entrain de tourner un clip vidéo. A l'annonce de la nouvelle, il est déconcerté, il ne comprend pas. Tout en continuant de clamer son innocence, il est accusé de 10 chefs d'inculpation pouvant l'amener à 20 ans de prison. Deux ans plus tard, alors que la réputation du chanteur est au plus bas, il se présente tous les jours au tribunal pendant cinq mois. Le verdict est prononcé en 2005 : Michael Jackson a été innocenté des 10 chefs d'inculpation, il est acquitté.

MJ-8   En effet, la justice a affirmé n'avoir eu aucune preuve. La fouille du ranch de Neverland n'a absolument rien donné de compromettant. De plus, il s'est avéré que la famille Arvizo a cumulé les incohérences et les contradictions. Une enquête a également démontré que la mère était une manipulatrice, habituée des plaintes non fondées. Notamment contre l'agent de sécurité d'un magasin qu'elle avait déjà accusé d'agression sexuelle alors qu'elle était en flagrant délit de vol. Avec cette plainte, elle avait alors touché plusieurs dizaines de milliers de dollars. Il est facile d'imaginer qu'avec Michael Jackson, la famille pensait pouvoir toucher le jackpot.

    On ajoute à ceci quelques enfants qui ont témoigné à la barre en faveur du chanteur. Je cite : "Ca me rend fou parce que n'est pas vrai" et "je me suis endormi à plusieurs reprises dans sa chambre mais nous avions tous les deux des pyjamas et il dormait au sol".

Voilà donc tout sur ces deux affaires.



    A force d'entendre partout que Michael Jackson est coupable de pédophilie, on finit par y croire et c'est très facile d'y croire : ben oui les journaux le disent ! Mais il ne vient pas à l'esprit des gens que les médias cherchent simplement des articles vendeurs, croustillants et accrocheurs pour amasser du fric. Une rumeur ? On la balance comme vérité, et on vend ! Du coup, comme les couvertures de ce genre de torchons sont affichées dans toutes les rues devant les kiosques, ça rentre dans l'esprit des passants et il n'en faut pas plus. Ils prennent ça comme vérité et n'ont de cesse de dénigrer une proie facile qui ne peut pas vraiment se défendre. Aider les enfants était l'obsession de Michael Jackson, et son message est très mal passé.

 Quoiqu'il en soit, l'annonce de sa mort a fait réfléchir certaines personnes, certainement les plus ouvertes. Et ça fait du bien. Parce qu'en réalité, tous les arguments qui sont basés sur des faits et non sur des rumeurs de tabloids sont tous en faveur de Michael Jackson. Et il suffit de s'intéresser un peu plus à lui et son personnage pour comprendre qui il était vraiment et réaliser qu'il n'aurait jamais pu faire ce qu'on l'a accusé d'avoir fait.

    Pour conclure, j'ajouterai simplement que nous avons perdu un des hommes les plus humbles, généreux et talentueux de cette planète. Une perte vraiment énorme. Et continuer de voir des gens se réjouir d'une telle perte, c'est extrêmement triste...


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       Voir aussi : Ghosts et Moonwalker.



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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 20:05

   Le compositeur James Newton Howard a signé de nombreuses musiques de films, mais les plus magnifiques d’entre elles se trouvent dans les 6 films que le réalisateur M. Night Shyamalan a sortis entre Sixième Sens et Phénomènes. Shyamalan n’a fait appel qu’à son compositeur fétiche pour ses films, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Que de sensations ! Je reviendrai dans quelques temps sur les films en eux-mêmes, mais je vais me concentrer ici uniquement sur les musiques de ces 6 films.

   Si ce qui vous plait dans le cinéma est d'être totalement transporté par les BO, vous ne pouvez pas être déçu par les collaborations Shyamalan/Newton Howard. Divin, et magique. Afin de ne pas perturber le lecteur, je vais parler de ces films dans l'ordre chronologique de leur apparition au cinéma (on ne sait jamais, intervertir les dates pourrait provoquer un désordre psychologique sévère chez certaines personnes ! À tester...).
 

Indice Spoiler :  Spoiler1

 

sixieme sens

 

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   Certes née de sa première collaboration avec Shyamalan, cette BOF est à mon goût l'une des moins réussies des six, bien que magnifique. Même s'il permet d’installer avec brio et réussite l’angoisse, le mystère et le suspense, il faut avouer que seules deux ou trois chansons de l’album sont à retenir. Mais alors, quelles musiques ! Même lorsqu’on est hors du film, ces mélodies sont frissonnantes et terrifiantes.

   Il faut retenir les musiques Hanging Ghost (à partir de 1:11, c’est la musique caractéristique du film très facile à reconnaître), qui nous met dans une ambiance profondément mélancolique et angoissante. C'est pour moi l'une des plus grandes musiques de films à suspense jamais créée. L'ambiance imposée est juste parfaite, à mi-chemin entre l'angoisse et le mystérieux, thèmes très récurrents dans Sixième Sens. De plus, il n'est pas rare que la musique remplace les paroles, ce qui est une caractéristique du cinéma de Shyamalan que j'admire particulièrement.

   Malcolm Story/Cole Secret permet également une bonne complémentarité avec les images. Elle nous offre à 1:01 un passage unique et sublime. Rien que de l'écouter, j'en frissonne. Après avoir vu ce film 3 ou 4 fois, on ne peut pas rester insensible en écoutant ce chef d'oeuvre, qui n'est pas sans rappeler toute l'atmosphère présente dans l'intrigue.

    Run to the Church est aussi une belle musique, mais elle colle un peu moins à l’ambiance du film à mon goût.

    Passons à présent au deuxième film de duo Shyamalan/Howard, à savoir le chef d’oeuvre Incassable.


incassable

   Ce film d’une beauté incroyable est d’un calme ahurissant. Il est jouissif de regarder un film qui soit à la fois très lent et très passionnant. Là n’est pas le sujet de cet article, mais si ce film fait frissonner, c’est bien parce qu’il dispose d’une des plus belles BOF jamais composées. Elle pose le film dans une ambiance totalement à part et on en oublie presque qu’on est assis dans son fauteuil tant ça prend aux tripes. La BO de ce film est à mon goût la plus grande réussite de James Newton Howard. Elle possède un passage musical récurrent mais servi différemment selon les contextes. Parfois, elle nous repose et donne au film un aspect calme et doux, parfois elle monte en puissance en s’accordant parfaitement aux scènes et nous offre une multitude de frissons, accentuant le drame et le tragique. En clair, la musique est diablement bien utilisée. Ce qui n'était pas vraiment le cas de Sixième Sens, qui ne contenait pratiquement qu'un seul véritable thème. On a donc une belle évolution de la part de James Newton Howard qui laisse sans voix.

   Il faut d’abord retenir le thème principal d'Incassable. Utilisé à plusieurs sauces, il est d'une somptuosité ! Pratiquement impossible à décrire. Il apparaît généralement lorsque le personnage principal, David, accomplit quelque chose d'assez impressionnant, tout en restant constamment dans la recherche de sa propre identité. Elle a des airs d'héroïsme sans pour autant tomber dans le cliché des musiques de ce style. On la retrouve dans End Credits et The Orange Man1:04 on reconnait la musique sublime de la fin du film), d’une beauté telle qu'une énorme boule s'installe dans notre petite gorgeounette. Elle apparaît également dans Weithlifting, une scène totalement géniale où David soulève des poids de plus en plus gros sous les yeux incrédules de son fils.

   L 'une des musiques les plus vibrantes de cette BOF est également celle qui accompagne la scène des visions, qu’on peut écouter, comme son nom l’indique, sur la piste Visions. Un morceau très rythmé qui convient de façon parfaite à la scène pendant laquelle David se place au milieu de la foule et comprend avec effroi l'ampleur de ses capacités. Scène qui donne d'ailleurs lieu à des sacrés mouvements de caméra qui relèvent de l'ordre du génie pur.


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    Passons maintenant à Signes. Le film est encore un coup de maître tant par le scénario que par les acteurs, les mouvements de caméra et le dénouement. Et la musique fait toujours effet, mais un peu moins. Je devrais préciser : "un peu moins pour ma part". Car j'ai souvent du mal à apprécier les films traitant d'une hypothétique invasion extraterrestre, et encore moins leurs musiques. Pourtant, elles ont quand même leur charme dans ce film, et pas qu'un peu.

    Je ne parlerai que la musique Main Titles, bien qu'il faille également découvrir les autres musiques du film. Ce thème principal ouvre le film de façon terriblement astucieuse en annonçant directement la couleur : ça va être angoissant. Le générique du début apparaît sur cette musique, terriblement tendue voire terrifiante. Composée de petits pics de seulement 3 notes, c'est encore un coup de maître de James Newton Howard qui parvient à nous mettre dans l'ambiance à partir de ces 3 notes récurrentes.

    Mais parlons un peu du quatrième film, The Village.


village

    Encore une fois, sublime musique (fichtre, vous aussi vous avez l’impression que je me répète ?) qui fait une des grandes forces du film. Une musique plus “violonneuse”, qui fait appel à plus de mélancolie et de tristesse. La violoniste en question s’appelle Hilary Hahn et elle fut un sacré bon choix, preuve en est son apparition au générique final, fait plutôt rare au cinéma. Même si le suspense et la terreur règnent aussi dans ce film, cette BO s’éloigne complètement de celle de Signes avec des musiques plus gentilles, plus douces mais qui correspondent tout autant à l’univers du réalisateur.

    Les thèmes Noah Visits mais surtout The Gravel Road sont époustouflants et géniaux. Du piano, du violon, du grand art. Emouvante, poignante, cette BOF n’est pas sans rappeler l’histoire d’amour qui se trame dans le film, avec des musiques à la fois romantiques et mélancoliques, voire dramatiques. On retient surtout la scène pendant laquelle Evy tend la main en dehors de la maison et que Lucius la prend pour entrer au dernier moment, dans un ralenti des plus magiques.

    Continuons notre chemin avec La Jeune Fille de l’Eau.


jeune fille de l'eau

    Ce film étant scénaristiquement assez différent des précédents films de Shyamalan, on aurait pu croire à une différence de registre au niveau de la musique, et donc à une déception. Que nenni ! Une cinquième fois, J.N. Howard nous sert une musique qui colle à la perfection aux scènes, qui sait être calme comme puissamment magistrale dans les grandes scènes d’émotion. Cette BOF est plus lyrique, encore plus douce et mélancolique que pour The Village. A écouter, c’est un pur plaisir.

    Prologue est une belle pièce de l’album, thème principal qui caractérise totalement l'atmosphère du film et le mystère qu'il induit. Magique. De même pour Cereal Boxes, qui intervient lorsque l'enfant tente de "décrypter" une boite de céréales. Mais c’est la piste The Great Eatlon qui est la plus merveilleuse, nous emplissant d’émotion en clôturant le film sur une scène des plus superbes, atteignant un sommet d'intensité comme on en voit rarement. Vraiment somptueuse à partir de 1:40. Pour conclure, ce mélange de voix et de lyrisme est d’une beauté renversante (je vous conseille néanmoins de voir le film en même temps si ce n’est pas encore fait).

    Pour finir en beauté, parlons du tout dernier bébé de M. Night Shyamalan, à savoir Phénomènes.


phenomenes

    Voilà un film qui insiste lui aussi sur les liens entre les personnages, profonds et réfléchis. James Newton Howard reprend les mêmes éléments : une musique frissonnante, angoissante, qui retranscrit parfaitement les scènes. Le thème récurrent du film nous est présenté dès la première scène sur un fond de nuages, ce qui nous place directement dans l'ambiance du film en nous rappelant un peu l'intro de Signes. On l’entend ensuite pendant pratiquement le reste de la séance. Mais elle est tellement unique en son genre qu’on ne peut pas s’en lasser. Mystérieuse, menaçante, elle mêle beaucoup de sombreté avec une sensation étrange de danger très calme. Presque malsain et déprimant. Moins de lyrisme, donc, mais plus de peur. Loin, très loin des musiques habituelles que nous sert Hollywood à longueur de temps, cette musique n’a pas pour but d’impressionner ni de créer du grand spectacle, et c’est là qu’on voit que le cinéaste et le compositeur ont tout compris.

    Les musiques rappellent un peu les musiques de Signes ou même de Sixième Sens, d’ailleurs on peut faire les mêmes remarques pour le film en lui-même. Les pistes Be With You et Main Theme sont bouleversantes. Des musiques beaucoup plus sombres, à l'opposé des grandes musiques lumineuses et éclatantes de La Jeune Fille de l'Eau ou The Village. On sombre même dans le quasi-glauque avec le thème de la vieille dame, accentuant ainsi l'aspect terrifiant d'une des scènes finales.






    J’arrête ici ce petit article, peu exhaustif mais qui traduit suffisamment ma passion pour le cinéma de M. Night Shyamalan et les musiques incroyables qui donnent toute l’ambiance des films.

    A noter que c'est également James Newton Howard qui est aux commandes des musiques du Dernier Maître de l'Air, le nouveau film du maître de la caméra, qui sortira ce mercredi.




       Voir aussi : Les 20 fins de films les plus surprenantes, Sixième Sens (fin du film), Incassable (fin du film), The Village (fin du film), Le dernier Maître de l'Air , Incassable - Analyse.

 





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