Ca faisait très longtemps que j'avais envie de découvrir ce film et je ne suis absolument pas déçu. J'ai vu exactement le film que je voulais voir, avec une ambiance tragi-comique assez déprimante. J'en avais tellement entendu de bien que je m'y suis lancé ce soir avec enthousiasme. Comme je m'y attendais, Trainspotting est à mi-chemin entre Las Vegas Parano et Requiem for a Dream. J'ai vraiment beaucoup apprécié ce film, surtout à partir du premier tiers. Réalisé par Danny Boyle (notamment auteur de 28 jours plus tard) en 1996, le film raconte l'histoire de Mark Renton (joué par Ewan McGregor), un jeune homme enfermé dans la dure spirale de la drogue, et de ses 3 amis dont il veut plus ou moins se débarrasser.
Mais heureusement, le film ne se résume pas à ça. Il nous montre l'évolution du personnage principal, son sevrage, la façon dont il tient à
oublier son ancienne vie, bien que ça ne soit pas si simple. Le film enchaîne les plans vraiment très très bons. A commencer par le sevrage de Mark, qui dure
relativement longtemps et qui nous montre le délire dans lequel tombe le personnage. J'adore la façon avec laquelle ce passage a été filmé. Notamment le début de son sevrage, où il est dans son
lit qui recule, petit à petit, s'éloignant de la porte et le plongeant dans le commencement d'un enfer invivable (photo). Et puis, tous ces plans
tournés depuis l'intérieur des draps, où il revoit ses "amis" à tour de rôle, c'est vraiment bien foutu et ça fait presque peur. Le summum vient avec le bébé qui a visiblement donné les jetons à
beaucoup de monde.
Pour finir, Ewan McGregor. Quel acteur, encore ! Depuis que je l'ai réellement
découvert dans Anges et Démons, je l'ai trouvé parfait dans The Island. Mais c'est
Trainspotting qui a vraiment lancé sa carrière, et ça se comprend. Il interprète son personnage avec justesse. Il nous touche, on a vraiment
envie de le voir s'en sortir et de le suivre jusqu'à la fin du film. Ses expressions de visage sont toujours excellentes, sans aucun surjeu. On éprouve de la pitié envers ce personnage, qui a
tout fait pour ne pas vivre une vie banale mais finira inévitablement par revenir dans le moule social. Il a toujours sur lui ce léger air de naïveté qui lui est propre et qui fait une partie de
son charisme. Bref, ce mec m'épate. On éprouve aussi beaucoup de pitié pour le pauvre Spud avec ses airs de simplet, qui s'en tirera à bon compte même si on
ne sait pas vraiment comment il va finir...