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Nous, les Leroy - de Florent Bernard - Critique

Nous, les Leroy - de Florent Bernard - Critique

     En voilà un joli petit film ! Nous, les Leroy est le premier long-métrage de FloBer, sorti en 2024. Même si on ne criera pas au chef d'œuvre, cette comédie familiale est plus intéressante que ce qu'elle laisse présager avec son titre quelconque et son affiche assez médiocre. Après plusieurs rires, mais aussi quelques émotions durant 1h40, j'en suis ressorti avec un sourire grand comme ça.

 

Nous, les Leroy - de Florent Bernard - Critique

       Sandrine et Christian sont mariés depuis 20 ans et leurs deux enfants sont proches de quitter la maison. Lorsque Sandrine annonce à son mari qu'elle souhaite une séparation, celui-ci tente un coup de la dernière chance. Pour sauver son mariage, il emmène toute sa petite famille en week-end sur la route : un voyage à travers les endroits clés de l'histoire des Leroy. Avec un tel pitch, on s'attend à une comédie naïve bourrée de bons sentiments. Et qu'on ne s'y trompe pas : les bons sentiments, ils sont bien là. La volonté de Florent Bernard était clairement de créer un film feel good, flirtant avec le rire et l'émotion positive. Mais il faut tout de même nuancer, car on ne peut pas dire que ça dégouline de niaiserie, loin de là. Tout l'enjeu du film n'est pas de sauver un couple, mais plutôt de sauver une famille, ce qui rend l'approche particulièrement intéressante. A travers ce périple, les personnages vont apprendre à se reconstruire, à évoluer, à communiquer. Nous, les Leroy est un film assez mature, notamment dans sa conclusion qui m'a agréablement surpris.

 

Nous, les Leroy - de Florent Bernard - Critique
Nous, les Leroy - de Florent Bernard - Critique

      Côté casting, Nous, les Leroy propose un quatuor d'acteurs totalement crédibles. On se sent proches de chacun des quatre personnages, tous coincés par un manque de communication qui les enferme dans leur malheur. On n'a qu'une envie : que chacun trouve la place qui lui convienne, qu'ils puissent enfin s'épanouir, ensemble ou non. Les deux jeunes acteurs sont parfaits dans leurs rôles, que ce soit Lily Aubry comme Hadrien Heaulmé. On a envie que ces ados sortent de leur coquille et se livrent, et les deux comédiens parviennent à rendre Loreleï et Bastien très attachants. De même – et je n'en aurais pas mis ma main à couper – José Garcia offre une performance touchante et sans fausse note. Il apporte beaucoup d'humour, souvent dans la retenue. L'acteur s'est assagi avec l'âge. Mais la perle de ce film est évidemment Charlotte Gainsbourg. L'actrice, comme à son habitude, est totalement investie dans son rôle, intense et fragile, émouvante au possible. Sa présence est un immense atout, je pense notamment à la scène de discussion entre Sandrine et Loreleï, dans une chambre, qui va sans doute me marquer tant elle semble réelle. Quelle actrice magnifique.

 

Nous, les Leroy - de Florent Bernard - Critique

      Nous, les Leroy est construit comme une succession de petites scènes qui peut faire penser à un film à sketches – un reste de Youtube loin d'être désagréable. L'enchaînement est fluide et surtout très efficace : chaque séquence est centrée autour d'acteurs secondaires bien connus, et amusants, qui apportent des moments d'humour bienvenus au fil de ce voyage familial. J'ai beau chercher, je crois qu'aucun sketch n'est à jeter. Ils fonctionnent tous à merveille. La séquence avec Jérôme Niel est à l'image de ce comédien : un peu folle et inattendue. Sébastien Chassagne, lui aussi, nous offre un moment de drôlerie efficace dans la peau d'un caricaturiste susceptible. Je peux également citer Simon Astier, Adrien Ménielle, Justine Le Pottier ou encore Baptiste Lecaplain, dont les apparitions de quelques minutes apportent toujours une belle partie de rires.

 

Nous, les Leroy - de Florent Bernard - Critique

      Bref, pas grand-chose à reprocher à Nous, les Leroy, j'ai été agréablement surpris. Le film m'a apporté tout ce dont j'avais besoin lorsque je l'ai lancé : du rire, un soupçon d'émotion, et de bonnes ondes. Cerise sur le gâteau : le propos n'est pas gâché par une happy end foireuse qu'on était en droit de craindre... que demander de mieux ?

 

 

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