On n'a pas parlé de courts-métrages depuis déjà quelques mois, je vous présente donc ceux qui m'ont positivement marqué récemment.
Other side of the box (Caleb J. Phillips - 2020)
Je commence par mon chouchou parmi les cinq : Other side of the box. Il s'agit d'un couple qui reçoit la visite d'un ami qu'ils ne s'attendaient pas à voir. Celui-ci leur dépose un colis, puis part précipitamment de la maison. En l'ouvrant, le couple remarque que le carton contient quelque chose de très étrange.
Voilà exactement ce que doit être un court-métrage : il va droit au but et nous impacte directement, sans fioritures. J'ai envie de rapprocher le film de The Box de Richard Kelly, long-métrage totalement raté à cause de sa longueur, qui aurait justement mérité une version compacte comme Other side of the box. Sans trop en dévoiler, ce court-métrage est saisissant visuellement, et très efficace sur le plan de l'horreur. La réalisation et la photographie sont extrêmement soignées, ce qui rend le tout agréable. Quant à l'ambiance, elle est bien stressante comme il faut, avec notamment une conclusion purement géniale. Les derniers plans vont me rester en mémoire, c'est brillant.
Laura hasn't slept (Parker Finn - 2020)
Laura fait toujours le même cauchemar : celui d'un homme qui la regarde en souriant... Je n'ai pas vu le long-métrage Smile, sorti en 2022 et réalisé par Parker Finn. Je n'en ai entendu que du mal. Il faut croire que le court-métrage d'origine suffisait, car j'ai été saisi par ces 11 minutes qui nous plongent dans l'enfer mental de la jeune femme. Caitlin Stasey y est convaincante et j'ai adoré l'atmosphère oppressante de cette pièce, qui s'assombrit au fur et à mesure que les minutes passent.
Transfigure (Dylan Clark - 2021)
Une jeune femme fait quelques retouches sur un logiciel de montage photo. Ce qu'elle va remarquer va la terrifier. Voilà ce qu'on peut appeler un court-métrage efficace : 4 minutes seulement suffisent à marquer les esprits. Ça ne tourne pas autour du pot, l'idée est redoutable, les effets spéciaux sont propres. C'est tout ce qu'on attend d'un court d'horreur.
The ballerina (Aaron Fradkin - 2021)
Une idée, une pièce, une actrice. 7 minutes, et le tour est joué. The ballerina nous présente une danseuse venue s'entraîner dans une salle ornée de miroirs. Au bout de quelques secondes, elle constate que quelque chose cloche avec son reflet... Hormis le dernier plan un peu cheap (mais on pardonne vu le budget probablement ridicule), le court-métrage est prenant et angoissant, notamment grâce au visage de l'actrice qui parvient à nous terrifier l'espace de quelques instants. En plus, la lumière est très belle. Je vous le conseille.
Luna (Antonio Perez - 2014)
Luna s'est cachée dans le sous-sol de sa maison. Juste au-dessus d'elle, un homme vient d'abattre toute sa famille. Luna est doté d'un twist particulièrement savoureux, petite idée de génie totalement adaptée au format court, lorsque le spectateur n'a aucun contexte face aux situations qui lui sont présentées. Je préfère ne rien spoiler, mais ce sont 11 minutes pleines de tension.