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Quelques films en vrac #69

Quelques films en vrac #69

      Une bouse, trois films honnêtes, voilà le programme pour ces quelques critiques en vrac. 

 

J'aimerais pas crever un dimanche

Quelques films en vrac #69

      Ben est chargé de recevoir des cadavres à la morgue. Une nuit, attiré par le corps d'une jeune femme fraîchement décédée, il la viole. Son acte réveille Térésa d'entre les morts, et celle-ci ne porte pas plainte. Au contraire, elle cherche à retrouver son sauveur. Je vous incite à ne pas voir cette sombre merdasse, c'est un film voyeur, glauque, noir, moralement scandaleux. Bref, il n'y a rien qui va, c'est l'un des pires films qu'il m'ait été donné de voir. Je n'ai même pas envie d'argumenter, le synopsis se suffit à lui-même. Et puis ce truc mérite à peine qu'on en parle.

 

Escape from the 21th century

Quelques films en vrac #69

      Trois jeunes hommes en 1999 réalisent qu'ils viennent d'acquérir un pouvoir : lorsqu'ils éternuent, ils sont projetés 20 ans plus tard. Ce film chinois de Yi Lang est une comédie d'action et de SF très originale. Escape from the 21th century vient de sortir en salles et je vous le conseille, ne serait-ce que pour la curiosité : difficile de faire plus atypique, vous allez être déstabilisé(e)s ! Quelques jours après être sorti de la salle, je ne suis pas encore vraiment sûr de ce que j'ai vu. Ce qui est certain, c'est que ce genre de propositions sont très rares au cinéma.

      Le film est une espèce de Everything Everywhere All At Once, mais en bien. Même si les effets spéciaux sont parfois kitschs, et qu'il faut se concentrer comme jamais pour suivre ce qu'il se passe dans tout ce bordel, ça fourmille d'idées délirantes dans la mise en scène, extrêmement subversive. Tout ressemble à un gigantesque gag, et c'est parfois efficace, j'ai beaucoup ri notamment durant la première demi-heure. Ensuite, ça s'essouffle un peu et ça peine à tenir le rythme. Mais c'est cool. Anecdotique, mais cool.

 

Un tramway nommé Désir

Quelques films en vrac #69

      Enfin vu ce film culte d'Elia Kazan avec Marlon Brando et Vivien Leigh dans les rôles principaux. Comme je le craignais depuis des années, Un tramway nommé Désir ne m'a pas spécialement passionné, même s'il se regarde très bien. Il faut dire qu'il est difficile de s'attacher aux personnages. Entre Blanche, absolument insupportable et tête-à-claques (aucun changement pour Vivien Leigh depuis Autant en emporte le vent) et Stanley, gros connard violent et primitif, je me demande comment le film a pu devenir un soi-disant "monument" du cinéma.

     Par contre, la réalisation est magistrale, surtout qu'Elia Kazan décide de tourner quasiment à huis clos, renforçant le sentiment d'enfermement chez les personnages, qui ne peuvent pas se libérer de leur vie misérable. Ça n'empêche que le scénario n'est pas des plus palpitants, surtout que Vivien Leigh est de plus en plus irritante au fil des minutes : surjeu constant, personnage pénible. Je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à suivre cette intrigue.

 

Host

Quelques films en vrac #69

      Durant le confinement, un groupe d'amis se retrouve sur Zoom pour tester une séance de spiritisme. La soirée va très mal se dérouler. L'un des tous premiers films sortis pendant le covid en 2020, Host s'inspire de Searching sur le principe : toute l'intrigue se passe sur un écran d'ordinateur. Je remercie Ed, un lecteur récurrent de ce blog, pour m'avoir fait découvrir ce film d'horreur particulièrement marquant. Host est un found footage, un peu à l'image de Unfriended, mais beaucoup mieux foutu que ce dernier. Il dure un peu moins d'1h et a été tourné sur Zoom lui-même, ce qui donne beaucoup d'authenticité à l'ensemble. Chacune des comédiennes a dû gérer ses propres effets depuis chez elle (chaises qui volent, lumières, etc) et Host a été filmé avec leurs propres appareils. Les images sont donc parfaitement crédibles.

     De plus, même si le scénario est franchement basique (un esprit malveillant veut tuer tout le monde), j'ai trouvé le film extrêmement flippant. Presque tous les effets reposent sur des jumpscares mais ceux-ci sont diablement efficaces. Je pense notamment à un visage qui vient s'éclater contre une caméra, c'était terrifiant. Brrr. Bref, Host n'est pas un chef d'œuvre, les idées ne sont pas nouvelles, mais c'est super bien foutu et effrayant. Je vous le conseille, c'est une expérience prenante.

 

 

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E
Je suis content de te voir évoquer Host, et encore plus heureux que tu aies aimé ! J'ai trouvé le film extrêmement malin, très bien joué (ce qui est rare pour un film d'horreur, surtout à si petit budget) si bien qu'on s'attache très vite aux personnages et qu'il y a une très belle alchimie entre eux... C'est un cocktail parfait d'humour et d'horreur, et c'est aussi efficace sur un tableau que sur l'autre. Un véritable coup de cœur pour moi, que je prends plaisir à revoir et à faire découvrir.
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S
Oui, tout à fait, d'ailleurs je ne t'ai pas mentionné dans l'article mais c'est effectivement grâce à toi que j'ai entendu parler du film. Je répare cette erreur sur-le-champ. Merci pour la découverte, j'ai adoré. C'était ludique, et ça m'a rappelé mes grands frissons sur Paranormal Activity. Et puis franchement, la tête qui s'éclate brusquement sur la webcam, c'était d'une violence ! J'ai presque reculé d'un bond.