Header cover

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire - de Brad Silberling - Critique

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire - de Brad Silberling - Critique

     Voilà un film qui va prendre une belle place dans mon classement consacré à Jim Carrey ! Même si Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire n'est pas le meilleur film de Jim Carrey, il s'agit de l'une de ses meilleures performances : aussi fou que possible, l'acteur rend le film particulièrement savoureux. Merci à Marian pour m'avoir poussé à découvrir cette adaptation de la série littéraire de Lemony Snicket.

 

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire - de Brad Silberling - Critique

     Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire a surtout deux grands atouts. Le premier, effectivement, est son casting. Les têtes connues se succèdent à l'écran, comme Timothy Spall, Catherine O'Hara, Meryl Streep ou encore Jude Law et Dustin Hoffman dans des rôles étonnamment plus discrets. Il est rare de voir de grands acteurs comme Hoffman pour des apparitions si brèves (quelques minutes à peine). Du côté des enfants, rien à redire non plus : Liam Aiken et Emily Browning s'en sortent plutôt bien malgré le côté enfantin et théâtral de l'ensemble. 

 

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire - de Brad Silberling - Critique

     Cependant, c'est bien Jim Carrey qui emporte l'adhésion, surtout dans la première partie du film. L'acteur est phénoménal dans son propre style : grimaçant, absurde, déjanté. Marian m'avait conseillé la VF du film et j'ai tenté d'abord avec la voix d'Emmanuel Curtil, mais j'ai rapidement changé pour la VO car je ne voulais pas rater les pitreries de Jim Carrey. Même s'il possède un doubleur d'exception, rien ne vaut sa performance brute, franchement impressionnante. L'acteur prend toute la place et transforme ce conte pour enfants en œuvre bien plus noire et inquiétante. Un comédien de génie, sans qui le film aurait tout de suite été plus fade. J'ai pris mon pied.

 

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire - de Brad Silberling - Critique

     Le deuxième gros atout des Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, c'est indéniablement son style visuel. Brad Silberling n'est pas un réalisateur très réputé, mais deux de ses films figurent tout de même dans mon top 500 (ses deux premiers – Casper en 1995 et La cité des anges en 1998 – m'ont chacun marqué à leur manière). Ici, Silberling tente un univers très proche de ce qu'aurait pu faire Tim Burton avec le même matériau de base. On retrouve l'esthétique sombre et gothique des décors chers au cinéaste, l'idée d'une enfance confrontée à un monde étrange, ainsi qu'un ton macabre très caractéristique, que je n'avais jamais vu ailleurs. La séquence du train, par exemple, est surprenante, car assez dure pour un jeune public.

 

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire - de Brad Silberling - Critique

     En dehors des influences burtoniennes, Les désastreuses aventures de orphelins Baudelaire possède des couleurs et une lumière à couper le souffle. Tout participe à faire du film un conte surréaliste et incroyable qui marque la rétine, avec des décors grandioses et originaux, des paysages inhabituels et marquants visuellement.

    Ce qu'il manque, à mon goût, c'est davantage de profondeur dans les thématiques abordées (celle du deuil notamment). Le scénario a ses limites : le film condense en 1h45 plusieurs histoires successives et on a peu de temps pour respirer. En effet, les situations s'enchaînent de manière un peu répétitive, avec toujours le même schéma : nouveau tuteur, puis Olaf débarque déguisé, puis les enfants fuient. Lorsque Jim Carrey envahit l'écran pour cabotiner, c'est un pur bonheur, mais on ressent son absence quand le récit doit se passer de lui. Ça m'a fait penser à Charlie et la Chocolaterie, la différence étant que Johnny Depp était toujours à l'écran pour tenir l'ensemble, chose impossible ici du fait du scénario.

 

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire - de Brad Silberling - Critique

    En conclusion, je remercie Marian de m'avoir fait découvrir Les désastreuses aventures des orphelins de Baudelaire, car j'ai passé un excellent moment, plutôt drôle et très original visuellement. Moi qui pensais avoir quasiment tout vu de Jim Carrey, il me manquait effectivement ce film où l'acteur brille par sa présence.

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Yeah, très content que tu ai apprécié ton visionnage.<br /> <br /> Pour ma part, ce qui me touche beaucoup également dans ce film, c'est la BO de Thomas Newman. Les compositions musical sont vraiment très belle et très juste, et permettent d'embellir plusieurs scènes, que ce soit celles de tensions ou d'émotions. (Notamment le titre "The Letter That Never Came", qui me font monter les larmes aux yeux à chaque écoute.)
Répondre
S
Exact, je n'ai pas mentionné la musique mais elle est parfaite pour ce film !