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Le whip-pan au cinéma

Le whip-pan au cinéma

     Aujourd'hui, l'envie m'a pris de réaliser un montage de "whip-pan shots". Ces plans sont la signature de Damien Chazelle, réputé pour les utiliser dans tous ses films notamment lors des séquences musicales, mais il est loin d'être le premier à en user (ou abuser).

     Le whip pan est un panoramique horizontal – ou vertical, plus rarement – extrêmement rapide (whip = fouet) qui permet, grâce à un habile montage, d'effectuer une transition entre deux plans afin de fluidifier l'action ou dynamiser un dialogue. Aux débuts du cinéma, le whip pan était rare car les caméras étaient lourdes à manipuler, mais les techniques se sont développées pour permettre à ce mouvement d'apparaître plus souvent sur grand écran.

 

Le whip-pan au cinéma

     Parmi les réalisateurs particulièrement friands de ce "coup de caméra fouetté", on peut citer Edgar Wright qui l'utilise très fréquemment comme transition, pour dynamiser l'action ou créer de l'humour, mais aussi Wes Anderson qui aime que sa caméra tourne dans tous les sens de manière millimétrée. Un autre maître du cadre précis était Stanley Kubrick et, même si le whip pan n'est pas très présent dans sa filmographie, il s'en est toujours servi à bon escient, pour donner de la tension à certaines scènes (la hache qui s'abat sur la porte dans Shining, par exemple, ou encore la discussion surveillée par HAL dans 2001). Enfin, j'ai retrouvé bon nombre de whip pan dans le cinéma de Paul Thomas Anderson et Martin Scorsese, dont les styles sont assez proches de manière générale. 

    On rajoute quelques films par-ci, par-là (que je vous laisse le soin de retrouver par vous-mêmes), et on obtient donc ce petit mashup de 3 minutes sur la musique de Justin Hurwitz (Babylon).

 

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