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Vampire humaniste cherche suicidaire consentant - Critique

Vampire humaniste cherche suicidaire consentant - Critique

     Sasha est une jeune vampire mais elle a un problème : sa compassion pour les humains l'empêche de les tuer. Un jour, elle rencontre un jeune homme suicidaire qui accepte de se sacrifier pour elle. Vampire humaniste cherche suicidaire consentant est le premier long-métrage de la réalisatrice québécoise Ariane Louis-Seize, et il m'a totalement conquis pour ses atmosphères musicales.

 

Vampire humaniste cherche suicidaire consentant - Critique

     Vampire humaniste cherche suicidaire consentant est un mélange des genres et il réussit tout ce qu'il entreprend. À la fois comédie, drame, romance, ce film de vampire est dense mais paradoxalement léger. Ariane Louis-Seize aurait pu tomber dans le piège de la froideur et du malaise, en copiant des œuvres telles que Morse ou Grave, mais elle choisit une autre voie, plus douce et romantique. La réalisatrice s'est inspirée de Only Lovers Left Alive, et ça se ressent dans les atmosphères lentes et contemplatives qui rappellent le film de Jim Jarmusch. On y retrouve en effet des idées communes, comme le tourne-disque ou les intérieurs chaleureux aux lumières tamisées.

 

Vampire humaniste cherche suicidaire consentant - Critique
Vampire humaniste cherche suicidaire consentant - Critique

     L'image est sombre, puisque Sasha ne peut vivre que la nuit, tout comme les thématiques (suicide, solitude), et pourtant Vampire humaniste cherche suicidaire consentant nous donne le sourire et nous berce avec ses longs moments mélancoliques. La musique de Pierre-Philippe Côté ("Pilou") n'y est pas pour rien, j'ai particulièrement aimé le morceau Blood Love qui transforme la rencontre des deux adolescents en vrai moment suspendu. Je suis parti pour l'écouter en boucle durant quelques semaines.

 

Vampire humaniste cherche suicidaire consentant - Critique
Vampire humaniste cherche suicidaire consentant - Critique

     Les deux jeunes acteurs sont parfaits dans leurs rôles respectifs. Félix-Antoine Bénard est amusant et touchant dans la peau d'un garçon qui veut en finir avec la vie. Mais j'ai surtout aimé la sobriété de Sara Montpetit, actrice que j'avais déjà adorée dans Falcon Lake. Les deux films partagent d'ailleurs quelques similitudes, car Falcon Lake était le premier film de Charlotte Le Bon et qu'il racontait également les émois amoureux de deux adolescents via des atmosphères poétiques.

     Dans Vampire humaniste cherche suicidaire consentant, la relation entre les deux personnages est originale : Paul refuse de continuer à vivre, tandis que Sasha refuse de commencer à tuer. La romance fonctionne à merveille et on peut noter une autre référence : la scène dans la chambre est probablement inspirée de celle (absolument magique) du tourne-disque dans Before Sunrise. Et bon sang, que j'aime ces scènes d'amour naissant, où les regards n'osent se croiser, où on ressent l'électricité dans l'air.

 

Vampire humaniste cherche suicidaire consentant - Critique

     Je vous conseille donc Vampire humaniste cherche suicidaire consentant, que je place parmi mes coups de cœur car les ambiances délicates vont me trotter dans la tête durant plusieurs jours. Un très beau premier film.

 

 

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