Death Note est certainement l'une des meilleures séries que j'ai pu voir. Et
pourtant, je n'ai jamais été attiré par les mangas (bien au contraire). Mais pour celui-ci, il faut vraiment laisser ses préjugés de côté et se lancer dans cette histoire. J'en parlerai dans un
article consacré à la série entière, mais cette intrigue est basée sur une idée absolument géniale, magnifiquement approfondie et exploitée de façon à en tirer tout le potentiel. Un scénario qui
s'étale sur 37 épisodes, extrêmement intelligent voire complexe, sur deux personnages dotés d'un intellect particulièrement brillant et de leur combat acharné pour découvrir en premier l'identité
de l'autre. On doit ce scénario à Tsugumi Oba, qui est à l'origine du manga sous format papier. La série est absolument à voir en VO
sous-titrée, et si vous n'y êtes pas habitués faites-en quand même l'effort. Bref, je ne parlerai dans cet article que de la fin de la série, tellement belle que je me demande comment on peut
réussir à transmettre un flot d'émotions aussi intense.
Attention, ne pas lire la suite si vous n'avez jamais vu la fin de cette série.
Franchement, quand je l'ai vu pour la première fois se faire tirer dessus par ces collègues (au début de la vidéo) et se mettre à crier,
agonisant, ça m'a fait un petit choc émotionnel. Mais c'est surtout cette fuite, où il court désespéremment à sa perte, qui est sublime. Le compositeur de la musique, Taniuchi Hideki, a été particulièrement brillant en nous offrant un pur moment de tristesse que je ne suis pas près d'oublier. La musique, L no Kako, est certainement l'une des meilleures de la bande originale. Elle transmet toute l'intensité émotionnelle qu'on a besoin de ressentir. Qu'on ait ou
non aimé ce personnage, on ne peut pas nier qu'il est touchant. Cette scène ne peut pas laisser indifférent. C'est vraiment une émotion "négative" comme j'en ai rarement éprouvé. Par "émotion
négative", j'entends la tristesse et la mélancolie qui m'ont submergé. D'ailleurs, réécouter cette musique en-dehors du visionnage de la série me procure toujours un joli lot de sensations,
installant une certaine forme de déprime.
Alors que ses coéquipiers et anciens amis quittent précipitamment Near pour récupérer leur (néanmoins)
ami, le point culminant de cette tristesse s'abat lorsque Ryuku se met à prendre la parole du haut d'une tour. Ca donne d'ailleurs lieu à des images sublimes,
des couleurs magnifiques qui accentuent encore plus l'aspect nostalgique de la scène. Ryuku qui parle seul, mais s'adressant quand même à son cher compagnon
de route, Raito. C'est une nouvelle couche de déprime qui accable le spectateur lorsque le shinigami dit que
c'est la fin, mais qu'ils se seront quand même bien amusés... Ryuku, qui a suivi Raito pendant toute cette histoire, qui
l'a aidé et qui nous a fait tant rire, se retrouve subitement transporté dans un rôle dramatique, celui de foudroyer notre personnage principal. Et notre cher dieu
de la mort va alors retrouver sa "vie" monotone en gardant le souvenir de ce jeune homme qui a mis un peu de piquant dans son monde. Je me répète, oui, mais bon diou qu'est-ce que c'est
triste.