Bof bof, j'attendais bien mieux de cette nouvelle version de La Planète des Singes de Rupert Wyatt. Pas exactement une nouvelle version d'ailleurs, mais plutôt une explication éventuelle aux origines de la Planète des Singes, comme l'indique le titre du film.
On ajoute à ça un certain nombre de clichés, notamment avec des
personnages caricaturaux. En effet, même si c'est sympa de voir Tom Felton autre part que dans Harry Potter, son personnage (à l'instar de
Drago Malefoy, d'ailleurs) est très stéréotypé, pleine de haine envers les singes qu'il appelle "sales macaques" avec une belle grimace pour bien montrer qu'il est méchant. On sait d'avance ce
qui va advenir de ce personnage et c'est pas forcément très passionnant. Le plus passionnant pour moi auront été toutes les relations entre les primates, et notamment la façon avec laquelle César
va mener sa révolte. Ce personnage très humain est captivant, génial même, dans ces décisions et son comportement. La première parole de César, ce fameux "NON", est frissonnante et terriblement
inattendue, j'ai trouvé ce passage franchement géant et pas ridicule. Mais en contrepartie, les scénaristes avaient-ils besoin de lui faire dire "César est chez lui" à la fin du film ? Cette fin
de film, d'ailleurs, est encore une fois décevante à mon goût. L'attaque sur le pont annonçait un florilège d'effets spéciaux impressionnants (ce qui aurait été bienvenu au vu de la
bande-annonce), mais là encore j'ai trouvé le visuel assez faible, même sur grand écran (c'est dire). Bref, assez déçu par ce film que je ne retiendrai pas. Un énième blockbuster qui a de très
bons côtés (notamment les images de synthèse irréprochables) mais qui tombera vite dans l'oubli, si ce n'est déjà fait.