Aujourd'hui était le dernier jour de la "semaine" Sophie Marceau pour TF1 puisque, pendant trois après-midi de suite, on a eu droit successivement à La Boum, La Boum 2 et L'étudiante. Pourquoi passer ces films pendant les périodes de Noël ? Aucune idée, mais en tout cas ça a été l'occasion pour moi de revoir (et de découvrir, en ce qui concerne L'étudiante) trois des débuts de l'actrice. Et donc l'occasion de faire un petit article sur elle.

Certes, ce n'est pas le film du siècle, mais il n'empêche qu'il a marqué plusieurs générations et que ça me fait toujours autant plaisir de le revoir. Réalisé par Claude Pinoteau, c'est le film qui a révélé l'actrice après qu'elle ait passé le casting par hasard. 13 ans, et déjà du talent. Un air dégagé, la jeune fille joue avec une facilité impressionnante pour un tout premier film, et Vic Beretton est presque devenue une icône des années 80. Il faut dire qu'avec sa coupe au bol assez culte, sa frange devant les yeux et sa façon de s'exprimer, le personnage est presque un symbole de la jeunesse de l'époque (même si je n'ai pas connu cette époque). Le film a été un succès énorme et continue de plaire aujourd'hui. Et pas seulement en France, puisqu'il a été le plus grand succès de l'année en Italie, devançant E.T. de Spielberg. Tout ceci grâce à la BO du film évidemment, je ne pouvais pas ne pas en parler. Reality (Dreeeeams of my realityyy), la chanson de Richard Sanderson est également devenue un slow culte qui a dû passer des milliers de fois dans les boums après la sortie du film ! La musique romantique par excellence, qui fait presque frissonner (non ? ah, je passe pour un neuneu alors). Mais La Boum, en plus d'être une ambiance (j'adore les films de cette époque, avec le son presque mauvais et les personnages, coupes de cheveux et vêtements caractéristiques des années 80), est une panoplie de personnages tous aussi excellents les uns que les autres. Sheila O'Connor, dans le rôle de Pénélope, est géniale, tout comme Alexandra Gondrin qui joue la petite Samantha amoureuse du père de Vic. Il est dommage que cette dernière n'ait plus rien fait après, retombant dans l'anonymat (mais certainement a-t-elle continué dans une carrière de danseuse). Quant à Claude Brasseur et Brigitte Fossey, ils forment un couple amusant et même touchant (surtout Brasseur, attachant en père et mari conciliant). Pour finir, Denise Grey est drôle et rafraichissante (mais si, c'est l'arrière-grand-mère Poupette !). Bref, c'est un film que j'aime beaucoup et que je ne me lasse pas de voir et de revoir.
Et je ferai le même commentaire pour sa suite, La Boum 2 qui est également plaisante à revoir. Sophie Marceau est adorable, pleine de vie, et a d'ailleurs reçu le césar de Meilleur Espoir Féminin pour ce rôle. Elle incarne encore la jeune femme, Vic, qui a maintenant 15 ans et toujours autant de caractère. Entre crises de larmes ou d'hystérie et moments de complicité avec ses ami(e)s, Vic a des tas de problèmes avec son petit copain Philippe. Au niveau du scénario, ce n'est bien évidemment pas exceptionnel, mais l'ambiance est agréable et les personnages attachants. Personnages qui ont évolué bien sûr, notamment Samantha qui n'est plus amoureuse du père de Vic et nous offre d'ailleurs plusieurs répliques hilarantes : "vous inquiétez pas, j'suis plus amoureuse de vous, je faisais un transfert sur vous à cause de mon père", ou encore "mais j'ai 13 ans fais pas chier !" ou même "alors là les mecs, je les ai sciés ! J'ai été GE-NIALE". Bref, de l'humour et des sentiments, encore. Le film n'a pas un statut de chef d'oeuvre mais il restera longtemps dans les mémoires. C'est le genre de cinéma qu'on ne peut plus vraiment faire maintenant, avec toutes ces fringues démodées, et c'est presque dommage !
Même réalisateur et même actrice principale 6 ans plus tard, L'étudiante pourrait presque être une suite de La Boum, ou tout du moins être considéré comme tel, sauf qu'il n'est pas question de boums et que le personnage est différent. Sophie Marceau incarne maintenant Valentine, une étudiante en lettres qui prépare l'agrégation et rencontre un musicien de 28 ans, Edouard (Vincent Lindon). Pas non plus un film qui casse des briques, mais il reste très sympathique à regarder, notamment grâce au duo Marceau/Lindon très amusant et touchant, plein de sous-entendus et de regards, de sourires. On suit cette aventure amoureuse avec un certain intérêt même si le scénario ne dépasse pas le stade classique du schéma rencontre + complications. Mais ils sont "mignons", si j'ose dire. J'ai largement préféré le début du film au reste, car la rencontre entre Valentine et Edouard est vraiment amusante. Vincent Lindon est drôle et génial pendant tout le film, mention pour la scène d'ouverture du film dans le téléphérique où il propose une barre de chocolat Lion pleine de baume à lèvres à la jeune femme se trouvant en face de lui. Le reste du film est toujours un peu basé sur le même principe : à savoir quelques disputes et beaucoup de discussions au téléphone dues à une relation à distance très compliquée. Mais heureusement, le film ne s'essouffle pas et mieux : il ne tombe pas dans trop de clichés (Valentine ne pète pas un câble alors que son copain semble être en présence d'une autre femme chez lui). L'agrégation est abordée de façon pas trop chiante et même si la fin du film est un peu "grosse" (quoique ?), ce n'est pas très grave. Bref, Sophie Marceau est encore excellente, et il ne manque finalement à ce film que des personnages secondaires intéressants (ils sont ici quasiment inexistants).
Rôle secondaire pour l'actrice, dirigée par le brillant Mel Gibson dans ce film aussi culte que parfait sur la vie de William Wallace. Ici, pas de crises d'hystérie ni de crises de larmes pour Sophie Marceau, qui campe une reine en utilisant presque uniquement son côté plus calme, doux et touchant. Assez rares sont les actrices françaises qui s'exportent aux Etats-Unis, mais elle s'en est sortie à merveille. Ceci est en partie dû à une baisse de popularité de la comédienne en France (si j'ai bien compris), à cause de son caractère un peu trop "difficile" (un caractère dans la vie courante à l'image de certains de ses rôles, je présume). Quoiqu'il en soit, c'est un rôle qui colle à merveille à son jeu d'actrice. Vous pouvez aller voir mon article complet sur ce film ici.
Pas son rôle le plus notable à mon goût, mais c'est quand même la classe d'avoir une actrice française comme James Bond girl, ce qui lui a donné son statut de star internationale.. Bon, en fait je dis ça mais personnellement je ne suis absolument pas fan de James Bond (même pas du tout, j'ai dû en voir 3 et ça m'a suffit). Ce rôle n'est pas son meilleur loin de là, mais elle donne la réplique à Pierce Brosnan avec brio et toujours avec autant de charme et de talent. Elle joue cette fois un rôle de "méchante" manipulatrice, Elektra King, ce qui change de d'habitude et reste intéressant.
Réalisé par Jean-Paul Salomé, Belphégor est un bon navet à la française, et connu en tant que tel. Pas effrayant ni palpitant une seule seconde, le film fait partie de ces réalisations mauvaises auxquelles a participé l'actrice. Porté par un Frédéric Diefenthal assez médiocre (il joue toujours de la même façon et c'est irritant), Belphégor est long et souvent ridicule. Des effets spéciaux grotesques, des dialogues désastreux, mais ça n'empêche pas à Sophie Marceau de tirer son épingle du jeu même si elle n'est pas toujours au top. Elle incarne un personnage très spécial, Lisa, possédée par le fantôme du Louvre et tuant des gens nuit après nuit. Rôle pour lequel elle a dû jouer sur le mystère et la peur, mais c'est légèrement loupé car ce n'est clairement pas son style (je trouve). Néanmoins elle y met du sien et fait frissonner avec un regard parfois dingue. Bien qu'elle ne soit pas à l'aise dans le rôle, son jeu est loin d'être exécrable. Mais son duo avec Diefenthal n'a aucune alchimie ni aucune crédibilité. Quant à Michel Serrault, je l'ai trouvé tout simplement mauvais ce qui n'est normalement pas dans ses habitudes.
Encore un film français pas franchement génial (c'est une habitude), mais relativement... correct. L'histoire est très banale, rien de bien folichon, et les histoires de lycéens ne sont pas toujours passionnantes, mais ça se laisse regarder et on rit de temps à autres, or le film n'a aucune autre prétention. Les apparitions d'Alexandre Astier sont géniales, comme toujours, et c'est un véritable plaisir de le voir sur grand écran. Quant à Sophie Marceau, c'est encore elle qui est pratiquement le plus gros point positif du film même si elle n'a qu'un rôle secondaire. Des années après La Boum, c'est à son tour de jouer les mères inquiètes, mais pas trop. Elle interprète plutôt une maman assez cool mais autoritaire, proche de sa fille, ce qui donne une relation certes banale mais légèrement touchante. Du talent, encore une fois, avec cette incroyable facilité à jouer son rôle. Mais ça reste un film français sans grande prétention.
Présenté en Sélection officielle à Cannes l'année dernière, ce film de Marina De Van semblait intrigant avec la bande-annonce. Une mystérieuse affiche, Sophie Marceau et Monica Bellucci dans les rôles principaux, j'étais allé le voir et j'ai quand même un peu regretté d'avoir payé pour ça. Une fois dans la salle, je ne pouvais plus faire demi-tour. Surprise, le début était pas mal. Toute la première moitié du film est correcte, voire bien. Sophie Marceau est juste, comme à son habitude. Elle joue avec un naturel incroyable, et elle colle parfaitement dans la peau de son personnage auquel il arrive une situation stressante et paniquante. Puis, la deuxième partie du film gâche la première. La partie de Monica Bellucci tombe vite dans un ennui pas possible, une platitude extrême. Et on passe vite d'un film original et intéressant (voire agréable) à un film dénué d'intérêt car trop prévisible et peu captivant. La fin du film est attendue - à la scène près - on se lasse et on attend rapidement la fin de la séance. Quant à la toute dernière scène, elle est juste ridicule. Sans Sophie Marceau pour relever le tout (et notamment la première moitié du film centrée sur elle), je crois que je me serais clairement ennuyé d'un bout à l'autre.