Un petit aparté pour dire que j'ai très peu de temps pour regarder des films en ce moment, la faute à un déménagement interminable et épuisant qui me prend toute mon énergie depuis plus d'un mois : beaucoup de travaux, de boulot, de fatigue. Néanmoins, je pense pouvoir débuter d'ici la fin de la semaine le visionnage des films proposés lors du concours. Patience, ça arrive.
En attendant...
Voici un top que je voulais dresser depuis longtemps. Une fois de plus, je touche à ma nostalgie, je la titille, je la provoque. Même si j'ai déjà publié un classement de mes séries préférées (assez figé), il est temps de parler de ces autres séries préférées : celles de mon enfance. J'ai grandi dans les années 90 et je suppose que les gens de ma génération savent déjà de quels titres il va être question dans cet article. Il y a des séries qui marquent. Malgré tout, attendez-vous à quelques surprises méconnues.
Celles qui ne sont pas dans le top
Un petit mot pour toutes ces séries de mon enfance qui n'entreront pas dans le top 10, pour diverses raisons.
Raison n°1 : Les séries détestables. De nombreuses séries des années 90 m'ont beaucoup marqué, mais pas forcément de manière positive. On peut citer quelques horreurs comme Sister, Sister avec les insupportables Tia et Tamera ou, encore pire, Phénomène Raven que je subissais parfois comme une session de torture. On peut ajouter à cette liste de produits KD2A (programme dont j'étais un immense adepte, et qui manque terriblement à la TV aujourd'hui pour les enfants / ados) des joyeusetés telles que Ce que j'aime chez toi (quel enfer) ou encore Le Groupe, H2O, et l'une des plus cul-cul : Guenièvre Jones.
Raison n°2 : Les plaisirs coupables. Toujours dans la catégorie "séries merdiques", je peux citer quelques plaisirs coupables avec lesquels j'ai grandi. Je savais que c'était nul, mais j'étais tout de même accro à ces trucs.
Sept à la maison me vient en tête tout de suite. Je pense que c'est l'une des pires séries de l'histoire, j'avais horreur de toutes ces bondieuseries, mais j'étais amoureux de Jessica Biel.
Parmi les plaisirs coupables, citons également le duo terrible : Cœur Océan et Foudre qui se succédaient dans la programmation de K2DA. Je n'aimais pas ça, mais je me réveillais tout de même à 9h pour ne pas en rater un épisode. Les aventures de Daphné, Pierre, Alex et Mattéo étaient nulles, mais drôlement nulles. Quant au trio Alex - Alice - Léo, il était insupportable (Alex était tout simplement un sombre petit connard toxique), mais il m'arrivait de chanter la chanson "Baykat" dans ma chambre comme un ado débile.
Dans la catégorie K2DA beaucoup plus sympa, j'ajoute Le Loup-garou du Campus et surtout 15/A : ces canadiens pros de tennis étaient captivants et j'ai eu beaucoup de peine lorsque deux acteurs sont morts subitement dans un accident d'avion. Sabrina mérite aussi d'être citée, même si, en réalité, c'était plutôt marrant dans sa débilité (vive Salem).
Je ne parlerai pas de Plus belle la vie, c'était une horreur mais cette série a été un rendez-vous étrange : je suivais chaque soir, juste pour me moquer de l'écriture de la série et des dialogues catastrophiques. Incompréhensible épisode de ma vie.
Raison n°3 : Les séries de ma mère et ma grand-mère. Ce sont des séries de mon enfance, mais par procuration : je les regardais parce qu'elles tournaient à la TV en permanence. Du côté de ma mère, il y a eu La petite maison dans la prairie, Hélène et les garçons, Sous le soleil et Docteur Quinn, femme médecin. Encore aujourd'hui, je repense parfois à ces séries. J'y ajoute Loïs et Clark : la seule version de Superman qui m'ait intéressé dans ma vie.
Côté grand-mère, les affreux génériques de Amour, Gloire et Beauté et Les feux de l'amour résonnent encore dans mon esprit. C'était affreux, mais c'est ancré à tout jamais dans ma mémoire émotionnelle.
Raison n°4 : Je suis passé à côté. Beaucoup de monde citerait sans réfléchir des séries comme Le Prince de Bel-Air ou encore Malcolm. Malheureusement, je n'étais que très rarement au rendez-vous de ces deux monstres de la TV, et elles ne font pas partie de mes séries d'enfance... J'ai découvert Malcolm sur le tard, et c'est dommage car la série est parfaite.
Et puis, il y a le cas X-Files. J'ignore pourquoi, mais je suis constamment passé à côté. J'en ai vu 4 ou 5 épisodes, tout au plus. Pourtant, je sens au fond de moi que X-Files pourrait faire partie de mes séries préférées. J'adore ce duo, j'adore la thématique, j'adore l'idée. J'ai même acheté les 9 saisons en DVD il y a 10 ans, mais je n'y ai pas encore touché. Peut-être que je m'y lancerai après Lost.
Raison n°5 : Les traumatismes. Certaines séries m'ont traumatisé. Je suis sûr que je ne suis pas le seul à frissonner à l'évocation de Dinosaures ou Manimal... Des images suffiront :
🏆 Le top 10 🏆
Passons à présent au top de mes séries d'enfance préférées. Là, il n'est pas question de plaisir coupable : j'ai réellement adoré ces séries et je les aimerai toujours.
Commençons par la 10e place.
10 - Chair de poule
Je n'ai jamais été un grand lecteur, mais je dévorais les livres de R.L. Stine à vitesse grand V. J'ai lu tous les Chair de Poule au fur et à mesure qu'ils sortaient dans le rayon jeunesse de Leclerc, c'était un rendez-vous magique : je faisais les courses avec ma mère uniquement pour ça. Pour savoir si le nouveau Chair de Poule était enfin sorti.
Evidemment, la série m'a marqué dans le même sens. Avec son générique flippant et quelques épisodes parfaitement dans l'esprit de la saga littéraire, la série canadienne est devenue l'une de mes préférées. À 11 ans, Le Pantin Maléfique est un traumatisme sévère. Cet épisode n'est pas le plus connu pour rien : il est terrifiant.
9 - MacGyver
Je voulais le blouson de MacGyver, je voulais le pantalon de MacGyver. Lorsqu'on croisait une Jeep sur la route, je m'excitais parce que c'était la Jeep de MacGyver. Bref, j'étais fou de cette série. Richard Dean Anderson avait une putain de classe.
8 - ALF
L'extraterrestre mangeur de chats m'a marqué avec sa tête en forme de croissant et, surtout, la voix mythique de Roger Carel. De superbes souvenirs.
7 - Demain à la une
C'était le rendez-vous du samedi après-midi avec mon père. Demain à la une est une idée brillante pour ce type de série : un homme reçoit chaque matin le journal du lendemain. Il va tenter de tout faire pour éviter les drames prévus. La série est un parfait exemple de concept déclinable à l'infini, avec en tête d'affiche le génial Kyle Chandler. J'ADORE Kyle Chandler. J'aimerais le voir plus régulièrement au cinéma.
6 - Parker Lewis ne perd jamais
Aucun problème ! Parker Lewis est une série d'anthologie avec une belle bande de personnages mémorables. Impossible d'oublier Kubiac, Grace Musso, le trio de petits génies, ou tout simplement le générique avec cette musique dont je raffole : What a wonderful world de Native. Don't know much about historyyyyy. Des frissons dans le dos.
5 - Code Quantum
Autre rendez-vous du week-end en famille, autre série au concept génial qui se répète à chaque épisode, Code Quantum est une pépite d'humour et de mystère. Le duo fonctionne à merveille et les deux comédiens (Scott Bakula et Dean Stockwell) sont exceptionnels dans leurs rôles respectifs. Sam et Al me manquent souvent.
4 - Sliders
Et si on découvrait un passage vers des mondes parallèles, si vous pouviez glisser vers des milliers d'univers différents ? Se retrouver la même année, être la même personne, mais que tout le reste soit différent ? Et si on ne trouvait plus le chemin du retour ?
Sliders est une série magnifique. Encore une que je possède en DVD et que je rêve de revoir tranquillement sur mon canapé. L'idée est géniale, le concept de la glisse ne s'épuise jamais, les personnages sont drôles, d'autant que le casting (celui du départ, avant que ça dégénère) est fabuleux. Jerry O'Connell, Sabrina Lloyd, Cleavant Derricks et John Rhys-Davies se complètent tous à merveille.
3 - Dead Zone
Un seul contact et je vois des choses, des choses qui se sont passées, des choses qui vont se passer. Vous devriez voir ce que je vois !
Tout le monde a un peu oublié Dead Zone. Pas moi. Cette adaptation de l'oeuvre de Stephen King (et du film de Cronenberg), j'y étais accro. Toute la semaine, je n'attendais qu'une chose : la trilogie du samedi afin de retrouver Johnny Smith, Sarah, Walt, Bruce. Enfin une série policière un peu originale, avec un fil rouge passionnant et des intrigues inattendues.
J'adorais les sons qui accompagnaient les visions de John, j'adorais le générique, quelque soit la musique utilisée pour les différentes saisons. J'adore Anthony Michael Hall dans ce rôle, il est à la fois impressionnant, sérieux et drôle. Bref, j'adore Dead Zone, c'est l'une des séries vers lesquelles j'aime revenir régulièrement. Faut que je me refasse les DVD, ça fait longtemps.
2 - Parents à tout prix
La meilleure série KD2A de tous les temps, je ne veux même pas débattre. Donal Logue est hilarant en père ultra-protecteur (Sean est l'un de mes personnages comiques préférés dans une série), tout comme Kevin Korrigan en oncle chelou et Megyn Price en mère sarcastique. Les enfants, eux aussi, assurent parfaitement leurs rôles et je me souviens d'au moins un fou rire par épisode.
Bon sang, il faut que je revoie Parents à tout prix, à tout prix.
1 - Mr Bean
Mr Bean est relativement indétrônable lorsqu'il s'agit de séries d'enfance. Je n'ai pas besoin de préciser pourquoi, je pense. C'est un humour d'orfèvre.
Voilà pour le top des séries de mon enfance. N'hésitez pas à me dire ce que vous gardez de celles-ci (vous en souvenez-vous ?) et quelles sont vos petites pépites de nostalgie.