Header cover

Les films de l'enfance #22 - Mon nom est Personne

Les films de l'enfance #22 - Mon nom est Personne

    Toujours dans l'idée de partager des films qu'il est possible de voir avec ses enfants, je poursuis cette rubrique "Les films de l'enfance" avec Mon nom est Personne de Tonino Valerii, que mes filles ont découvert hier.

    Tout a commencé lorsque, pour la énième fois, j'ai proposé à mes filles de 7 et 10 ans de cuisiner des "flageolets à la Terence Hill" pour le dîner. Et pour la première fois, elles m'ont demandé pourquoi j'appelais ça comme ça. Je n'ai pas résisté à leur parler de ce drôle de genre cinématographique qu'est le western. Même si elles y avaient déjà un peu goûté avec Retour vers le futur 3, il me paraissait impensable de leur proposer un western à la Sergio Leone : trop contemplatif, trop silencieux, sûrement trop violent aussi.

 

Les films de l'enfance #22 - Mon nom est Personne

    Mais j'ai tâté le terrain en leur montrant quelques extraits. D'abord, la fameuse scène des haricots issue du film On l'appelle Trinita, puis le duel final de Le Bon, la Brute et le Truand. Elles ont aimé ça, alors nous avons écouté quelques musiques de Mon nom est Personne. À nouveau : un succès.

    L'idée de regarder ce film a germé et on a donc décidé de tenter le coup. Dès le lendemain, à 14h, nous lancions le DVD de Mon nom est Personne.

 

Les films de l'enfance #22 - Mon nom est Personne

     Plusieurs sites recommandent le film à partir de 11 ans, d'autres suggèrent 8 ans. Comme toujours, tout dépend de votre enfant, mais les miennes n'ont eu strictement aucun problème à suivre cette histoire. Mieux encore : elles y ont pris un sacré plaisir !

     L'ouverture du film est du pur western de qualité : un homme (Henry Fonda) entre chez le barbier, on entend le cliquetis d'une horloge, il n'y a pas de musique. La scène est longue et sans dialogues, mais tendue et palpitante. Après 10 minutes, le titre s'affiche et la musique amusante et entrainante d'Ennio Morricone prend le dessus pour présenter Personne (Terence Hill). Je cite ma fille de 7 ans : "On a du mal à imaginer qu'une musique aussi drôle soit dans un film où tout le monde se tire dessus !". 

    Et voilà qui résume à la perfection Mon nom est Personne : le film est un choc de deux générations. Deux hommes aux yeux bleus perçants incarnent ces deux époques. D'un côté Henry Fonda, symbole du vieux western épique, et de l'autre Terence Hill, davantage amuseur et burlesque. Leurs personnages deviendront amis et s'aideront l'un l'autre, pour faire naître une légende.

 

Les films de l'enfance #22 - Mon nom est Personne
Les films de l'enfance #22 - Mon nom est Personne

     Bien sûr, ce choc des générations, les enfants ne l'analysent pas. Mais ce qui est sûr, c'est que mes filles ont autant ri des pitreries de Terence Hill qu'elles ont apprécié l'affrontement épique de Jack Beauregard face à la Horde Sauvage.

     En plus de ça, les deux personnages ont quelque chose de noble dans leur comportement. Quelques grossièretés sont tout de même à noter et peuvent interroger un très jeune public ("fils de pute", merde", "salauds"), mais en dehors de ça, Mon nom est Personne transmet quelques belles valeurs comme la dénonciation du racisme. Dans l'une des scènes, en effet, des hommes balancent des tartes à la crème sur des noirs, et Personne prend leur défense en jetant sa tarte sur l'organisateur de ce jeu ignoble.

 

Les films de l'enfance #22 - Mon nom est Personne

     Bref, je m'arrête ici, car j'ai déjà parlé en détails de Mon nom est Personne lors de sa restauration 4k en 2024. J'avais ici plutôt envie de raconter mon expérience de père, et mon plaisir à voir mes deux petites s'extasier devant un western vieux de plus de 50 ans. Un sacré bon moment que je n'oublierai pas.

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article