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Les films de l'enfance #25 - Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl

Les films de l'enfance #25 - Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl

      Yo! ho! Yo! ho! 

      Les vacances étant finies, nous achevons (temporairement) ce cycle des "Films de l'enfance" sur le blog... pour entrer dans un cycle "Keira Knightley". Voilà des années que j'ai envie de renouer avec mon actrice chouchoute et cette entrée dans l'automne est le moment idéal : c'est une saison qui représente la nostalgie, le cocon réconfortant.

      Quoi de mieux que Pirates des Caraïbes pour partager un bon moment avec mes filles tout en entamant ce cycle dédié à l'actrice ? Nous avons regardé le film pour Halloween (morts-vivants oblige) et ce fut un sacré succès.

 

Les films de l'enfance #25 - Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl

     Pirates des Caraïbes est parfait pour les enfants : c'est un mélange d'aventure, d'action, d'humour, de romance et de fantastique, le tout enrobé d'une musique entraînante, de décors époustouflants et d'acteurs brillants. Ce premier volet fut une belle expérience en famille, d'autant qu'on a pu jouer au jeu du : "Dans quel film a-t-on vu cet acteur ?". Pour mes enfants, reconnaître en Will Turner le Legolas du Seigneur des Anneaux fut difficile. Par contre, Johnny Depp a été rapidement identifié : mis à part Robin Williams, il s'agit pour l'instant de l'acteur qu'elles ont le plus rencontré (Charlie et la chocolaterie et Edward aux mains d'argent). 

     Une fois passées les présentations, nous avons savouré Pirates des Caraïbes du début jusqu'à la fin. Il faut dire que l'action est incessante et les personnages irrésistibles, notamment Johnny Depp qui ne cesse de m'impressionner à chaque visionnage pour ce rôle façonné par ses soins. 

 

Les films de l'enfance #25 - Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl

      Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl est une succession de dialogues malins et de situations rocambolesques qui nous replongent en enfance : l'enfance qui rêve de coffres au trésors et d'aventures extraordinaires, l'enfance fascinée par la pleine lune et terrifiée par les morts-vivants. Le jour d'Halloween était particulièrement bien choisi pour s'embarquer dans cette histoire. Je ne me souvenais presque pas que ce film avait un côté fantastique, pourtant c'est un aspect qui complète le tout à merveille, en multipliant les genres.

 

Les films de l'enfance #25 - Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl
Les films de l'enfance #25 - Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl
Les films de l'enfance #25 - Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl

      Et puis, Gore Verbinski a choisi de donner une âme à tous ces personnages en quête d'amour ou de liberté. Tous ont une personnalité assez fine et parfois inattendue, aucun n'est vraiment méchant ni gentil, et c'est génial à voir dans un film pour enfants.

     Les pirates maudits sont sanguinaires mais ils ont leurs raisons : le Capitaine Barbossa cherche seulement à goûter de nouveau à la vie. Mes filles étaient tristes qu'il meure avant d'avoir pu manger la pomme de ses rêves.

      La garde royale et le Commodore Norrington auraient aisément pu être les grands méchants de ce film : le stéréotype du noble impitoyable et sans cœur était pourtant tentant. Sauf que Norrington est sensible et se préoccupe réellement du bonheur de sa tendre fiancée, en respectant ses choix lors d'un dénouement qui donne le sourire, bien qu'un peu niais (Orlando Bloom qui déclame "Je suis un pirate !", on aurait pu éviter).

      Jack Sparrow est aussi drôle et intelligent que fourbe et lâche, et les yeux de Johnny Depp achèvent de faire du personnage un homme plein de mystères. On a l'impression que Jack Sparrow a vécu mille vies et qu'il fait partie intégrante de cet univers depuis des siècles.

      Keira Knightley, quant à elle, est sarcastique et pleine d'énergie, et on aime voir Elizabeth Swann affronter les pirates avec courage et ténacité. Ses joutes verbales avec Jack sont un pur bonheur à suivre.

     Orlando Bloom, quant à lui, est sans doute plus monotone, car Will est bon et loyal du début à la fin. Mais il a également ses contradictions : fils de pirate, il refuse d'en devenir un.

 

Les films de l'enfance #25 - Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl
Les films de l'enfance #25 - Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl

     Et c'est sans parler du Black Pearl, personnage à part entière du récit, figure fantomatique qui achève de faire de Pirates des Caraïbes une épopée pleine de mystères brumeux. Les combats maritimes à coups de boulets de canons (ou de fourchettes) sont de grande ampleur et on s'y croirait presque.

     Pour couronner le tout, mes filles et moi-même n'avons pas pu nous empêcher de dresser la liste des similitudes entre La malédiction du Black Pearl et Titanic (visionné quelques jours plus tôt), car elles sont multiples et je n'y avais jamais fait attention. En dehors du paysage marin, on note que le héros s'appelle Jack, que la jeune femme issue de la bourgeoisie et étouffée sous des corsets souhaite s'extraire de sa condition pour épouser un homme plus modeste. Puis Jack se retrouve menotté et cherche un moyen de couper ses chaînes, etc. Les parallèles sont amusants.

 

Les films de l'enfance #25 - Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl

     Bref, 23 ans plus tard, Pirates des Caraïbes est toujours aussi savoureux et compte parmi mes trilogies préférées. J'ai hâte de redécouvrir les deux autres volets.

 

 

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