Peter Weir, notamment réalisateur de The Truman Show, Witness ou encore Master and Commander, a réalisé en 1989 l’un des plus beaux films parus cette année-là, à savoir le Cercle des Poètes Disparus. Avec Robin Williams, ce film raconte l’histoire de Todd Anderson, un nouvel élève au sein de la prestigieuse académie de Welton. Réservé et timide, il va alors rencontrer un professeur de lettres anglaises assez spécial : Mr Keating, qui les incite à ne pas se fier aux normes de l’éducation et à réfléchir par eux-mêmes. Les cours de cet enseignant vont alors bouleverser sa vie ainsi que celle de ses amis.


Attention, la suite de cet article révèle la fin du film, elle est destinée aux personnes l'ayant vue.

La fin du film, sans être dramatique, est poignante. Ceci grâce à un Robin Williams excellent. Mr Keating est viré de l'école à cause de ses méthodes peu conventionnelles. En effet, la théorie qu'il a inculquée à ses élèves, c'est-à-dire le principe de vivre pour ce qu'on aime et de faire ce qu'on veut dans la vie, a "poussé" un des élèves (joué par Robert Sean Leonard) à se suicider, car il ne pouvait plus supporter le refus obstiné de son père qui le voue à une carrière brillante. Accusé d'avoir poussé un élève au suicide, il vient rechercher ses affaires en passant par la salle de cours de ses anciens élèves, auxquels il a tout appris. Jusqu'au bout, je m'étais demandé s'ils allaient enfin réagir, un peu comme dans Lost in Translation. Puis, enfin, Todd réagit. Il se met debout sur sa table, tel Mr Keating lors de ses fameux cours, et répète les paroles qu'il leur avait apprises "Ô Capitaine, mon Capitaine !". Puis, avec un fond de musique de Maurice Jarre vraiment sublime, plusieurs autres élèves font de même, rendant ainsi hommage à leur professeur préféré. Quelque chose que ce professeur n'oubliera jamais, et qui saura désormais qu'il a été apprécié bien que l'administration ne soit pas de cet avis.
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