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All you need is kill - de Kenichirō Akimoto - Critique

All you need is kill - de Kenichirō Akimoto - Critique

     Adapté d'un manga de Hiroshi Sakurazaka et Yoshitoshi ABe, qui avait également servi de support pour Edge of Tomorrow avec Tom Cruise, All you need is kill est un film d'animation japonais dynamique et coloré. Son concept – celui de la boucle temporelle – n'est pas nouveau, mais suffisamment ludique pour faire du film une sacrée expérience en salles. Profitez-en si vous le pouvez, car il est peu distribué (75 copies seulement). 

 

All you need is kill - de Kenichirō Akimoto - Critique

     Contrairement au manga de base et au film de Doug Liman, cette version de 2026 fait de Rita le personnage principal du récit. C'est elle qui revit sans cesse la même journée, dans laquelle une horde d'extraterrestres envahit la Terre depuis un immense vaisseau : ici une grosse fleur qui déploie d'immenses racines sur le Japon. Lorsqu'elle meurt, Rita revient au début de cette journée et va tout faire pour empêcher que la population soit décimée.

 

All you need is kill - de Kenichirō Akimoto - Critique

     Le scénariste Kido Yuichiro a eu la bonne idée de changer le point de vue de l'histoire pour faire du personnage féminin l'élément central de l'intrigue. Cette idée permet de ne pas avoir une impression de redite face au film de Liman sorti en 2014. Edge of Tomorrow était certes très hollywoodien, mais le film était une sacrée réussite, probablement d'ailleurs l'un des projets les plus funs de Tom Cruise.

    All you need is kill s'amuse aussi avec son concept de boucle temporelle / jeu vidéo ; les codes du genre sont tous présents, avec parfois des clins d'œil aux œuvres les plus connues. On pense inévitablement à Un jour sans fin à chaque fois que Rita reprend à zéro dans son lit et éteint son réveil, ou encore lorsqu'elle sombre dans le cynisme et songe à se suicider pour mettre fin à cette boucle.

 

All you need is kill - de Kenichirō Akimoto - Critique
All you need is kill - de Kenichirō Akimoto - Critique

     Des références, on en compte aussi parmi les films d'invasion extraterrestre. La manière de filmer se rapproche de celle de Spielberg pour La guerre des mondes : la caméra est à hauteur d'homme face à la taille gigantesque de l'arbre alien. Même certains sons, assourdissants, rappellent ceux que produisaient les tripodes en sortant de terre.

    Toujours dans l'idée de montrer l'invasion du point de vue des humains, on note ce plan filmé depuis le bout d'une ruelle et qui montre les gens fuir vers la gauche. Je l'ai perçu comme un clin d'œil à Signes, le chef d'œuvre de Shyamalan.

 

All you need is kill - de Kenichirō Akimoto - Critique

    Cependant, All you need is kill sait aussi changer d'échelle pour montrer l'étendue des paysages, parfois immenses, dans lesquels évoluent les personnages. Certaines séquences sont sublimes, pleines de couleurs, et m'ont fait penser à Annihilation. Comme dans le film d'Alex Garland, on a ici une végétation luxuriante qui s'étale partout, avec de belles couleurs vertes, bleues, roses, et ces visuels sont franchement magnifiques.

 

All you need is kill - de Kenichirō Akimoto - Critique
All you need is kill - de Kenichirō Akimoto - Critique

     Le film, malgré toutes ces références, adopte un ton qui lui est propre et j'ai particulièrement aimé le montage et le style graphique d'All you need is kill. J'y ai retrouvé le coup de crayon du Studio 4°C, notamment pour les visages, studio que j'avais découvert récemment avec Amer Béton. Les scènes de combat, notamment, sont superbement chorégraphiées, avec une explosion de couleurs et d'action qui claquent à l'écran. Que ce soit contre les énormes créatures comme dans le combat final, presque métaphysique, l'action est lisible et dynamique. Le film possède également une dimension psychologique pour ses protagonistes, à travers des flashbacks de l'enfance qui donnent à Rita et Keiji une sacrée force.

 

All you need is kill - de Kenichirō Akimoto - Critique
All you need is kill - de Kenichirō Akimoto - Critique

    Bref, All you need is kill est une petite pépite qu'il ne faut pas rater. Même si le film ne renouvelle pas particulièrement le concept de la boucle temporelle (comme l'avait fait récemment En boucle), l'animation est très belle et on en prend plein les yeux durant 1h20.

 

 

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J
J'adore le concept de voyage dans le temps / boucle temporelle, je viens de voir qu'il y a un top, je vais me pencher dessus ! Dans le style d'un jour sans fin sur le concept de revivre la même journée tu as Boss Level, qui n'est pas un grand film mais tres divertissant et de bonnes idées !
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S
Haha, pari tenu ! Par "cheap" j'entends un peu bourrin et truffé d'incohérences, mais c'est uniquement un a priori...
J
Mel gibson est vraiment pas central, mais c'est amusant de le voir dans le rôle de l'antagoniste, je sais pas ce que tu entends par cheap, j'ai trouvé ça plutôt propre. Tu te feras ton avis quand je gagnerais le prochain jeu du samedi ... 😁
S
Effectivement, j'ai entendu parler de celui-ci, le casting (Gibson et Watts notamment) m'intéresse, mais ça ressemble à un truc un peu cheap...