24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 22:07

        J'ai donc terminé la série Six Feet Under (avec 4 ans de retard), et je ne m'en suis toujours pas remis. Une histoire familiale à la fois drôle, triste et humaine. Personnellement, je suis un très grand fan de l'émotion négative dans les films et séries (les scènes dramatiques, tristes à souhaits, la déprime, sont des choses que j'adore). C'est quelque chose que je recherche continuellement sur écran. Cette série en est bourrée et c'est ce qui fait son énorme charme. Dans cet article, je ne vais pas parler de la fin de la série (pour ça, il faut aller voir cet article). Ce sera plutôt une critique de ce qui m'a plu (ou non) sur l'ensemble de ces 63 épisodes, ainsi qu'un petit descriptif de chaque personnage.

 

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          | 1 - La série | (Indice Spoiler : Spoiler1)

 


          Je suis vraiment satisfait d'avoir fini par me lancer dans cette série (63 épisodes, ça ne représente pas rien !), car je la trouve pleine de bonnes choses. De l'humour, du drame, de l'émotion, et surtout des personnages très travaillés, profonds. Si vous n'avez jamais vu la série, voici de quoi vous donner l'envie de la découvrir avec cette vidéo plus que sublime, signée SkyAboveWater (sur Youtube), qui nous présente un peu l'esprit de la série et les personnages principaux :

 


 
 
          Magnifique. Mais je ne vais pas parler des personnages tout de suite. Commençons par donner les atouts majeurs de cette série grandiose.

          Premièrement, le générique de la série (qui ne change pas au cours des 5 saisons) est assez sublime. Il nous montre le parcours d'un cadavre, de son embaument à son enterrement, pour conclure sur le titre de la série "Six Feet Under", qui signifie donc "Six Pieds Sous Terre". La couleur est directement annoncée. On peut voir le générique en suivant ce lien.


six feet under 33          L'histoire de la famille Fisher s'étale sur 5 saisons, nous montrant l'évolution des personnages, au centre d'une entreprise de pompes funèbres (mais pas que !). Chaque épisode débute par une mort, souvent idiote ou insolite. Le décès d'une personne qui deviendra donc cliente malgré elle de l'entreprise "Fisher & Sons" le temps de l'épisode. Les morts sont parfois crues, souvent inattendues ou amusantes, et il faut dire que les scénaristes n'ont pas été à court d'imagination. Le même principe a été ensuite repris par Dr House, où chaque épisode commence par un malade, avec parfois un retournement de situation (celui qui tombe malade/qui meurt n'est pas celui qu'on croit). A la suite du décès, on a droit à un fondu blanc sur lequel s'ajoute une épitaphe (le nom de la personne ainsi que ses années de naissance et de mort). Ca donne immédiatemment le ton de la série, qui use régulièrement du fondu blanc pour changer de scène ou pour finir un épisode. Un procédé assez inhabituel mais qui colle parfaitement à l'esprit.

           La première mort, dès l'épisode pilote, est celle du père de famille, Nathaniel Fisher Senior. A la suite de son décès, ses deux fils Nate et David prennent les rênes de l'entreprise funéraire familiale. Je ne vais pas tout résumer car ça me prendrai des heures et que ça n'aurait aucun intérêt, mais toute la série tourne alors autour des relations familiales et amoureuses qui lient les personnages. De nombreux thèmes sont abordés, comme l'homosexualité, la drogue, l'adultère, la religion, l'éducation, l'art, mais surtout la mort.


six feet under 36          Le thème de la mort est omniprésent dans cette série, ce qui la rend assez sombre et souvent déprimante, car nos personnages vivent dans une atmosphère assez démoralisante. Mais la série ne tombe jamais dans le glauque, ou rarement. Le sujet de la "rénovation" des corps est un peu étrange voire choquant au début. L'oeil du spectateur n'est pas habitué à voir ça, c'est un sujet quand même tabou. Mais il ne faut pas pas oublier que les croque-morts font ça tout les jours, aussi glauque que ça puisse paraître. La série traite la mort avec humour. Assez souvent, les morts présentées en début d'épisode sont paradoxalement drôles (comme la femme qui assomme son mari avec une poêle parce qu'il parle trop). L'humour noir est très présent. Par exemple, l'épisode pilote est entrecoupé de fausses pubs ironiques qui présentent divers produits d'embaumement (comme des crèmes ou de la cire répératrice de peau). Des publicités décalées présentées dans la joie et la bonne humeur. Pas mal d'humour également lorsque Nate apprend le métier et découvre le côté assez morbide de cette activité (le lavage du corps, la réparation, la préparation pour la veillée funèbre), notamment quand il perd le pied de l'un des morts. Cependant, la série n'est pas toujours une partie de plaisir. Evidemment, la plupart des personnages souffre, et leur métier ne les aide pas à aller vraiment mieux. La série nous montre toujours deux points de vue : celui des embaumeurs (Federico, David et Nate), et celui des proches de la victime.


six feet under 35          Ce second point de vue permet à la série de parler du deuil. Si Six Feet Under traite parfois de la mort avec un peu de légèreté, elle ne fait pas d'humour avec le deuil, qui est également omniprésent au cours des 5 saisons. Le scénariste Alan Ball n'essaye jamais de se moquer des personnes en deuil, qui souffrent. En ceci, Six Feet Under jongle habilement avec l'humour noir et le dramatique. Car le sujet de la perte d'un être cher est parfaitement bien traité, et ce dès le début avec la mort de Nathaniel Fisher. La série atteint des sommets, jusqu'à faire ressentir pendant quelques temps ce sentiment au spectateur lui-même. Cependant, Six Feet Under ne s'arrête pas là. Elle pose de vraies questions sur la mort, et il est vraiment rare qu'une série (ou même un film) traite ce sujet de façon si parfaite, ou du moins de façon aussi complète, touchante et profonde. A travers les sentiments des personnages, leur souffrance, leurs questionnements, la série implique parfois pas mal de réflexion de la part du spectateur, et ce n'est pas rien. Parfois des questions d'ordre religieux, ou tout simplement d'ordre philosophique. D'ailleurs, l'enseignement principal qu'on pourrait tirer de ces 63 épisodes est que la mort peut surgir à n'importe quel moment, et qu'on n'est jamais sûr d'être toujours en vie demain. En ceci, elle nous invite à vivre à fond afin de ne pas gâcher ce court moment sur Terre.


six feet underrr          Mais cette série ne parle pas uniquement de la mort, bien heureusement. Elle traite de plusieurs sujets qui sont désormais devenus banals avec le nombre de séries qui voient le jour, mais qui sont mieux traités que jamais. Je pense particulièrement à l'homosexualité, qui subit en règle générale tous les clichés possibles. Ici, les homosexuels hommes ne sont pas cantonnés à des effeminés un peu foufous et extravertis. Enfin, ce cliché assez moche est démonté avec le personnage de David Fisher, un homme simple, réservé et dont je reparlerai plus bas. L'homosexualité féminine est également abordée, lorsque Claire se retrouve en pleine recherche d'identité. Un thème également abordé est celui de l'adultère. Il est souvent présent au cours des saisons, et j'admets que ce n'est pas toujours passionnant. Personnellement, je n'ai pas été plus impliqué que ça dans les affaires du couple Brenda/Nate, intrigue qui m'a agacé plus qu'autre chose. Une histoire assez interminable mais qui constitue le coeur de la série. Quoiqu'il en soit, le sujet de la sexualité est fréquent, et quelques improbabilités assez étranges m'ont un peu irrité (comme le fait que la plupart des personnages (Brenda et David en particulier) couche un peu avec tout le monde, dès que l'occasion se présente). Cependant, les histoires de couple sont relativement intéressantes, notamment la relation entre David et Keith qui m'a vraiment beaucoup plue, car elle brise avec intelligence les préjugés standards qu'on se fait d'un couple homosexuel. Bref, des relations amoureuses parfois complexes, surtout concernant le personnage de Nate, mais qui intriguent quand même.


six feet underrrr          Ensuite, j'ai particulièrement apprécié les procédés d'hallucinations/apparitions/rêves qui sont présents pendant les 5 saisons. Assez souvent, on voit les rêves des personnages, parfois mystérieux, parfois amusants (comme l'un des rêves de David, où il voit Keith en "Egg Man" sur un tracteur, scène que vous pouvez revoir via ce lien). Ces rêves nous en disent plus sur l'état d'esprit des personnages principaux, et le principe est vraiment sympa. A part les rêves, les personnages ont souvent des hallucinations éveillées. La plupart du temps, Nate, David, Ruth et Claire ont des apparitions de leur défunt père et mari, Nathaniel, qui leur donne des conseils et leur en dit plus sur la vie après la mort. Bien sûr, ce ne sont que des interprétations des inconscients des personnages, mais ces scènes sont savoureuses. La plupart du temps, elles sont drôles, grâce à l'acteur Richard Jenkins qui balance des répliques hilarantes, mais parfois plus tristes, du style "Tu peux faire tout ce que tu veux, sale veinard. Tu es vivant !". Ces scènes sont parfois sujettes à une ambiance sombre et déprimante, et il arrive qu'elles concluent un épisode, généralement pour nous faire sentir à quel point Nathaniel Fisher Senior leur manque à tous. Enfin, on assiste souvent à de fausses réalités, qui sont généralement hilarantes. Ces scènes nous montrent ce qu'un personnage a envie de faire sur le moment, comme crier ou s'énerver contre quelqu'un. Un procédé malin qui nous surprend parfois. Un petit exemple avec cette vidéo :

 



         Enfin, j'ai beaucoup apprécié les fins d'épisodes. Il est fréquent qu'un épisode de Six Feet Under se termine sur un note négative ou déprimante, comme un personnage entrain de pleurer (par exemple, la plupart des épisodes de la saison 5 se termine sur un personnage en larmes, c'est assez démoralisant). Cependant, j'adore vraiment ces fins dramatiques et je crois que jamais une série n'aura été aussi loin dans ce style. Quelques vidéos de fins d'épisodes marquantes et déprimantes (attention, spoilers) : 4x01 (très intense), 3x12, David et son père. Avec systématiquement un fond de musique géniale.

         Pour conclure, cette série est vraiment passionnante, avec quelques petits bas, comme la saison 2 qui m'a personnellement agacé, ou quelques histoires très peu intéressantes que je vais développer dans la suite. Cependant, l'ensemble de la série est très agréable, il est clair qu'on a affaire à l'une des meilleures séries de tous les temps, surtout en regard de sa fin tout bonnement hallucinante et pleine d'émotion. Une émotion transmise par une bande son absolument magique, avec plusieurs morceaux bien calmes et déprimants, des musiques d'ambiance dont je raffole car elles nous plongent instantanément dans un état d'esprit assez sombre.

         C'est donc une série mythique et unique, un bijou d'humour et de drame comme j'en ai rarement vu. Beaucoup disent que cette série possède la meilleure fin jamais créée, et bien que je sois loin d'avoir tout vu au niveau séries TV, je partage cet avis.






          | 2 - Les personnages | (Indice Spoiler : Spoiler2)


          Cette partie de l'article ne raconte pas la fin de la série, mais elle est bourrée de spoilers concernant des détails sur les différentes saisons et l'évolution des personnages (eh oui, sinon comment voulez-vous que j'en parle !)


          En plus des multiples thèmes abordés, la série reste néanmoins une série à personnages. Ce sont leurs émotions, leurs sentiments et leurs actes qui priment et sont intéressants. Et tous sont attachants, certains à des niveaux différents car ils sont parfois agaçants certes, mais chacun d'entre eux nous touche à un moment donné de la série. La toute fin les rend d'ailleurs encore plus bouleversants.



six feet under nate 2          Nate Fisher (Peter Krause)


          C'est autour de lui que tourne l'essentiel de la série. Chaque saison nous montre l'un des multiples problèmes qu'il va avoir. Car ce personnage est tout simplement l'homme le moins chanceux de cette série, qui souffre continuellement et à qui il n'arrive que des crasses. D'ailleurs, le nombre de fois où le personnage pleure dans cette série est assez impressionnant. Mais ça a toujours son effet. On le voit régulièrement fondre en larmes, mais il fait tout pour aller de l'avant. D'un naturel franc, il dit toujours ce qu'il pense et si quelque chose ne lui plait pas, il le fait remarquer. Ainsi, il s'énerve assez fréquemment, mais ce côté de sa personnalité le rend assez attachant.

          Au début de la série, Nate revient à Los Angeles pour les fêtes de fin d'année afin de voir sa famille qu'il avait quittée à l'âge de 17 ans. C'est ce jour-là que va mourir son père, Nathaniel Fisher Senior, au volant de son corbillard, laissant les rênes de son entreprise funéraire à lui et son frère cadet, David. Ce personnage est intéressant à travers l'évolution de ses relations avec sa famille, notamment Claire (avec qui il s'avèrera être assez proche). Au cours de la première saison, Nate va donc essayer de renouer des liens avec son frère, sa soeur et sa mère, tout en apprenant le métier de directeur de pompes funèbres. Même si cette activité était loin d'être sa vocation première (ce qui nous est souvent rappelé par l'intérmédiaire de flashbacks), Nate s'avère être quelqu'un d'humain et de sensible, qui trouve toujours les bons mots pour réconforter les proches des victimes. A partir de ce moment, il va avoir une relation avec Brenda Chenowith et les soucis débutent, le plongeant dans une descente aux enfers.


six-feet-under-lisa.jpg          Tout au long de la série, Nate va souffrir, que ce soit dans sa relation avec Brenda, avec Lisa, puis à cause de sa maladie. Ca le rend vraiment très poignant, car on ne peut qu'éprouver de la compassion pour lui. D'autant qu'au moment même où il semble aller mieux, il lui arrive systématiquement une merde supplémentaire. Par exemple, toute sa relation avec Lisa est assez étrange, car depuis le début, on sent parfaitement que les sentiments ne sont pas là et que la relation est fausse. Cependant, lorsque Nate finit par aimer sa vie avec elle et commence tout juste à avoir de vrais sentiments pour elle, le drame survient. Nate est vraiment très expressif, et c'est ça aussi que j'ai adoré chez lui. Souvent souriant, il a des expressions qui lui sont propres, des réactions qui font très naturelles et une attitude assez cool que j'apprécie. Il est également caractérisé par son activité sportive, puisqu'il pratique le jogging régulièrement, courant des kilomètres dès le petit matin. Une habitude qui sera l'objet d'une scène terriblement émouvante à la fin de la série (je n'en dis pas plus). L'acteur, Peter Krause, est pour moi une grande révélation, et j'espère le découvrir dans d'autres oeuvres par la suite. Je ne le connaissais pas et il m'a vraiment surpris. D'ailleurs, tous les comédiens de la série sont excellents, bien que peu connus (voire pas du tout), jouant leur rôle avec un naturel déconcertant.




six feet under David 2          David Fisher (Michael C. Hall)


          David est donc le frère de Nate. Tout aussi attachant que ce dernier, il a été formé au métier de directeur de pompes funèbres par son père, ce qui a valu son nom à l'entreprise familiale : "Fisher & Sons". A la mort de son père, David est bouleversé et doit apprendre à travailler avec Nate plus ou moins contre son gré (au début). Dès le premier épisode, David est présenté comme quelqu'un d'assez introverti, voire complètement froid. Mais on se rend compte assez vite qu'il est très sensible bien que sa carapace soit assez difficile à rompre. On apprend qu'il est homosexuel (en couple avec Keith, un policier qui a ses humeurs) et apparaît au début comme quelqu'un d'assez soumis et qui en souffre. La série fait éclater avec brio les préjugés sur les couples homosexuels, et je dois avouer que c'est impressionnant. J'ai moi-même été surpris de voir avec quelle habileté ce couple a été traité, sans jamais tomber dans les clichés. David et Keith sont vraiment touchants et j'admets que tous mes préjugés sur les couples gays se sont envolés avec Six Feet Under. Et le fait que le scénariste et réalisateur de la série, Alan Ball, soit ouvertement gay n'y est sûrement pas pour rien dans cette vision assez nouvelle (à l'écran) et réaliste. David est ici un homme avec de nombreux doutes, un manque de confiance en lui qui l'empêche de s'affirmer pendant une bonne partie de la série.

          La seule chose qui m'énerve un peu avec ce personnage (mais ce n'est pas bien grave), c'est le nombre impressionnant d'histoires de cul qu'il peut avoir (je ferais d'ailleurs la même remarque pour Brenda). Au cours de la série, David et Keith rencontrent un certain nombre de personnes homosexuelles, parfois par hasard, et ça finit toujours pareil. Ce qui est, à la longue, assez agaçant. Hormis ceci, le personnage est particulièrement émouvant et apitoyant, très émotif, et notamment lors de l'épisode 5 de la saison 4, qui est consacré à l'agression horrible qu'il subit en prenant un autostoppeur. Un épisode très bon, très prenant et bourré de suspense, où l'acteur Michael C. Hall excelle d'un bout à l'autre. Cet acteur que je ne connaissais pas non plus m'intrigue d'ailleurs, car il est plein de talent. C'est pourquoi je pense essayer la série Dexter où il joue un rôle totalement différent. Cependant, je sens que je vais avoir beaucoup de mal à m'adapter à ce changement.



six feet under Claire 2          Claire Fisher (Lauren Ambrose)


          La jeune fille de la famille Fisher est certainement l'un des personnages que j'ai le plus préféré, avec Nate et David. Lorsqu'on la découvre pour la première fois dans l'épisode 1x01, Claire s'essaie déjà au crack. Elle est donc sous l'effet de la drogue quand elle apprend le malheureux décès de son père. Ce personnage a quelque chose de fascinant tout au long des saisons, car on la voit évoluer, devenant adulte, mais toujours aussi fragile. Claire est assez étrange car elle n'est pas exactement ce qu'elle laisse paraître. Alors qu'elle fait sûre d'elle et qu'on a parfois l'impression qu'il ne faut pas lui marcher sur les pieds, ce n'est finalement qu'une adolescente pleine de doutes. Il est d'ailleurs fréquent que ce personnage cherche à intimider ou à s'énerver contre quelqu'un, mais devient soudainement très fragile à la moindre remarque. Concernant ses conquêtes amoureuses, je dois avouer que j'étais bien content de voir disparaître le personnage de Gabe qui m'a horripilé dès le début. Bien que j'ai trouvé sa relation avec Russell un peu plus passionnante, on ne peut pas dire que ça ait cassé des briques. On est simplement désolé pour elle, qui semble collectionner les petits amis un peu tarés. Je dois également souligner que Claire m'a bien agacée dans la saison 4, dans son trip "je suis malheureuse et j'écoute de la musique dans ma chambre en fumant de l'herbe". Ca m'a paru un peu trop cliché et j'ai trouvé ça assez moyen. Par contre, le très bon point de ceci est la mise en évidence de sa recherche d'identité. Claire se demande, à un moment, si elle pourrait être attirée par des filles, et le thème de l'homosexualité se renouvelle. Cependant, ce sera de courte durée (et heureusement, sinon ce revirement scénaristique aurait été bien ridicule), juste histoire de nous signaler que la jeune femme est en quête d'elle-même, ce que j'ai trouvé vraiment intéressant. Pour conclure sur ses histoires de coeur, je n'ai pas été tellement emballé par son couple avec Ted, mais ça n'a pas été beaucoup développé, et tant mieux.

          Là où le personnage devient très intéressant, c'est lorsqu'elle se lance dans la voie de l'art. Persuadée d'être une artiste, Claire est une créatrice, pleine d'idées et dotée d'un don. Même si la fac d'art qu'elle intègre est à mon goût un peu trop stéréotypée (Claire ne fait connaissance qu'avec des tarés drogués), j'ai beaucoup aimé l'introduction du personnage Olivier, vraiment passionnant jusqu'à ce qu'il sorte ridiculement avec la mère de Brenda. Toute l'intrigue autour de l'inspiration, les photographies et les oeuvres de Claire est vraiment captivant. D'autant que c'est à travers l'art que la série s'exprime assez souvent, puisque Claire immortalise les grands moments de la série avec son appareil. On peut retrouver l'essentiel des oeuvres de Miss Fisher dans cette vidéo qui n'est pas sans rappeler aux fans les meilleurs souvenirs de Six Feet Under (avec la magnifique musique de Sia (Breathe Me) en fond) :

 


 
          Mais le personnage ne se résume pas à ça. Autour du personnage de Claire, on a également une destinée, quelque chose de fort. Elle s'avèrera finalement être le personnage principal de la fin de la série, dans une scène magnifique que je ne vais pas dévoiler ici (allez sur cet article pour en lire un peu plus). Quoiqu'il en soit, l'actrice Lauren Ambrose (qui avait en fait 27 ans dans la saison 5, et non 22, chose que je trouve assez surprenante) est exceptionnelle. Elle a ce quelque chose de terriblement attachant que je ne saurais vraiment expliquer. C'est surtout son regard qui est impressionnant. Ses yeux offrent parfois des expressions totalement hallucinantes. Elle arrive à faire passer un truc de très fort dans son personnage, c'est assez dingue.



six-feet-under-ruth.jpg          Ruth Fisher (Frances Conroy)


          Ruth est un personnage que j'ai personnellement eu un peu de mal à supporter dans cette série. En ceci, l'actrice Frances Conroy est parfaite, car elle nous interprète un personnage à la fois sensible et agaçant. Ruth est donc la mère de famille, très protectrice et surtout irritante dans sa façon de réagir. S'énervant très facilement contre ses enfants, elle apparaît comme une personne un peu vieux jeu, parfois terriblement hypocrite et égoïste, et parfois altruiste qui ne veut qu'une seule chose : le bonheur de ses enfants. Volonté qu'elle ne laisse pas toujours paraître, notamment à l'égard de sa fille Claire avec qui elle se prend régulièrement le bec. Avec son chignon bien serré et ses lèvres pincées, Ruth est cependant une femme malheureuse qui sent la solitude venir avec la mort de son mari et l'épanouissement de ses enfants. En ce sens, c'est un personnage touchant. Quoiqu'il en soit, ce personnage m'a quelques fois ému, mais assez souvent soûlé. Elle a également des amies qui m'ont agacé, ce qui n'aide pas le personnage à être attrayant, d'autant qu'elle passe son temps à se plaindre auprès d'elles. Bettina est certes amusante, mais son personnage n'apporte pas grand chose à la série. De même pour sa soeur Sarah, dans le trip zen et "paix intérieure" un peu cliché et sans intérêt.

          Il y a du mieux concernant ses relations amoureuses, mais pas toujours. Disons que c'est moitié-moitié. D'un côté, on a Hiram, le coiffeur, pas drôle et vraiment naze, ainsi que Nikolaï, le russe à l'accent bien ressenti. Nikolaï est l'un des pires personnages de la série, jamais attachant, qui a des problèmes d'argent dont on se fiche éperdument. Son séjour de quelques semaines sur le canapé de la famille Fisher à cause de son plâtre m'a vraiment paru interminable. De l'autre, il y a trois sérieux personnages qui sont vraiment intéressants. Le plus intriguant est bien sûr Nathaniel, son premier mari qui meurt dans l'épisode pilote. Et puis, George, son compagnon final. six feet under arthurJe reviendrai sur ces deux personnages plus tard, pour m'attarder ici sur Arthur, personnage qui n'est pas resté très longtemps mais tellement insolite et intéressant qu'il vaut le détour. Sa première apparition est sonore, puisqu'on l'entend dire bonjour avant que la caméra ne se pose sur lui. Et cette voix, je l'ai immédiatemment reconnue, celle de Rainn Wilson qui joue l'hilarant Dwight Schrute de The Office (US). C'est avec une grande surprise et surtout un énorme plaisir que j'ai découvert cet acteur dans un autre rôle. C'est un rôle finalement assez proche de Dwight Schrute dans son comportement. Il est doté d'une culture générale impressionnante, bien que troublante. Par contre, au niveau du caractère, les deux personnages sont bien différents, puisque Arthur est ici un individu extrêmement gentil, attachant et serviable. Sa courte relation avec Ruth est assez mignonne, avec le frottage de joues. Il est dommage que le personnage soit parti si vite de la série.

        

six feet under nathaniel           Nathaniel Fisher
           (Richard Jenkins)



          Je termine en beauté sur la famille Fisher avec le père de famille, Nathaniel Senior. Richard Jenkins est un acteur vraiment génial. Comme ce personnage meurt dès les premières minutes de la série, il n'apparaîtra finalement que sous forme d'hallucinations et de rêves. Ces rêves étant toujours des manifestations des subconscients de personnages, Nathaniel Fisher n'apparaît quasiment jamais dans la série (sauf quelques flashbacks exceptionnels). C'est d'ailleurs assez difficile à expliquer, car même si le personnage n'est pas vraiment présent, on sent qu'il agit et parle en tant que père et non en tant que subconscient. Ce qui est assez bizarre. Disons que les personnages l'imaginent comme s'il était encore parmi eux, signe qu'il leur manque considérablement. Bref, les apparitions de Nathaniel Fisher sont toujours bienvenues, que ce soit dans un cadre amusant comme déprimant. Le premier cas englobe toutes les répliques et remarques désopilantes de Nathaniel, qui donne toujours des conseils à ses enfants et sa femme avec un regard extérieur. Il donne donc l'impression d'être un fantôme qui passe son temps à observer et se permet de venir parler à ses proches de temps en temps. Pratiquement toujours avec humour, mais parfois avec tristesse, ce personnage apparaît de temps en temps indépendamment de tous les autres, ce qui laisse penser qu'il est bien présent et qu'il les suit après sa mort. L'acteur a des expressions tellement profondes, tellements tristes, que c'en est incroyable. D'ailleurs, les meilleures fins d'épisodes se terminent avec Nathaniel, qui donne une dimension dramatique très forte à plusieurs scènes. J'ai déjà mis une vidéo sur le sujet, que vous pouvez revoir ici, et voici deux autres exemples avec des vidéos qui me resteront longtemps en mémoire, tant ce personnage intrigant nous laisse bouche bée :

 



       “Well, well, the prodigal returns. This is what you've been running away from your whole life, buddy boy. Scared the crap out of you when you were growing up, didn't it? And you thought you'd escape. Well, guess what? Nobody escapes.”



six feet under brenda 2          Brenda Chenowith (Rachel Griffiths)


          Parlons un peu de la famille Chenowith, qui est, dans l'ensemble, très agaçante. Brenda est certainement le personnage le plus complexe de la série avec son frère Billy, mais si j'ai trouvé l'actrice absolument géniale dans un premier temps, elle a fini par me lasser rapidement. Ainsi, toute la saison 2 a été pour moi un peu longue, car j'ai trouvé l'histoire entre Brenda et Nate plutôt lourde, chose que je n'ai pas ressenti avec le couple Dave/Keith. Brenda est donc une femme plutôt infidèle au début de la série, couchant un peu avec n'importe qui. Malheureusement, même si elle attire parfois la compassion, je l'ai trouvée assez peu touchante, car vraiment "chiante". Toutes les disputes entre elle et Nate sont interminables et ne mènent à rien. Pour ceci, la saison 3 (qui a été un joli tournant dans la série) m'a été particulièrement agréable, car le personnage a été occulté au profit de Lisa Kimmel (jouée par Lili Taylor). Même si Lisa n'est pas super passionnante, et surtout bien moins complexe que Brenda, j'étais soulagé que la série change un peu d'air. Pendant cette période, Brenda sort quelques temps avec un personnage assez étrange, Joe. Une relation dont on aurait pu se passer, car elle présente très peu d'intérêt et se termine assez brutalement. En fait, pendant la période où Nate n'était plus avec Brenda, je n'avais absolument rien à faire du sort de ce personnage. Du coup, cette intrigue amoureuse m'a gavé. Cependant, elle devient un peu plus intéressante avec l'arrivée de Maya, de son bébé et de sa fausse couche. Ca a relancé un peu le personnage qui s'était totalement perdu dans une relation ambiguë avec son frangin et toute cette histoire mystérieuse de "Nathaniel and Isabel".


six feet under billy          De plus, le personnage de Brenda en a introduit un autre : celui de sa mère Margaret qui m'insupporte complètement. Quoiqu'il en soit, la famille Chenowith contient quand même un très bon élément : Billy. Le frère de Brenda est vraiment intrigant, et on suit son évolution avec captivation et parfois effroi. Un homme qui souffre d'une maladie assez moche qui fait de lui quelqu'un d'instable et de potentiellement dangereux. Ainsi, le personnage alterne les phases très bonnes (par exemple, lorsqu'il devient prof à la fac) avec d'autres périodes plus sombres, ce qui le rend très intéressant. Paradoxalement, sa condition et ses actes nuisibles rendent Billy attachant, car on a réellement envie qu'il s'en sorte et soit enfin heureux. De plus, Jeremy Sisto est parfait de ce rôle.




six feet under rico 2          Federico Diaz (Freddy Rodriguez)


          Rico est encore un personnage assez "agaçant". Ce mot revient souvent dans cet article, ça doit donner l'impression que je n'ai pas aimé la plupart des personnages... Cependant si c'était le cas, je ne pense pas que j'aurais suivi la série jusqu'au bout. Federico a un côté énervant, car il fait souvent quelques mauvais choix, notamment lorsqu'il se sépare de Vanessa. Ceci est certainement dû au fait que le couple s'est marié très jeune et ont eu des enfants rapidement, mais la série est là pour nous rappeler que l'amour entre deux personnes est capable de durer longtemps. D'ailleurs, toute la période pendant laquelle Rico prend soin d'une prostituée et se lie d'amitié (voire plus) avec elle est assez lourde. J'ai d'ailleurs trouvé ce personnage particulièrement antipathique. Rico m'a également un peu soûlé en montrant, en début de série, un caractère légèrement homophobe (avec pour excuse : la façon dont il a été élevé). Cependant, le personnage reste attachant à de nombreux moments. Son amour pour Vanessa et ses enfants prime par-dessus tout, et c'est quelque chose d'assez fort dans ce couple. Ce qui est bien dans cette série, c'est qu'on suit les sentiments et l'évolution de chaque personnage. Rico n'est pas seulement l'homme qui répare les corps, il est aussi un jeune homme qui fait quelques erreurs et qui les paie. Il m'a particulièrement ému lors de l'épisode 5x09. Je ne peux pas révéler pourquoi à cause de l'Indice Spoiler, mais ceux qui l'ont vu savent de quoi je parle. Quant à Vanessa, elle a également son charme, elle est touchante dans sa souffrance, notamment lors du décès de sa mère. Mais il faut avouer que par moments, ce couple nous exaspère.



six-feet-under-keith.jpg          Keith Charles
          (Mathew St. Patrick)



          Parlons un peu de Keith, le petit ami de David. Aaaah Keith. Ce personnage qui m'exaspérait au début de la série a pris du bon au fil du temps, devenant plus cool, plus gentil et moins énervé. L'évolution de Keith au coeur de la série et de sa relation avec David est intéressante et je me suis un peu attaché à lui quand même. Même si la plupart du temps, dans les premières saisons, il passe tout son temps à gueuler et à s'énerver contre David, il est agréable que les scénaristes l'aient fait évoluer, vers un homme qui maîtrise ses colères plus facilement. Parce que je n'aurais pas pu supporter ça jusqu'à la fin, d'ailleurs ça commençait à tourner en rond. Keith est également loin du stéréotype gay façon Queer, et ça fait du bien. Même sa mutation en garde du corps de stars et sa très courte relation avec Céleste est intéressante. Ce que j'aime avec ce personnage, c'est la façon avec laquelle il nous surprend dans ses réactions. Alors qu'on a l'habitude de le voir partir au quart de tour à la moindre remarque de David, il s'apaise petit à petit au cours du temps. Ainsi, à partir des saisons 3-4, il commence à sourire et même rire, et il faut avouer que l'acteur Mathew St. Patrick a une bouille très communicative. Je ne pouvais pas m'empêcher de me marrer dès que je le voyais pouffer. Enfin, son couple avec David a vraiment bien évolué, allant jusqu'à toucher au sujet de l'adoption, encore un thème bien traité, de façon simple et réaliste. Bref, un excellent personnage qui a mis du temps à démarrer, mais qui a abouti sur quelque chose de très positif.



six feet under george          George Sibley (James Cromwell)


          Finissons enfin par George. Pourquoi lui ? Oh, n'allez pas croire que c'est fait exprès, c'est tombé comme ça. Que dire sur George ? Pour lui, c'est peut-être bizarre mais j'ai senti un très bon feeling dès le début. Certainement parce que les 3 enfants Fisher (Nate, Claire et David) ont décidé dès le départ de rejeter sa présence et de se moquer ouvertement de lui, de lui faire sentir qu'il n'était pas le bienvenu. Pourtant, c'est un personnage que j'ai trouvé très agréable et assez sympathique, bien qu'il soit un peu lourdingue lors des ses premières apparitions. Toute son histoire d'abri atomique a été quand même assez intriguante, jusqu'à la révélation de son problème. Si George passe pour un goujat à cause de ses multiples mariages et de ses enfants oubliés, il est clair qu'il nous touche, car il cherche simplement à avoir une vie paisible et simple, loin de tous problèmes conjugaux. Sa relation avec Ruth est vraiment passionnante, je trouve, car ce sont deux personnes de caractères totalement opposés qui cherchent néanmoins à vivre ensemble. J'ai souvent éprouvé de la compassion pour ce personnage, surtout lorsqu'on le voit, dans un rêve de Ruth, subir des traitements par électro-chocs, avant de se rendre compte que ce n'est pas un rêve mais un flashback. Assez percutant.


six-feet-under-Maggie-Sibley.jpg          On suit également l'évolution de la fille de George, Maggie Sibley, qu'il apprend à connaître des années après avoir fui sa famille. Maggie est un personnage vraiment étrange, que j'ai toujours eu un peu de mal à cerner. De nombreux fans n'ont pas pu la supporter, car elle a été un parasite (bien que totalement passive) dans le couple Brenda/Nate, ce qui à déplu aux fervents défenseurs de ce couple. Personnellement, j'ai toujours pensé que le tandem Brenda/Nate ne pourrait jamais coller, et je trouve que le couple Maggie/Nate avait tout son sens, au niveau de la compatibilité de leurs caractères. Bref, Maggie ne m'a jamais vraiment énervée, au contraire.







          Voilà tout pour cette série, il me tenait vraiment à coeur de faire cet article. Il m'a pris un certain temps mais il fallait absolument que j'en parle, tant Six Feet Under m'a plu et m'a marqué en tant qu'émotion très négative et ambiance déprimante. Ca fait très longtemps que je n'ai pas ressenti quelque chose d'aussi fort pour une série (notamment la fin de la série qui est une apogée d'émotion très intense).





          Voir aussi : Six Feet Under (découverte), Six Feet Under (fin de la série)




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Published by Sebmagic - dans Séries TV

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Commentaires

Kriss 22/01/2012 20:30


Série parfaite ! Deja le couple keith/david est vraiment juste je pense que la grande majorité des fans ont pensé la meme chose. J'adore Claire et la scène vers la fin de la série où elle chante
sur son bureau a propos de ses collants avec ses collègues qui tiennent les briquets j'étais totalement pliée. Je ne suis pas entièrement d'accord sur brenda et nate. Ils mont aussi agacé avec
les histoires de cul et els disputes perpétuelles mais quelque part c'est un peu tragique : ils sont pareils, il y a quelque chose de sincère, ça pourrait marcher, mais ça ne marche jamais, ça
finit toujours inexorablement dans la souffrance. Brenda ma particulièrement touché vers la fin de la série( la scène où elle est confrontée aux psy de l'école publique par exemple). J'adore le
perso de billy mais sa relation avec brenda euh...très bizarre. Quant à Maggie, je la trouve ultra-énervante, pas parce qu'elle s'immisce dans un couple, simplement parce qu'elle est
excessivement doucerette, l'air fragile, on dirait toujours une petite fille sur le point de pleurer et qui ne sait pas ce qu'elle fait (Tiens ? l'homme avec qui je viens de coucher serait-il
marié à une femme enceinte ? oh ciel, je viens juste de m'en rendre compte oh halala j'ai honte). Ruth l'éternelle névrosée m'a fait rire des le premier episode et le pere décédé est simplement
super (la scene de jeu entre la mort et la vie..poignant). Quant à nate il est extremement touchant dans tout ce qu'il fait. A la fin de serie, quand on le voit pleurer à al mort de Kurt Cobain,
rien que ça c'était émouvant. Pour les morts bizarres j'ai particulièrement aimé celle où une femme se prend un truc qui es tombé d'un avion sur la tête car avant de voir cela, il y a une espece
de mini-histoire genre "effet papillon" ca ma rappelé mr nobody ca fait toujours plaisir ^^.

Sebmagic 23/01/2012 00:32



Je suis d'accord avec tout ça même si quand même, Brenda au bout d'un moment j'en avais ras-le-bol d'elle ^^ Mon perso préféré c'est clairement Nate, mais faudrait que je la revoie cette série un
jour, j'ai vraiment passé d'excellents moments en la regardant.



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